Le 10 avril 2026

Mis à jour le 1 avril 2026
Cette journée d'étude réunit des enseignants-chercheurs (en arts, éthologie, sémiotique) et des photographes animaliers-chercheurs. Elle est organisée par Anne Beyaert-Geslin, professeur des universités en sciences de l’information et de la communication (sémiotique) à l’Université Bordeaux Montaigne.
Le 10 avril, de 14h à 18h à la Maison de la recherche.
La journée d’étude se consacre aux photographies d’animaux dont la présence, marquée à la fois par la dissimulation et la fugacité, peut être qualifiée de furtive. Elle entend observer la textualité de ces photos ainsi que les pratiques de prise de vue afin les mettre en relation et, entrant dans cette intimité, reconstituer des modèles d’images allant avec des stratégies d’affût.
Modèles et stratégies varient-ils en fonction des espèces et morphologies animales (photographie-t-on le hérisson du jardin comme la panthère des neiges) ? du milieu (la forêt, la neige, l’eau…) ? de la distance à la fois pragmatique et « sensible » qui sépare et réunit photographes et animaux ? Restituent-ils des intentionnalités diverses (un statut scientifique ou esthétique, notamment) ? Il s’agit de définir les critères de cette énonciation. L’étude permettra en outre d’interroger les valeurs mises en scène (par exemple, les photos se concentrent-elles sur l’amour entre congénères ou espèces ?) Que « racontent » finalement ces photographies animalières ? Que disent-elles de notre rapport à la « nature » et de notre statut d’existant parmi les autres existants ?
Mise en place dans le cadre d’un programme de recherche financé par l’Université Bordeaux Montaigne et Aix-Marseille université, la journée d’étude réunit des sémioticien·nes, éthologues, chercheurs et chercheuses en arts plastiques et en sciences de l’information et de la communication, autour des photographes animaliers.