Retour d'expérience de trois doctorants de l’Université d’Antsiranana en mobilité Erasmus+ - Université Bordeaux Montaigne

International

Retour d'expérience de trois doctorants de l’Université d’Antsiranana en mobilité Erasmus+

Etudiant posant devant l'université Bordeaux Montaigne

Présentation

Cette année, l’Université Bordeaux Montaigne a accueilli en mobilité d’études Erasmus+ deux doctorantes et un doctorant venant de l’Université d’Antsiranana (Madagascar). Herinomena, doctorant en première année de géographie, Elvinah, également doctorante en géographie, et Sabrina, doctorante en didactique des langues et des cultures, sont tous les trois arrivés à Bordeaux Montaigne en janvier 2026 pour enrichir leur formation et d’accéder à des ressources documentaires, leur permettant de poursuivre leurs travaux de thèse. Ils ont pu également approfondir leurs connaissances et leurs compétences et développer un réseau scientifique international.

Ils ont choisi notre Université pour leur thèse

Actuellement en cotutelle de thèse avec notre université, le choix de Herinomena s’est naturellement porté sur Bordeaux Montaigne. En effet, ses recherches sont en lien avec celles du laboratoire PASSAGE, où il est accueilli. Elvinah a quant à elle choisi dans un premier temps la France pour sa mobilité « pour sa qualité reconnue de son enseignement en sciences humaines et pour ses opportunités de recherche dans [son] domaine. L’Université Bordeaux Montaigne [l]’a particulièrement attirée grâce à ses programmes spécialisés en géographie, cartographie, ainsi que pour la présence de laboratoires et chercheurs actifs sur les questions de l’environnement et la cartographie ». Enfin, Sabrina a souhaité faire sa mobilité à Bordeaux Montaigne après recommandations par l’une de ses collègues, qui avait déjà bénéficié du même type de mobilité.

Parmi les raisons qui les ont motivés à faire une mobilité Erasmus+, l’enrichissement de leur formation scientifique et académique, l’environnement international, l’échange culturel associé à une mobilité, l’ouverture culturelle et académique sont des motivations communes. Pour Sabrina : « J’ai souhaité participer au programme Erasmus+ pour vivre une expérience académique à l’étranger et découvrir comment une autre université fonctionne par rapport à la mienne. C’était aussi une opportunité insaisissable pour moi d’avoir accès aux documents pour ma revue de la littérature et mon cadre théorique, car dans mon université d’origine, notre accès aux documents est très limité. » Le constat est le même pour Herinomena, qui note l’abondance des ressources bibliographiques comme un point très positif pour son séjour et sa formation doctorale.

Leur séjour en France

Toute mobilité à l’étranger comporte des imprévus et des difficultés passagères. Parmi les principales difficultés rencontrées, Elvinah mentionne l’adaptation à un nouvel environnement, les démarches administratives et l’organisation de la vie quotidienne et estudiantine dans une nouvelle ville. Mais elle précise qu’avec de l’adaptation et du temps, ces difficultés sont surmontables et permettent de gagner en autonomie et en confiance. Pour aider à faire face à ses problèmes en début de mobilité, Elvinah conseille aux futurs étudiants internationaux « d’être ouverts d’esprit et de ne pas craindre de sortir de leur zone de confort. Une mobilité est une expérience très enrichissante, mais elle demande aussi de l’adaptation, surtout au début. Je leur recommanderais aussi de bien s’organiser, notamment pour les démarches administratives et le logement, et de ne pas hésiter à demander de l’aide en cas de besoin ».

Quant à Sabrina : « Je conseillerais aux futurs étudiants de profiter pleinement de cette expérience et de rester ouverts aux nouvelles cultures et aux nouvelles méthodes d’enseignement. Il ne faut pas hésiter à échanger avec les enseignants et les autres étudiants, car cela peut offrir des opportunités très enrichissantes. »

Tous les trois interrogé·e·s sur les différences culturelles qui les ont frappé·e·s, Herinomena souligne « la valorisation de la potentialité des individus » et « la liberté d’expression ». Elvinah rapporte qu’elle a « été surprise par certaines différences culturelles, notamment dans les modes de vie et les méthodes de travail, qui sont plus individualisées et structurées. Il y a effectivement des différences avec mon pays, mais elles ont été enrichissantes, car elles m’ont permis de m’adapter, de mieux comprendre d’autres façons de penser et d’élargir ma vision ». Enfin, Sabrina souligne « l’accueil chaleureux et aimable que l’administration et d’autres personnes à l’université [lui ont] offert » ainsi que les différences culturelles de la vie quotidienne, comme les habitudes alimentaires, très différentes entre Madagascar et la France.

Une mobilité « enrichissante » et « satisfaisante »

Durant leur séjour, ils ont pu profiter pleinement des ressources offertes par l’Université Bordeaux Montaigne, notamment les ressources bibliothécaires, tout en expérimentant l’interculturalité grâce à une immersion d’un semestre. Accueillis chaleureusement par le personnel et leurs enseignants, ils ont eu l’occasion d’échanger avec des personnes de différentes nationalités et de découvrir des différences culturelles, notamment dans les méthodes de travail.

Les trois doctorant·e·s ont par ailleurs bénéficié d’une bourse Erasmus+, leur permettant de financer la totalité de leur séjour à Bordeaux.

Utilisation des logos

Depuis plusieurs années, l’Université Bordeaux Montaigne dépose et obtient des financements dans le cadre des projets Erasmus+ KA171 avec des universités malgaches, dont l’Université d’Antsiranana (projet pour la période 2023-2026). Ce projet, visant les études anglophones, les études italiennes ainsi que la géographie et les sciences du territoire et de la communication, inclut notamment des bourses de mobilité pour les étudiants malgaches de niveau doctorat, et des mobilités de personnels et d’enseignants. De nombreuses mobilités entrantes comme sortantes ont été réalisées au cours des trois années du projet. Une interview de Cynthia VOLANOSY PARFAIT, enseignante de l’Université d’Antsiranana, est d’ailleurs disponible ici, elle y raconte son séjour dans le cadre de sa mobilité d’enseignement Erasmus+. 

Pour en savoir plus sur les projets Erasmus+ avec Madagascar ou avec d’autres pays, n’hésitez pas à écrire au Pôle Coopération de la Direction des Relations Internationales (cooperation-internationale @ u-bordeaux-montaigne.fr).

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