Enjeux principaux:
Comprendre la différence entre un article et un poster ;
Identifier toutes les étapes de la création d’un poster ;
Apprendre les règles graphiques de base
Travaux pratiques : esquisser un poster.
Forme :
Séance 1 : Présentation de l’écriture spécifique d’un poster scientifique et de ses règles graphiques, sous la forme plutôt classique d’un discours (vivant) s’appuyant sur l’analyse critique, et collective, de plusieurs posters
Séance 2 : Séance de travaux pratiques, où les participants réaliseront une esquisse de poster scientifique, sur leur sujet de thèse.
NB : Possibilité de suivre seulement la séance 1, en revanche il faudra obligatoirement avoir suivi la séance 1 pour participer à la séance 2.
La formation s’appuie sur les expériences combinées des deux enseignants et de la complémentarité de leurs compétences.
Équipe de formation :
Lionel CAZAUX, graphiste, pôle Productions imprimées (PPI) UBM.
Béatrice COLLIGNON, géographe, UMR Passages
Organisé par Béatrice Collignon et Lionel Cazaux
Du 7 au 21 Janvier 2026
Inscriptions Doctorants
Il s'agira de rappeler et de détailler les différentes façons d'argumenter lorsqu'on étudie des faits « littéraires », c'est-à-dire réfléchir aux façons d'établir des données et de les interpréter.
On partira de questions telles que : les « sciences de la littérature », quels périmètres ? ; que doit-on entendre par « écriture scientifique » ? ; qu’est-ce qu’un argument ? ; comment savoir sur quoi argumenter ? On s’intéressera aux différentes formes de socles pour l’argumentation : l’usage des sources (théorie, critique), des archives et documents uniques, des situations d’expérience, d’outils numériques et statistiques, des arguments méta (-théorique ; -critique), c’est-à-dire au commentaire des commentaires, et à la façon de former et d’articuler un mouvement argumentatif.
Une partie de la réflexion prendra en compte l'histoire institutionnelle des sciences de la littérature, au moins depuis la seconde partie du XXe siècle, afin de comprendre où se situe, épistémologiquement parlant, le moment que nos recherches occupent et ce qu’il en détermine, ce qui a mené des approches immanentes aux liens avec l’histoire et la sociologie actuels.
Au long des séances, les étudiant.es seront appelé.es à parler de leurs recherches propres et pourront se prêter à des exercices de justification de sujet, de corpus et de démarche.
Organisé par Antoine Ventura
Du 13 Janvier au 10 Février 2026
Inscriptions Doctorants
Inscriptions Master
Votre travail de recherche implique un corpus d’images (fonds d’archives, œuvres d’art…) conséquent que vous souhaitez gérer de façon normée, annotée et facile à retrouver ? Le logiciel libre Tropy (par les créateurs de Zotero), vous y aidera. La formation donnée est un niveau « initiation ». Contacter le SCD pour des usages avancés.
Pré-requis : possibilité (non-obligatoire) d’amener son corpus d’images et son ordinateur pour tester en direct
Organisé par Pascal Ricarrère-Caussade
Le 14 Janvier 2026 de 14h00 à 16h00
Inscriptions Doctorants
Cette journée d’étude a pour ambition de questionner la place de l’événement dans la littérature contemporaine à travers l’étude conjointe des outils d’analyse littéraire et des outils propres à l’étude de l’Histoire. En effet, en interrogeant la façon dont l’Histoire transforme un fait en événement, nous désirons explorer la littérature comme lieu ambivalent de discours dominants sur ce qui fait événement mais aussi terrain de nombreux contre-discours et récits marginalisés. La journée s’articulera autour deux axes principaux : l’analyse des formes et des écritures de l'événement et du contre-événement, et l'étude des communautés de sens et des processus de légitimation des récits alternatifs. Il s’agira donc de réfléchir ensemble à l’inscription de la littérature contemporaine dans les mécanismes de reproduction de violences systémiques dans sa capacité (ou pas) à inscrire l’événement/le fait historique dans la mémoire collective.
Mots-clés : événement, littérature contemporaine, historiographie, contre-narratifs, communautés de sens, récits marginalisés
Organisé par Lucile Bordes et Laïla Fatih
Le 21 Janvier 2026 de 08h30 à 16h30
Inscriptions Doctorants
Inscriptions Master
Il est proposé aux étudiantes et étudiants, doctorantes et doctorants sans oublier les postulantes et postulants en master de mieux s’approprier les éléments du langage pour prendre la parole avec davantage de confiance en soi, tout en gagnant en légitimité. Des exercices concrets permettent d’écrire à destination de l’oral et d’aborder nombre de situations liées à la prise de parole.
Nonobstant la réalisation d’exposés, la présentation de travaux universitaires, les étudiantes et étudiants, chercheuses et chercheurs n’ont pas l’habitude d’un usage libre et légitime de la prise de parole, exprimant tout leur potentiel
Aux côtés de la comédienne Cécile Delacherie, les participantes et participants à cette proposition sont amenés à pratiquer nombre de formats d’écriture, courts ou discursifs, individuellement ou en groupe avec l’obligation à chaque séance de prendre la parole.
L’expérience conduite ces dernières années a permis aussi à toutes et à tous de sortir de leur parcours d’études, de la solitude que connaissent doctorantes et doctorants, et d’aller à la rencontre d’autres disciplines universitaires.
Il s’agit, à chaque séance, d’enregistrer des paliers de réussites. La condition nécessaire est que les participantes, les participants suivent l’intégralité de la formation afin d’en tirer profit.
Organisé par Didier Beaujardin et Cécile Delacherie
Du 22/01/2026 au 13/02/2026
Inscriptions Doctorants
Cette formation vise à faire acquérir aux doctorant·e·s la capacité à réaliser des cartes de différents types. L’idée est de combiner des exercices pratiques – avec des données fournies via e-campus – et la réalisation de cartes personnelles. Cela depuis la création d’un fond de carte jusqu’à la finition selon les règles de la sémiologie.
Dans la mesure du possible, des logiciels libres et gratuits seront utilisés, de manière à ce que chaque personne puisse réaliser ses propres cartes sans autre contrainte qu’un accès à un ordinateur et une connexion internet. Seul le logiciel Illustrator paraît pour l’instant difficile à remplacer, mais l’utilisation de Magrit sera privilégiée en ce sens (il permet la réalisation entière d’une carte). Ne seront donc transmises que les principales bases de l’utilisation d’Illustrator, qui permet la finition de cartes réalisées avec Philicarto.
