Du 19 octobre 2026 au 24 octobre 2026

Mis à jour le 20 octobre 2026
Pessac, le 19 octobre 2026
Pessac, le 14 octobre 2026
Les tensions qui nous avaient conduits à prononcer la fermeture de nos principaux bâtiments, lundi dernier, restent vives comme en atteste la poursuite du mouvement lycéen. Cette mobilisation est le symptôme d’une précarité de la jeunesse et d’une détresse économique et sociale auxquelles les pouvoirs publics ne savent pas correctement répondre. Nous continuerons de réclamer les moyens pour offrir des conditions d’études et de travail dignes pour toutes et tous, afin que soient offertes des perspectives d’avenir à la hauteur des promesses républicaines.
Dans le même temps nous constatons que les occupations ou blocages de sites universitaires vont croissants comme en attestent les fermetures récentes du Campus Montesquieu, du Campus Peixotto et du Campus Victoire.
Dans ce contexte, et malgré nos efforts, il ne paraît ni possible ni raisonnable de rouvrir les bâtiments fermés lundi soir. Comme l’ont montré les expériences des jours passés, toute tentative d’ouverture se solde par un blocage et la configuration de notre établissement est telle qu’il est impossible de maintenir, au sein de Rosa Bonheur et Flora Tristan, une activité pédagogique en assurant des conditions de sécurité minimale.
Par conséquent, seront maintenus fermés, jeudi 15, vendredi 16 et samedi 17 octobre 2026, les bâtiments :
Nous rappelons que la bibliothèque Droit et Lettres (BUDL) reste également inaccessible.
Chaque jour de perturbation rend plus nécessaire le maintien du lien avec les étudiantes et étudiants, notamment de L1 ou M1 qui entament leur cycle. Aussi est-il demandé à ce que soit maintenue la relation pédagogique, qu’il s’agisse de cours, d’échanges, de mise à disposition de documents... Un plan de continuité pédagogique a été envoyé ce jour pour clarifier les conditions dans lesquelles peuvent se déployer les activités pédagogiques, notamment à distance.
Il convient également de prendre la mesure des conséquences humaines et psychologiques que ces événements peuvent avoir sur la communauté étudiante. Nous avons demandé à ce que la DIVEC envoie un document « ressource vie étudiante, informations et ressources utiles ». Retrouvez toutes ces infos en ligne sur le site étudiant.
Nous restons bien entendu à votre disposition pour échanger avec vous tout au long de cette période très troublée.
Alexandre Péraud
Président
En raison de la situation actuelle, certaines bibliothèques sont fermées. Consultez les informations détaillées.
Comme nombre d’entre nous avons pu en faire l’expérience, les cours d’aujourd’hui ont à nouveau été fortement perturbés, à partir de 13h30, dans la continuité du rassemblement qui a eu lieu sur le parvis.
Les intrusions au sein du bâtiment Rosa Bonheur se sont multipliées, accompagnées d’importants déménagements de mobilier récupérés au sein même du bâtiment ou de Flora Tristan. La Maison des arts a été investie un peu plus tard et ses issues bloquées, tandis que des groupes de bloqueurs tournaient dans Flora Tristan pour vider les salles de leurs occupants. Je répète que toutes nos tentatives de discussion ont échoué et la proposition, faite à 12h15, de tenir le temps d’échange prévu sur le parvis ce jour, dans l’amphi Lefèvre, a été rejetée.
Certains enseignants ne souhaitant pas interrompre ou annuler leurs cours, nous avons tenté d’en permettre le maintien en protégeant les salles. Ces tentatives n’ont pas évité les intrusions et ont facilité, lors des intercours, de nouvelles opérations de déménagement de mobilier. Mais nous avons dû, pour des raisons de sécurité (issues condamnées, ascenseurs mis en panne…), évacuer Rosa Bonheur ainsi que Flora Tristan.
La situation de notre université doit s’appréhender à l’aune des très fortes perturbations qui ont gagné la quasi-totalité des établissements français. Nous avons affaire à un mouvement de fond, assis sur de fortes revendications que nous soutenons. Reste que nous ne pouvons prendre le risque de laisser les bâtiments et leurs usagers à la merci d’une frange violente dont avons vu, ces tout derniers jours à Nantes, Paris, Lille…, qu’elle n’était mue que par la volonté de casser.
