Du 26 janvier 2026 au 2 avril 2026

Mis à jour le 26 janvier 2026
Marie Sarraute-Armentia, doctorante en sociolinguistique au sein de l’unité de recherche IKER, participe à l’édition 2026 de MT180, le concours oratoire dans lequel les participants doivent résumer leur thèse en 3 minutes. Dans cette courte interview, elle nous en dit un peu plus sur son sujet de thèse, ses objectifs et ses attentes.
Marie Sarraute-Armentia : Je suis inscrite à l’Université Bordeaux Montaigne, quasiment en continu, depuis 2006. J’ai débuté par des études de cinéma et de japonais. Ensuite, j’ai commencé à me demander ce que je voulais faire comme métier. J’ai alors entamé des études en histoire de l’art afin de pouvoir intégrer une licence professionnelle de guide interprète national. Maintenant, je suis guide-conférencière dans la vie professionnelle. J’avais envie de continuer mes études, notamment car la période touristique d’avril à octobre ne me permettait pas de pouvoir travailler dans ce secteur toute l’année. J’ai continué surtout pour être stimulée, même l’hiver, en faisant un master d’anglais puis je me suis engagée dans deux master en parallèle : le master de sciences du langage et le master d’études sur le genre. Je souhaitais écrire un mémoire à propos de la sociolinguistique et travailler sur ce qui motive les lycéens français à apprendre l’occitan au lycée. Au moment où je réfléchissais à ce projet de mémoire, un contrat CIFRE sur le sujet a été proposé au département des sciences du langage.
MS-A : J’étudie les représentations positives et négatives de l’occitan chez les élèves et les parents, pour voir ce qui les motive ou au contraire les freine à intégrer des classes bilingues ou immersives de primaire, où la classe se fait en langue occitane.
MS-A : Pas du tout ! J’ai appris l’occitan ici, à l’Université Bordeaux Montaigne, en cours du soir, quand j’ai commencé mon master de sciences du langage. J’ai toujours été passionnée par les langues, ce qui fait que j’ai appris plusieurs langues à un niveau débutant. J’ai toujours aimé pouvoir comprendre comment elles fonctionnent.
MS-A : Il se trouve que j’ai déjà participé en 2021, mais j’étais au tout début de ma thèse, ça faisait trois mois que j’avais commencé. Je le faisais surtout pour parler du projet. Je suis guide touristique, c’est ma passion de faire de la médiation. C’est important pour moi de participer à ce genre de concours, pas seulement pour moi, mais aussi pour faire découvrir l’occitan. J’ai adoré l’expérience lors de ma première participation et je souhaitais m’inscrire pour une nouvelle édition. J’ai attendu d’être plus avancée dans ma thèse afin de pouvoir proposer une présentation très différente de celle de ma première participation.
M.S-A : Ça me force à prendre du recul, à synthétiser. Ça me permet d’y voir un peu plus clair au moment où j’entame la rédaction de ma thèse.
La finale d’établissement du concours Ma Thèse en 180 secondes aura lieu le jeudi 2 avril 2026 au Plateau TV de l’IUT Bordeaux Montaigne à 14h.
Entretien réalisé par Florine Feugier avec l’accompagnement de l’équipe SAPS de l’Université Bordeaux Montaigne.