- Les bases de la sémiologie : la grammaire de la cartographie ; La statistique descriptive appliquée à la cartographie : valeurs centrales, histogramme de fréquence ;
- Les cartes en cercles proportionnels (logiciels Magrit et Philcarto, finalisation avec Illustrator) ; exercice général, exercice personnel sur les données des doctorant.e.s ;
- Les cartes choroplèthes (logiciels Magrit et Philcarto, finalisation avec Illustrator) ; exercice général, exercice personnel sur les données des doctorant.e.s ; cartes de flux (encore dites en oursin) ;
- Construire son propre fond de carte à toutes les échelles (logiciel de SIG : QGIS) ; quelques requêtes simples sur QGIS (faire des sélections, compter un nombre d’objets dans des polygones, faire un buffer, etc.). Mise en page sur QGIS ;
- La statistique multivariée et la cartographie : exemples de cartes (quadrant, diagramme triangulaire, analyse en composante principale) et traitement de l’une d’entre elles. Idéalement à partir des données des doctorant.e.s.
Dans la mesure du possible, utilisation à chaque séance par les doctorant.e.s après un premier exercice de leurs propres données
Journée poster des doctorant.e.s. de l’École Doctorale
Intervenant Raphael Schirmer
Du 27/02/2026 au 27/03/2026
Inscriptions Doctorants
Vous avez entamé une thèse sur le sujet de votre choix, inscrit dans votre discipline de prédilection — celle qui vous passionne, très probablement depuis vos premières années à l’université. En même temps, vous faites partie d’une unité de recherche où vous croisez des chercheur.es travaillant sur des questions diverses, se réclamant de disciplines autres que la vôtre. Vous avez également envie de collaborer avec d’autres doctorant.es, même si leurs problématiques vous paraissent parfois éloignées de vos propres intérêts. Et vous entendez souvent dire que le caractère interdisciplinaire des projets de recherche, quel que soit leur focus, leur inspiration ou leur échelle, est vivement encouragé.
Le terme même d’interdisciplinarité est tentant. Cependant, on peut le constater assez facilement : les convergences entre projets ne sont pas automatiques, les articulations entre idées d’origines différentes semblent souvent artificielles, et l’élaboration d’un argumentaire pour une journée d’études ou un numéro spécial d’une revue peut relever de l’acrobatie, tant l’effort d’inclure plusieurs champs de recherche peut s’avérer périlleux. Parfois même, une tentative de projet interdisciplinaire tombe à l’eau, parce que le travail exigé éloigne trop de celui nécessaire à l’avancement de la thèse.
On peut donc légitimement se poser la question : comment essayer l’interdisciplinarité ? S’il semble difficile de nier que les disciplines voisines ont beaucoup à apporter à la sienne, une thèse, mais aussi les projets qui suivront celle-ci, ne sauraient devenir un texte qui touche à tout, ni un assemblage d’idées éparpillées, sans lien organique avec ses objets d’étude.
Les cinq séances de cet atelier sont conçues pour aider les doctorant.es à saisir les différents enjeux de l’interdisciplinarité et, par la suite, à les mettre en œuvre dans leurs propres pratiques. Plus précisément :
1. Organisation du travail pluri- et interdisciplinaire au sein de l’université (unités de recherche, collaborations interéquipes, groupes structurants, formations pluri- et interdisciplinaires, etc.) ;
2. Place de l’interdisciplinarité au niveau national et international (qualification CNU, projets postdoctoraux, candidatures aux postes d’enseignant.es-chercheur.es, structuration de la recherche en Europe, etc.) ;
3. Pratiques disciplinaires et champs interdisciplinaires (études aréales, études culturelles, études de genre, recherche-création, etc.) ;
4. Conception d’un projet interdisciplinaire à partir de références théoriques communes ;
5. Publication et valorisation d’un projet interdisciplinaire (revues, volumes collectifs, écriture collaborative, etc.).
Toutes les séances de cet atelier s’appuieront sur des exemples concrets, choisis en fonction des demandes et attentes des participant.es. Des exercices pratiques pourront également être proposés. Les idées de projets interdisciplinaires envisagés par les doctorant·es pourront faire l’objet d’une réflexion collective.
Cet atelier peut être suivi de manière autonome ou en lien avec l’atelier Le plaisir d’écrire : écriture des savoirs, style et création, proposé par Magali Nachtergael.
Bibliographie
• Feuerhahn, Wolf – Mandressi, Rafael (dir.) : Histoire de l’interdisciplinarité. Un mot, des pratiques, Paris : Éditions de la Sorbonne, 2025.
• Gefen, Alexandre (dir.) : Décrire le monde : les savoirs des sciences humaines et sociales
Paris : CNRS Éditions, 2025.
• Nicolas-Le Strat, Pascal : Faire recherche : enquête, critique, collaboration, Paris : Éditions du commun, 2018.
• Perret, Aurélie – Sompayrac, Laurie (dir.) : Questionner la rencontre en sciences humaines et sociales – Interdisciplinarité, savoirs et relations, Limoges, Presses Universitaires de Limoges, 2021.
• Réseau national des Maisons des sciences de l’homme (dir.) : L’interdisciplinarité sans concession, Paris : Éditions A. Athéna, 2023
Intervenant Apostolos VALETOPOULOS
Du 24/02/2026 au 24/03/2026
Inscriptions Doctorants
Initiation à la création de pages web à l'aide d'outils simples et
gratuits pour la plupart.
Maîtriser les aspects essentiels de la production de pages web afin
d'être présent sur Internet.
Valoriser et faire connaître ses travaux de recherche.
Objectifs pédagogiques de la formation :
S'initier à la production et à l'évaluation de documents numériques.
Communiquer sur ses recherches à l'aide des TIC.
Dates de la formation
5 séances de 2h au second semestre
Intervenant Stéphane Caro
Du 24/02/2026 au 24/03/2026
Inscriptions Doctorants
Objectif : Notre séminaire a pour objectif de conceptualiser la notion de choc épistémologique. Cela doit permettre de mieux comprendre les défis rencontrés par des chercheur.euse.s en situation d’interculturalité scientifique.
Pour donner de la rigueur à l'effort de conceptualisation, notre séminaire propose au public de suivre une démarche pratique. L'objectif de cette démarche est de permettre aux participants de questionner les apprentissages liés aux méthodes de travail dans la recherche.
Compétences visées :
-Développer une réflexivité critique sur sa propre posture de chercheur.e en contexte migratoire et interculturel.