En conséquence, et malgré notre position volontariste visant à maintenir l’université ouverte, nous sommes contraints d’adopter, à nouveau des mesures de protection des bâtiments Flora Tristan, Rosa Bonheur, Maison des arts, Amphis 700 et galerie et ce pour les mardi 13 et mercredi 14 octobre en assurant leur fermeture.
Un message de la Direction Générale des Services vous sera prochainement adressé précisant les modalités pratiques d’organisation.
Parce que nous devons maintenir le lien avec une communauté étudiante qui est de plus en plus affectée par ces intrusions et blocages, nous demandons aux enseignants, sauf contrainte pédagogique, de poursuivre leurs cours en distanciel et de garder un contact avec les étudiantes et étudiants. Un plan de continuité pédagogique rappelant les règles et bonnes pratiques a été élaboré avec les UFR. Il sera diffusé dès demain. Ce plan identifie également la liste des enseignements spécifiques nécessitant absolument un maintien en présentiel (préparation aux concours notamment).
Je souhaite enfin rappeler que l’équipe de direction de l’établissement est prête à ouvrir des espaces de dialogue pour que le débat actuel vive au sein d’un campus non bloqué. La discussion est entamée avec les syndicats et nous attendons des porteurs de l’université populaire des propositions concrètes.
L’université Bordeaux Montaigne répète son soutien à la jeunesse, lycéenne et étudiante et redit sa volonté d’accompagner la promotion non-violente de ses revendications.
Alexandre Péraud
Président
Je tiens d’abord à réaffirmer, formellement, notre soutien aux revendications des lycéennes, lycéens et des étudiantes et étudiants pour l’amélioration de leurs conditions d’études et de vie. Il est essentiel d’entendre les aspirations de la jeunesse et d’y apporter des réponses.
Nous devons aussi montrer que nos universités sont vivantes, ouvertes et opérationnelles. C’est ainsi qu’elles assurent leurs missions de service public.
Un prochain message, adressé de la direction générale des services aux responsables de structures, précisera les modalités pratiques d’ouverture.
La continuité du service public auquel nous sommes toutes et tous attachés est une affaire collective. Mais si nous rouvrons les bâtiments, il importe de garantir la sécurité des personnes et des biens et de faire en sorte que les activités de recherche et de formation se déroulent dans des conditions sereines. À ce titre, nous rappelons que seules les instructions données par les personnes habilitées justifient une évacuation des locaux. Sans qu’il s’agisse de se mettre en danger et dans le respect de la liberté d’opinion, toute injonction à quitter une salle émanant de personnes tierces ne crée pas d’obligation pour les usagers.
Une université ouverte, c’est aussi une université qui sait organiser des échanges et une discussion collective constructive, dans la mesure où les différentes parties s’y engagent. Cela répond à une demande légitime de la communauté et nous travaillons à faciliter les initiatives de dialogue portées par les syndicats et par des collectifs. La présidence se tient à la disposition des organisations syndicales qui souhaitent disposer d’un lieu de discussion. De ce point de vue, nous avons rencontré le collectif représentant l’université populaire et examinons avec lui les moyens de faire vivre ce projet.
Alexandre Péraud
Président
Parce que nous exprimons notre solidarité avec la plupart des revendications formulées par les communautés lycéennes et étudiantes, des voix s’élèvent, au sein des syndicats ou à titre individuel, pour demander à l’équipe présidentielle pourquoi les bâtiments Maison des Arts, Rosa Bonheur et Flora Tristan ont été fermés.
Cette décision est nécessaire au titre de l’impératif de protection des personnes et des biens et au regard de la situation locale et nationale. Il n’est en effet pas possible de laisser « semi-ouverts » des bâtiments dont les circulations sont entravées et je n’ai pas le droit, en tant que président, de créer des situations de risque durable (incendies, paniques…) au sein de locaux dont les issues ne sont pas utilisables. En l’absence de volonté de discussion de la part de celles et ceux qui obstruaient les entrées, il a donc été nécessaire de fermer Rosa Bonheur puis Flora Tristan de sorte que ce bâtiment et ses usagers ne soient pas soumis aux mêmes risques. La même décision, pour les mêmes causes, a dû être prise pour la Maison des Arts, mardi 6 octobre.
Plusieurs parmi vous demandent à ce que des espaces de dialogue soient ouverts. S’il n’échappe à personne que les revendications relèvent moins du niveau des universités (ou des lycées) que du ministère, nous sommes évidemment ouverts à ces échanges. Mais encore faut-il que nous n’ayons pas seulement face à nous des individus masqués qui ordonnent de quitter les salles de classe. Il conviendrait également que des responsables, parmi les personnes mobilisées, nous adressent des demandes en ce sens. Nos propositions de dialogue ont, à l’inverse, essuyé des refus systématiques. Reste que la direction de l’établissement est à l’écoute des initiatives permettant à l’université de maintenir son activité tout en participant au débat.
Dans ces conditions, pour jeudi 8, vendredi 9 et samedi matin 10 octobre, compte tenu des fortes tensions se manifestant dans un très grand nombre d’universités, fermées ou occupées, et compte tenu de la nouvelle mobilisation prévue demain jeudi, il n’est pas envisageable de rouvrir nos bâtiments. Si l’objectif est bien de rouvrir lundi 12 octobre, nous maintenons le dispositif de ces derniers jours avec, autant que faire se peut, passage des cours à distance. Nous sommes parfaitement conscients des limites et inconvénients du distanciel et je déplore ces conditions dégradées. Mais nous croyons sincèrement qu’il est essentiel, notamment pour les L1 qui ont rejoint l’université depuis un mois, de garder un lien.
Dans un tel contexte, les liens au sein de notre communauté sont déterminants et je reste, avec toute l’équipe, disponible pour dialoguer et porter les attentes de la jeunesse.
Alexandre Péraud
Président
Le reste du campus demeure ouvert et l’activité de l’Université est maintenue.
Des incidents ont eu lieu sur le campus Montaigne de l'Université Bordeaux Montaigne en marge des mobilisations lycéennes et étudiantes en cours.
Des enseignements ont été interrompus ce 5 octobre matin et des étudiants et des personnels ont été contraints de quitter les salles où ils travaillaient. Le bâtiment Rosa Bonheur, actuellement occupé par des étudiants, n’est plus sécurisé : des amas de mobilier entravent les accès, empêchent la circulation et rendent impossible toute évacuation d'urgence ; les dispositifs de désenfumage sont endommagés. Des dégradations ont également été constatées.
Ces conditions ne permettent pas d’assurer le service public de l'enseignement. Il a donc été nécessaire de fermer le bâtiment Rosa Bonheur ainsi que le bâtiment Flora Tristan qui ne pouvait être exposé aux mêmes risques de dégradation.
Le reste du campus demeure ouvert et l'activité de l'université se poursuit.
Les cours prévus dans les bâtiments fermés basculent à distance lorsque c'est possible, et les étudiants et personnels concernés sont informés directement par leurs composantes et leurs responsables.
Des points réguliers seront faits pour informer la communauté de l’évolution de la situation.
Dans cette période d’extrême tension, l'université réaffirme son attachement au dialogue et condamne toute forme de violence. Elle appelle les pouvoirs publics à engager au plus vite des discussions avec les organisations représentatives pour répondre aux besoins réels de la jeunesse.
Alexandre Péraud
Président
Les mouvements lycéens et étudiants s'intensifient sur l'ensemble du territoire. De nombreux établissements scolaires et universitaires sont concernés, partout en France, par des mobilisations, des blocages ou des occupations. Ils témoignent de la précarité de notre jeunesse et de son mal-être grandissant.
La présidence de l’université Bordeaux Montaigne porte la plus grande attention aux aspirations légitimes des communautés étudiantes et lycéennes et demande à ce qu'aucune forme de violence n’entâche ces mobilisations. Les campus sont des espaces d'échange, de débats et de confrontation d'idées. Il en a toujours été ainsi. C’est de cette manière que l'Université participe à la vie de la cité.
Pour autant, ils ne peuvent et ne doivent pas être le lieu de dégradations ou de comportements susceptibles de mettre en danger les membres de notre communauté universitaire.
Plusieurs occupations partielles ont eu lieu ce jeudi 1er octobre. Les mises en danger réitérées des personnes (étudiants sur les toits notamment), des biens (déplacements de mobilier) et les risques effectifs de dégradations (portes et serrures forcées) ont conduit à mettre en place, pour vendredi 2 octobre, et samedi 3 octobre des mesures de sécurisation et de fermeture de bâtiments et d’amphithéâtres.
Ces décisions ont été prises avec l’objectif prioritaire, qui anime chacun d'entre nous, d’assurer la sécurité des étudiantes, des étudiants et des personnels tout en maintenant autant que possible les activités de l’Université.
Alexandre Péraud
Président de l’université