-Identifier les tensions épistémologiques et épistémiques vécues dans la transition entre systèmes académiques.
- Analyser et comparer des régimes d’écriture scientifiques selon les traditions nationales, disciplinaires et linguistiques.
-Explorer des stratégies d’hybridation pour faire cohabiter des approches scientifiques multiples.
- Renforcer et valoriser les savoir situés et les parcours académiques pluriels dans la formation doctorale.
Problematique :
La migration dans le cadre d'un contexte académique implique bien plus qu’un simple déplacement géographique : elle engage un déplacement culturel et cognitif profond. Dans les sciences humaines et sociales, le concept de « choc culturel » décrit cette désorientation ressentie face à un nouvel environnement de codes sociaux et symboliques. Kalervo Oberg (1960) le définit comme « l’anxiété qui résulte de la perte de tous nos repères familiers dans les interactions sociales ». Milton Bennett (1993) évoque un processus d’ajustement initial à une culture inconnue, nécessitant une restructuration de la perception de soi et de l’autre.
À partir de notre expérience de doctorants issus du Sud global formés aujourd’hui dans des universités du Nord, nous proposons de transposer cette notion de “choc culturel” vers celle de “choc épistémologique” : un heurt entre cadres de pensée, méthodologies, langages scientifiques et hiérarchies de savoirs. Ce séminaire vise à ouvrir un espace réflexif pour explorer collectivement les tensions, les ajustements et les résistances que cela implique, et à identifier ensemble des stratégies pour faire cohabiter nos héritages scientifiques dans un environnement académique souvent normatif.
Ce séminaire repose sur un constat partagé par de nombreux doctorants : le processus d’adaptation à un système académique du Nord global tend à dénaturer les projets de recherche initiaux, à remettre en question l’identité même du chercheur, et à imposer, de manière souvent tacite, une uniformisation des cadres épistémiques. Les doctorants migrants se trouvent fréquemment confrontés à une disqualification implicite de leurs références théoriques d’origine. Comme l’analysent Rosales Guerrero et Rivera García (2023), il devient essentiel de « générer une expérience sensible et une différenciation disciplinaire » dans la formation universitaire pour répondre à l’hégémonie épistémique du Nord. Fonseca Fernández et al. (2023) rappellent qu’une pensée épistémique ancrée dans le paradigme sociocritique permet d’interroger la réalité de manière complexe et transformatrice, fondée sur la diversité des cadres théoriques.
La tension entre l’adaptation dans un cadre académique normé et la préservation d’une voix propre, issue d’autres traditions intellectuelles, soulève des dilemmes : comment faire cohabiter des approches épistémologiques distinctes sans renier leur valeur ? Quelle place pour l’inclusion face à des logiques d’intégration ou d’assimilation ? Et comment dépasser les formes de multiculturalisme passif pour tendre vers une véritable interculturalité scientifique active ?
Pour aborder ces questions, la formation sera structurée autour de trois axes thématiques articulés en trois séances :
1. Posture et identité épistémologique et épistémique
Exploration des tensions entre les trajectoires intellectuelles personnelles et attentes institutionnelles. Témoignages, analyses de récits de recherche, discussions sur les langues de production du savoir.
2. Réflexivités différenciées : vers un esprit critique pluriel
Discussion collective sur les formes de réflexivité selon les cultures scientifiques. Lecture croisée de textes critiques issus du Sud et du Nord. Questionnement du rôle du chercheur dans la société.
3. Méthodologie et production scientifique dans une logique comparative
Mise en perspective des normes méthodologiques dominantes. Étude de cas : stratégies d’adaptation, détournement ou hybridation dans la construction de la recherche doctorale.
La portée formative de notre séminaire s’explique par le fait qu’il souhaite explorer le concept de choc épistémologique, de manière à accompagner les chercheurs dans leur propre travail de réflexion et d’écriture. Voilà pourquoi, nous organisons le séminaire en trois axes pratiques qui confrontent le public à trois types de situations qui traitent le choc épistémologique de manière différentes. Ces trois axes constituent les trois séances de notre séminaire :
I. Proposer un sujet de recherche : entre trajectoire personnelle et attentes institutionnelles
II. Cadre théorique et recherche bibliographique : confrontation des savoirs
III. Écriture scientifique et construction du discours académique
Atelier pratique – Cartographie corporelle du chercheur migrant : de la dissociation à la co-présence
Cet atelier propose une exploration méthodologique et symbolique du vécu épistémique des chercheur·es migrant·es, en trois temps complémentaires : la cartographie corporelle, la cartographie analytique, et la construction d’une posture située.
Temps 1 – Cartographie corporelle
Cette première étape s’inspire de la biographie langagière, une méthode développée en sociolinguistique pour visualiser le rapport intime et social que les individus entretiennent avec les langues qui les traversent. Concrètement, cette démarche consiste à proposer une silhouette humaine sur laquelle chaque participant·e inscrit ou dessine les langues qu’il ou elle parle, comprend, apprend ou rejette, en les associant symboliquement à des parties du corps.
Cette technique permet une prise de conscience des valeurs affectives, sociales et identitaires liées à chaque langue. Elle est également reconnue pour sa capacité à engager les participant·es dans un processus d’ouverture à l’altérité et de réflexion interculturelle (Tourrel, 2023).
Nous proposons ici une transposition de cette démarche au champ épistémologique. Au lieu des langues, ce sont les éléments de la trajectoire scientifique et intellectuelle du chercheur·e migrant·e qui seront représentés sur deux silhouettes :
1. Le chercheur d’origine – formé dans son université ou culture initiale
2. Le chercheur d’arrivée – formé dans le contexte académique du Nord global
Cette cartographie visuelle et corporelle devient un support de réflexion sur les tensions et continuités entre les contextes d’origine et d’accueil, et prépare les participant·es à l’étape suivante : analyser ce qui résonne, ce qui résiste, et ce qu’ils souhaitent faire cohabiter dans leur posture actuelle.
Temps 2a – Cartographie analytique (résonances et dissonances)
À partir des éléments inscrits dans les silhouettes, les participant·es sont invité·es à les repositionner dans un plan cartésien pour interroger leur place actuelle dans leur posture de chercheur·e.
Temps 2b – Analyse des régimes d’écriture académique
Après avoir positionné leurs éléments de parcours sur le plan cartésien, les participant·es seront invité·es à se concentrer sur une dimension particulière de leur expérience : la production écrite dans le contexte académique.
En complément de cette cartographie collective, un second moment du sous-atelier permettra de formuler plus explicitement les effets de ces écarts sur les parcours doctoraux et les interactions institutionnelles.
Cette phase d’analyse permet également de faire émerger des écarts entre traditions discursives académiques, souvent perçus à tort comme des déficiences linguistiques. De nombreux doctorant·es migrant·es se heurtent à des incompréhensions liées à des formes d’écriture scientifique différentes : longueur des textes, structuration argumentative, usage de la première personne, place de la méthodologie, importance donnée à la bibliographie, etc.
Temps 3 – Silhouette de synthèse : le corps en tension
À la lumière du plan cartésien et des discussions précédentes, chaque participant·e dessine une troisième silhouette, celle du chercheur en devenir, du corps en tension ou du sujet chercheur situé
Bibliographie :
Bennett, M. J. (1993). Towards ethnorelativism: A developmental model of intercultural sensitivity (Vers l’ethnorelativisme : un modèle développemental de la sensibilité interculturelle). In R. M. Paige (Ed.), Education for the intercultural experience (pp. 21–71). Intercultural Press.
Camino-Esturo, E. (2018). Ecologías e interculturalidades en la universidad: el diálogo de saberes orientado hacia la movilidad académica internacional (titre en français: Écologies et interculturalités dans l’université : le dialogue des savoirs orienté vers la mobilité académique internationale). Utopía y Praxis Latinoamericana, 23(83), 195–209. https://doi.org/10.5281/zenodo.1439068 Fillol, V. (2016). Les (auto)biographies langagières comme outil de lecture de la situation postcoloniale en Nouvelle-Calédonie et comme outil d’empowerment dans une démarche sociodidactique. Contextes et Didactiques, 8. https://doi.org/10.4000/ced.615 Fonseca Fernández, C. M., Quinto Zea, M. S., & Urrea Galeano, G. L. (2023). Las posibilidades para propiciar el pensamiento epistémico desde el paradigma sociocrítico en el investigador doctoral (titre en français: Les possibilités de favoriser la pensée épistémique à partir du paradigme sociocritique chez le chercheur doctoral). Dialogus, 6(11), 155–167. https://doi.org/10.37594/dialogus.v1i11.1124
Oberg, K. (1954). Culture shock and the problem of adjustment to new cultural environments (titre en français: Le choc culturel et le problème de l’adaptation à de nouveaux environnements culturels). Practical Anthropology, 7, 177–182.
Lamprea, M., Torres, R. D., & Moreno, M. (2023). ¿Qué nos dicen los verbos acerca de lo que consideramos académico?: Un análisis de las formas de la agencia en artículos científicos en español (titre en français: Que nous disent les verbes sur ce que nous considérons comme académique ? Une analyse des formes d’agentivité dans les articles scientifiques en espagnol). Forma y Función, 36(2), 441–468. https://doi.org/10.15446/fyf.v36n2.111891 Liberona Concha, N. (2012). La construcción de una nueva identidad en contexto migratorio. Estudio de casos comparados de inmigrantes latinoamericanos en Italia y Francia(titre en français: La construction d'une nouvelle identité dans un contexte migratoire. Étude de cas comparés d'immigrants latino-américains en Italie et en France). Imagonautas, 1 (2), 130-147. https://revistas.usc.edu.co/index.php/imagonautas/article/view/49/45
Mata Barreiro, C. (2004). Identité urbaine, identité migrante. Recherches sociographiques, 45(1), 39–58. https://doi.org/10.7202/009234ar
Rosales Guerrero, C. F., & Rivera García, Ó. B. (2023). Repensando la formación humanista universitaria del norte global desde una perspectiva del sur global (titre en français: Repenser la formation humaniste universitaire du Nord global depuis une perspective du Sud global). Revista Educación Superior y Sociedad, 35(2), 400–426. https://doi.org/10.54674/ess.v35i2.816Santos, B. (2009). Más allá del pensamiento abismal: de las líneas globales a una ecología de saberes , en Olivé, L. et al. (titre en français: Au-delà de la pensée abyssale : des lignes globales à une écologie des savoirs). Pluralismo epistemológico. La Paz: CLACSO, pp. 31-85. https://biblioteca.clacso.edu.ar/clacso/coediciones/20160315033237/05santos.pdf Tourrel, C. (2023). La biographie langagière permet-elle d'engager les élèves dans un processus interculturel ? Mémoire de Master MEEF, Université de Bordeaux. https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-04283745
Intervenant Eugenia Gonzalez Espinoza, Tomas Torres, Paula Gomez Montenegro, Kochie Akou
25/02/2026
Inscriptions Doctorants
La question de l'objectivité et de la subjectivité dans les sciences humaines et sociales reste complexe. La recherche collective a été un moyen de parvenir à des accords forts entre individus, même s’il ne s’agit pas d’une solution objective ou démocratique. Aussi, chaque chercheur a une identité épistémique qui influence sa façon d'aborder la recherche, sans oublier les traditions épistémiques nationales qui pourraient, dans certaines régions du monde, être influencées par une colonialité épistémique.
Fort de ces différentes réalités, interpeller et sensibiliser les jeunes chercheurs sur la posture à adopter dans un contexte international et de diversité culturelle, loin de reproduire certains biais afférents à la colonialité du savoir rendant subalterne toute autre culture, savoir et posture, demeure primordial. Car, en réalité, la subjectivité est inévitable dans les sciences humaines et sociales. Toutefois, elle peut être gérée de manière réfléchie pour enrichir notre compréhension du monde.
Décolonialiser la posture éducative et en recherche, permet d’entretenir des données épurées de toute convenance personnelle et de fournir des données utiles à la Science.
Objectifs :
- Interpeller et sensibiliser les chercheurs et doctorants aux postures et comportements à adopter dans un contexte interculturel, pour éviter tout biais et toute posture dite « coloniale »,
- Éviter le piège de la subjectivité en sciences humaines et sociales.
- Promouvoir les compétences interculturelles pour une recherche de terrain réaliste, respectueuse des populations du terrain envisagé.
Bibliographie :
Homme et sujet : la subjectivité en question dans les sciences humaines .... https://archive.org/details/hommeetsujetlasu0000cent
L'objectivité dans les sciences humaines | Cairn.info. https://www.cairn.info/la-sociologie-sens-dessus-dessous--9782600041645-page-259.htm
Le chercheur et son expérience de la subjectivité - Cairn.info. https://www.cairn.info/revue-specificites-2015-2-page-10.htm
Objectivité et subjectivité en science. Quelques aperçus. https://journals.openedition.org/ress/577
Subjectivité sociale, sujet et représentations sociales | Cairn.info. https://www.cairn.info/revue-connexions-2008-1-page-107.htm
Rationalité et émotions : un examen critique [plan de l’ouvrage/article] : https://doi.org/10.4000/ress.57
Le 26/02/2026
Inscriptions Doctorants
Faire converger les luttes : dialogues féministes décoloniaux dans la théorie critique contemporaine
Organisé par Laila Fatih et Léo Le Diouron
Dans cet atelier de lecture qui s’adresse aux étudiant·es de master et aux doctorant·es, nous souhaitons proposer une exploration des épistémologies féministes décoloniales contemporaines. Partant du constat du manque d'espaces collectifs pour penser les imbrications entre race, genre, et colonialité, il s'agirait de faire découvrir et de rendre accessible des textes souvent peu diffusés en France, en raison de leur complexité théorique ainsi que de leur ancrage encore trop fort dans le monde universitaire anglo-saxon. L’atelier répond à la nécessité de dépasser les cloisonnements entre études de genre, postcoloniales, queer et marxistes, pour penser leurs articulations à l'aide d'outils critiques communs. En s'appuyant sur des autrices comme Hortense Spillers, Angela Davis, Elsa Dorlin ou María Lugones, nous souhaitons créer un espace collectif d'apprentissage et de partage pour jeunes chercheur·euses, afin de dialoguer autour de ces textes qui ont une force à la fois théorique et militante. Dans un contexte de répression croissante des pensées critiques, il s’agit également de défendre l’université comme lieu de résistance aux violences systémiques.
Le 11/03/2026 au 25/03/2026
Inscriptions Doctorants
Atelier technique - Communiquer sur soi avec l'outil Internet : LinkedIn un réseau professionnel
Formation en 3 séances
Jeudis 2 avril, 23 avril et 30 avril 2026, 10h30-12h30 (6h, soit 3 fois 2h) ; salle informatique
Intervenante : Mélissa Lacombe
- Utiliser l'outil LinkedIn pour sa recherche d'emploi
- Agir sur sa visibilité professionnelle grâce au réseau LinkedIn
Cet atelier a pour but premier de vous permettre de développer une stratégie de communication personnelle claire et efficace sur votre identité professionnelle, avec l’outil internet, afin que vous puissiez vous démarquer de vos concurrents pour promouvoir vos activités professionnelles, votre expertise et développer votre notoriété.
En somme, avoir un meilleur contrôle sur votre carrière ou avoir plus de succès sur votre marché.
Une partie pourra être consacrée à la création d’une page entreprise sur LinkedIn. Les doctorant.e.s, futur.e.s docteur.e.s et docteur.e.s entrepreuneurs pourront à travers la création et le développement de leurs profils et pages entreprises communiquer sur leurs activités, compétences… leurs valeurs ajoutées.
Pour cet atelier, nous vous invitons à venir avec votre CV, ainsi que tous les documents que vous jugerez utiles (portefeuille d’expériences et de compétences, etc.). Dans cette optique, les ateliers CV et lettres de motivation (en français), Compétences des docteurs en SHS ainsi que Bilan de compétences sont à votre disposition en interséances.
Intervenant Mélissa Lacombe
La Science Ouverte est, depuis plusieurs années, un enjeu incontournable pour les pratiques de publication et de diffusion de la recherche scientifique : comment faire en sorte que la recherche soit partagée le plus largement possible ? Cette formation présentera les principaux enjeux et débats autour de ce mouvement, ainsi que les façons de le mettre en œuvre pour le jeune chercheur qui souhaite améliorer la visibilité sur le Web de ses travaux passés et à venir
Du 17/12/2025 au 11/03/2025
Inscriptions Doctorants
This workshop is a face-to-face training in English for Academic Purposes (EAP) meant to complement the online course previously designed by Emeritus Professor Jean-Rémi Lapaire: “English for academic research: codes and skills.” The aim is to develop a set of verbal and non-verbal skills necessary for PhD candidates to fare well in academia.
Using parts of the aforementioned online course as material for independent study on e-campus, 3 face-to-face meetings with instructor Marie-Lise Paoli will take place in order to help students navigate the Moodle by offering support and guided practice along the following lines:
1. Introduction to the course objectives, methods and assignments: early session (March) to set the language training in motion (1hr)
2. Assessing the students’ progress in the main task: how to organize a postgraduate conference in English (April) (1hr)
3. Practising Language Socialization: the closing session (May) will take the form of a social gathering with refreshments to practise the proper linguistic etiquette on site, in compliance with the norms of polite speech and communication prevailing in the academic milieu (1hr)
The essential communicative skills that students are invited to develop are conversational and writing skills (interacting in English with other researchers, giving a 3MT presentation, answering a CFP, presenting a paper, organizing a conference)
Organisé par Marie-Lise Paoli
Du 20/03/2026 au 24/04/2026
Inscriptions Doctorants
Contrairement au politique (voire aux tenants d’un certain dogmatisme religieux), le scientifique ne produit pas des vérités mais des interprétations ou de nouveaux paradigmes qui tiennent leur légitimité d’un consensus plus ou moins solide/large de la communauté autour de ces derniers, ceci en attendant qu’ils soient renouvelés (KUHN 1975 ; FEYERABAND 1975).
Pour autant, les débats dans le champ des SHS sont souvent traversés par des lignes de fractures quant aux interprétations/paradigmes à mobiliser. Lors de ces débats parfois virulents, les uns vont parfois soupçonner les autres d’être pris dans des croyances ou des postures idéologiques. Se pose aussi la question de l’engagement pour le scientifique. Alors que dans le monde anglo-saxon, l’évaluation des projets scientifiques ou des carrières tend à certains égards à encourager ce dernier, les instances qui encadrent la recherche en France incitent le scientifique à la distance. Ils rappellent dans les récentes lettres de cadrage ou chartes le principe de neutralité. La charte de déontologie des métiers de la recherche souligne la distinction entre « champ d’expertise scientifique » et « conviction personnelle »:
« La liberté d'expression et d'opinion s'applique dans le cadre légal de la fonction publique, avec une obligation de réserve, de confidentialité, de neutralité et de transparence des liens d’intérêt. Le chercheur exprimera à chaque occasion à quel titre, personnel ou institutionnel, il intervient et distinguera ce qui appartient au domaine de son expertise scientifique et ce qui est fondé sur des convictions personnelles. » [1]
Face à une idéologisation ou des biais culturels susceptible d’impacter l’analyse et la méthodologie scientifique du chercheur, quels outils peuvent délivrer les sciences sociales pour tenter de mieux faire la part des choses ? Autrement dit, en quoi les modes de production du sens chez le militant (ou le religieux) et le scientifique se distinguent ? Plus largement à la lumière de quels facteurs, les individus et les communautés produisent elles du sens et interprètent-elles le monde ? Dans quelle mesure la modernité a-t-elle influé sur ces processus ?
Evidemment, l’idée d’une science totalement dégagée des paradigmes idéologiques et culturels de son temps est une illusion mais, face à ces questionnements, mettre en perspective les paradigmes de la production du sens chez le militant, le religieux et le scientifique, permet une sorte « de pas de côté » éclairant les mécanismes fondamentaux de la production du sens dans ces divers domaines de la production sémiotique.
Ce séminaire doit permettre au doctorant/masterant d’acquérir des outils, conceptuels, théoriques et méthodologiques facilitant la possibilité de développer une pensée plus décentrée, de se dégager des verrouillages émotionnels adossés à certains symboles/représentations/idées, de mieux les décrypter, de s’immerger avec plus d’aisance dans la subjectivité des acteurs et ainsi opérer les recontextualisations sociohistoriques des productions sémiotiques ou culturelles qu’il doit envisager dans le cadre de ses travaux.
Notre réflexion vise aussi à accompagner les étudiants souhaitant prendre conscience de l’impact des logiques idéologiques ou autre téléologies qui « inconsciemment » influent sur la production du sens dans les sociétés et la science. Nous verrons alors à quel point l’être humain pour interpréter son environnement dépend des réservoirs de sens auxquels il a accès mais aussi des contextes dialogiques et dialectiques au sein desquels sont communiquées les représentations auxquelles il peut avoir accès (cf. théorie de l’interactionnisme symbolique).
Nous mettrons aussi en lumière au-delà des trajectoires individuelles l’aspect déterminant des peurs, des menaces, des intérêts socialement, culturellement et politiquement construits dans les processus de production du sens.
Afin de renforcer l’appareil méthodologique et la capacité de déconstruction des étudiants, nous reviendrons ainsi sur une partie des cadres conceptuels et théoriques permettant d’appréhender les phénomènes de production du sens dans ces différentes disciplines (science politique, anthropologie culturelle, psychologie, sociologie, socio-psychologie…). Nous envisagerons ensuite les paradigmes et les systèmes de domination qui sous-tendent la production « légitime » du sens dans divers contextes (moderne/prémoderne, colonial, socioculturels…) Nous reviendrons notamment sur l’incidence des matrices culturelles/idéologiques modernes sur la production du sens et les divers biais qu’elles sont susceptibles d’introduire (ethnocentrisme, orientalisme, politiquement correct…).
Bibliographie (principaux auteurs) Antonio Damasio, L'autre moi-même: Les nouvelles cartes du cerveau, de la conscience et des émotions, Paris, Odile Jacob, 2010
Alain Dieckoff et Christophe Jaffrelot (dir.), Repenser le nationalisme. Théories et pratiques, Paris, Presses de Sciences Po, 2006.
Paul Feyeraband, Contre la méthode. Esquisse d’une théorie anarchiste de la science, Seuil, 1988 (1er 1975)
Clifford Geertz, The interpretation of cultures, Basic Books, New York, 1973
Dru C. Gladney, Dislocating China, Muslims, Minorities and other Subaltern Subjects, Hurst & company, London, 2004
Edward S. Herman, & Noam Chomsky, Manufacturing Consent. New York: Pantheon Books, 1988.
Douglas Hofstadter & Emmanuel Sander, L’analogie. Cœur de la pensée, Paris, Odile Jacob, 2013.
Thomas Kuhn, La structure des révolutions scientifiques, coll. « Champs », 1983 (1ère 1962),
David Lebreton, L’interactionnisme symbolique, Paris, Quadrige / PUF, 2004.
Steven Mithen, The Prehistory of the Mind: The Cognitive Origins of Art, Religion and Science, Londres, Thames & Hudson, 1999
Paul Ricoeur, Soi-même comme un autre, Paris, Seuil, 1997.
Anthony D. Smith, Theories of nationalism, Londres, G. Duckworth, 1971, viii + 344 pages.
Dan Sperber, La contagion des idées. Théories naturalistes de la culture, Paris, Odile Jacob, 1996
Andrew Vincent, Modern Political Ideologies, Oxford, Willey-Blackwell, 2010 (1ère ed., 1992)
Max Weber, Le savant et le politique, Paris, La découverte, 1998.
[…]
[1] « Charte française de déontologie des métiers de la recherche », Janvier 2015 (ratifications au 22 janvier 2019), https://comite-ethique.cnrs.fr/wp-content/uploads/2020/01/2015_Charte_nationale_d%C3%A9ontologie_190613.pdf
Intervenant Rémi Castets
Du 23/03/2026 au 30/03/2026
Inscriptions Doctorantes
La DOSIP (Direction Orientation Stages Insertion Professionnelle d’UBM) vous propose différents ateliers pour préparer votre après-thèse. Intégrés au volet « Formation professionnelle » de l’offre de formation de l’Ecole doctorale, ces ateliers s’adressent en particulier à toutes les personnes souhaitant s’informer ou réfléchir à des pistes professionnelles en dehors du secteur universitaire, en entreprises notamment (publiques, privées) ou par la voie de l’entrepreneuriat.
Ces ateliers peuvent se suivre à tout moment du doctorat, en début, milieu ou fin de thèse, selon les besoins. Ces ateliers sont indépendants les uns les autres. Toutefois il peut être utile d’en avoir suivi certain(s) pour mieux en appréhender d’autre(s).
Enfin, ces ateliers peuvent être approfondis : pour échanger avec un.e professionnel.le de la DOSIP, il est possible d’être accompagné.e individuellement, sur rendez-vous :
Profil et démarches LinkedIn, techniques de recherche d’emploi.
Contact : melissa.lacombe@u-bordeaux-montaigne.fr
Techniques de recherche d’emploi, conseils CV, bilan professionnel, etc.
Contact : emilie.bournigault@u-bordeaux-montaigne.fr
Création entrepreneuriale : informations dispositifs d’aide et accompagnement.
Contact : sarah.michel@u-bordeaux-montaigne.fr
Durant ma formation de designer, j’ai eu l’occasion de développer des compétences de
présentation orale, notamment de réalisation de supports visuels. En effet, en design, la
présentation du projet et de la démarche de façon clair et agréable fait partie intégrante des outils
des praticiennes.
Durant mes deux années de thèse, j’ai parfois pu apporter un peu d’aide à des doctorant·es
devant présenter des communications scientifiques, qui se trouvaient frustré·es face à la
réalisation de supports. N’ayant pas de base de graphisme, leur discours, bien qu’étant ré
fléchiset argumenté, se transposait mal sous la forme synthétique de slides.
De même, lors des cours et des formations, les intervenant·es de tout pro
fils, rencontrent des
difficultés et produire des supports lisibles. Dans les domaines de sciences humaines et sociales
où la matière première est souvent du texte, il y a un réel enjeux à pouvoir expliciter sa pensée à
un public grâce à des éléments visuels.
Objectifs pédagogiques :
-
Pouvoir avoir des bases méthodologiques pour faire des supports clairs pour les cours et les
communications scientifiques
-
Savoir organiser et préparer une présentation orale
-
Comprendre les critères qui rendent des slides lisibles
-
Transformer son support de cours/ de communication grâce aux éléments apportés
Intervenant Nawel Gabsi-Bernard
Le 01/04/2026
Inscriptions Doctorants
Volume horaire : 3 séances de 1h30 (séances à suivre : il est demandé d’assister aux trois séances) + la formation est aussi déclinée sous forme d’une formation en distanciel, à suivre durant quatre semaines au second semestre
Descriptif : Comprendre ce que sont les données de recherche et l’intérêt de formaliser chacune des étapes du cycle de vie de la donnée
Pré-requis : aucun
Intervenant Julien Baudry
Le 02/03/2026 au 09/04/2026
Inscription Doctorants
Comment publie-t-on un livre scientifique aujourd’hui ? À quelles étapes faut-il s’attendre ? Et selon quels modèles économiques ? Cette conférence, destinée aux doctorants, propose un panorama des pratiques actuelles de l’édition universitaire, en particulier dans le contexte de la science ouverte.
À partir de mon expérience d’éditrice scientifique, à la fois en édition papier traditionnelle et en édition numérique en accès ouvert, je retracerai les grandes étapes de la chaîne éditoriale : proposition d’un manuscrit, évaluation scientifique, travail éditorial, fabrication, diffusion, référencement et archivage. Nous aborderons les spécificités de l’édition universitaire, les enjeux de visibilité et de qualité, ainsi que les outils utilisés aujourd’hui.
Un éclairage particulier sera apporté aux publications en open access, à travers des exemples concrets, notamment ceux issus de la plateforme régionale UN@ éditions.
L’objectif est de fournir aux jeunes chercheurs des repères pratiques et critiques pour mieux comprendre les enjeux de l’édition académique contemporaine et se préparer à la publication de leur propre travail.
Le 26/03/2026
Un premier cours introductif sur les généralités de la statistique descriptive permettra d’apporter les définitions des principaux termes de la statistique puis abordera les étapes de la démarche statistique.
Le premier chapitre portera sur les représentations graphiques et les tableaux statistiques
Le deuxième chapitre expliquera comment résumer une série statistique à partir d’un indicateur de tendance centrale (Mode, Moyenne, Médiane). L’effet de structure et la méthode Shift and Share pourront être discutés si nécessaire.
Le troisième chapitre abordera la dispersion autour d’une valeur centrale (étendue, intervalle interquantiles, variance, écart-type, coefficient de variation). Un point sur les variances inter et intra populations pourra être ajouté si besoin.
Un quatrième chapitre viendra compléter la notion de dispersion en se focalisant sur la mesure de la concentration (indice de Gini par exemple) autour de la médiane.
Un cinquième chapitre pourra faire un point sur la mesure des taux de variation et des indices.
Enfin, le dernier chapitre introduira l’analyse des séries bivariées à travers les tableaux de contingence et la mesure de l’intensité, de la force des liaisons entre deux variables (coefficient de corrélation/ régression linéaire, Khi-deux, analyse de variance).
Démonstration et manipulation du logiciel de gestion bibliographique Zotero, pour faciliter le suivi et l’intégration de vos références bibliographiques.
Compte tenu de la complexite technique du terrain de recherche notamment dans des contextes des
contextes géopolitiques dits « sensibles », cette formation s’adresse aux doctorant·es menant ou prévoyant
un terrain au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord. À partir d’un retour d’expérience sur un terrain de
recherche en Égypte, elle propose une réflexion sur les réalités concrètes du travail de terrain : obstacles
bureaucratiques, contraintes politiques, dynamiques de méfiance, mais aussi ajustements éthiques,
humains et méthodologiques. L’atelier abordera également les défis liés à la vie personnelle du/de la
chercheur·e sur place (logement, langue, isolement, rapports sociaux), ainsi que les ressources
institutionnelles disponibles (IFAO, CEDEJ, coopération universitaire). En alternant apports théoriques et
discussions pratiques, la formation vise à fournir des outils concrets pour adapter sa démarche de terrain,
tout en développant une posture réflexive face aux conditions de production du savoir.
Public cible
Doctorant.es en sciences sociales, humanités, études politiques ou disciplines connexes, menant ou
prévoyant un terrain de recherche au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord, notamment en Égypte.
Format et durée
Présentation interactive (1h30 environ)
Temps d’échange, questions-réponses et discussions en groupe (1h à 1h30)
Atelier technique - Communiquer sur soi avec l'outil Internet : LinkedIn un réseau professionnel
Formation en 3 séances
Jeudis 2 avril, 23 avril et 30 avril 2026, 10h30-12h30 (6h, soit 3 fois 2h) ; salle informatique
Intervenante : Mélissa Lacombe
- Utiliser l'outil LinkedIn pour sa recherche d'emploi
- Agir sur sa visibilité professionnelle grâce au réseau LinkedIn
Cet atelier a pour but premier de vous permettre de développer une stratégie de communication personnelle claire et efficace sur votre identité professionnelle, avec l’outil internet, afin que vous puissiez vous démarquer de vos concurrents pour promouvoir vos activités professionnelles, votre expertise et développer votre notoriété.
En somme, avoir un meilleur contrôle sur votre carrière ou avoir plus de succès sur votre marché.
Une partie pourra être consacrée à la création d’une page entreprise sur LinkedIn. Les doctorant.e.s, futur.e.s docteur.e.s et docteur.e.s entrepreuneurs pourront à travers la création et le développement de leurs profils et pages entreprises communiquer sur leurs activités, compétences… leurs valeurs ajoutées.
Pour cet atelier, nous vous invitons à venir avec votre CV, ainsi que tous les documents que vous jugerez utiles (portefeuille d’expériences et de compétences, etc.). Dans cette optique, les ateliers CV et lettres de motivation (en français), Compétences des docteurs en SHS ainsi que Bilan de compétences sont à votre disposition en interséances.
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Intervenant |
Mélissa Lacombe | ||
Les évolutions constatées ces dernières décennies en matière de changements globaux
(réchauffement climatique, destruction de la biodiversité, épuisement des ressources,
pollutions, ...) alertent sur la nécessité de questionnements profonds des sociétés humaines
pour relever ces défis. Aujourd'hui appréhendés sous l'angle des transitions (écologiques,
énergétiques, etc.), ces défis s'inscrivent dans la longue histoire des relations entre sociétés
humaines et nature ; relations dont il est utile de connaitre la diversité dans l'espace et dans
le temps pour en comprendre les enjeux actuels.
Dans le cadre de la formation doctorale, une réflexion critique autour des enjeux liés aux
changements globaux est proposée
sous la forme d'un atelier permettant aux acteurs de la
recherche et de la société que sont les doctorants de mettre en perspective les connaissances
scientifiques actuelles sur le sujet et les défis sociétaux et environnementaux qu'elles
impliquent.
Intervenant Xavier Amelot, Enseignant-chercheur, UMR 5319 Passages/UFR STC, Université
Bordeaux Montaigne
Dans le cadre de la recherche scientifique, le monde muséal représente un partenaire riche de ressources mais pourtant encore peu utilisé et méconnu. Alors que la loi musée de 2002 incite depuis désormais plus de vingt ans les musées à collaborer avec le monde de la recherche, les doctorants restent peu au fait des possibilités qu’offre cette voie. Comme le décrit sa définition officielle de l’ICOM (International Council of Museums), « le musée est une institution permanente, à but non lucratif et au service de la société, qui se consacre à la recherche, la collecte, la conservation, l’interprétation et l’exposition du patrimoine matériel et immatériel », qui ne doit plus être perçue comme un temple du savoir secret. C’est ce que demande, à nouveau, la loi musée de 2002, donnant pour mission aux musées de France de « contribuer au progrès de la connaissance et de la recherche ainsi qu’à leur diffusion ».
L’aspect mutuellement bénéfique des partenariats entre ces institutions et les chercheurs apparaît comme une nécessité, comme le montre des exemples réussis, à l’image des résidences de chercheurs CNRS au sein des musées mis en place depuis 2022-2023. Toutefois, ce genre de projets sont encore trop peu nombreux.
À travers cette formation, je cherche à donner à des doctorants les clés et codes du monde muséal. Comme le milieu de la recherche, les musées peuvent apparaître comme des milieux fermés, au fonctionnement obscur pour ceux qui en sont extérieur. Pourtant, ce sont des institutions ouvertes à la recherche, à la collaboration avec les chercheurs et facilement enclins à aider ces derniers. Fonctionnaire territoriale en spécialité musée, alors que 80% des musées sont des institutions territoriales, je souhaite partager mon expérience auprès des musées en tant que professionnelle mais également chercheuse.
Certaines ressources échappent à la réflexion, simplement non connues, ou parfois perçues, le plus souvent à tort, comme trop complexes d’accès. Que ce soit dans les conditions d’accès aux pièces muséales exposées, aux réserves ou bien encore des archives inédites encore non versées dans les lieux habituels de conservation, il est nécessaire de comprendre et assimiler le fonctionnement d’un musée afin de bénéficier au mieux des ressources qu’il propose. Les professionnels des musées, leurs rôles et fonctions, ainsi que les moyens de communication auprès d’eux seront également présentés, afin de donner aux doctorants une vision générale de ces institutions à l’histoire pluri-centenaire.
En partant de l’exemple de plusieurs musées français, je présenterai diverses situations réelles et les solutions qui existent déjà ou sont en train d’être mises en place. De la même façon, je présenterai le point de vue muséal et ses propres difficultés dans la communication avec le monde de la recherche. Ces problèmes, peu nombreux et sur la voie d’être résolus, ne doivent pas être des freins à la collaboration entre deux univers qui ont tout à gagner à travailler de concert.
Pour terminer, la formation sera l’occasion d’une discussion ouverte sur les améliorations et suggestions que peuvent porter les doctorants dans leur relation avec ces institutions, leur diversité et leurs publics. À nouveau, le point de vue de professionnels des musées sera présenté pour permettre un débat qui prenne en compte les besoins et nécessités de ces deux mondes.
- Présentation de techniques d’aide à la réflexion sur son parcours
- Présentation d’outils pour réaliser un auto-bilan
- Travail préparatoire en petits groupes
- Réflexion individuelle initiée sur ses compétences déjà mobilisées
Dans cet atelier, tout type d’expériences et de formations pourra être travaillé, selon les parcours de chacun. Ainsi le doctorat pourra être mis en perspective d’autres expériences vécues pour avoir une vision la plus holistique possible de son profil et des compétences acquises. Réaliser son auto-bilan n’est bien entendu pas le travail d’un jour, mais il pourra s’initier et/ ou se questionner dans cet atelier au travers de nos discussions collectives et d’exercices.
Documents utiles pour la réalisation de l’atelier : votre CV, votre portfolio, ou tout autre document vous aidant à vous remémorer vos activités de formation, professionnelles et personnelles pendant le doctorat ou antérieurement.
Intervenante : Emilie Bournigault
Cette journée d’étude, co-organisée par trois doctorantes affiliées respectivement aux UR CLIMAS et AMERIBER de Bordeaux Montaigne, et à l’UR IRM de l’Université de Bordeaux, aura pour objectif de mettre en tension les liens étroits qu’entretiennent la notion duale de transformation et métamorphose au sein du récit initiatique. Alors que Xavier Garnier, dans son article “Qu’est-ce que le récit initiatique”, affirme que “le grand changement de perspective que la logique initiatique nous invite à adopter, c’est de concevoir le récit comme destructeur de mondes”, nous nous attacherons à démontrer qu’au-delà de la destruction des mondes, le récit initiatique, exprimé à travers divers canaux artistiques, se démarque comme un espace artistique où s’opèrent à la fois une destruction et une reconstruction des corps, des statuts et rapports sociaux, des formes expressives et des genres. Les termes transformations et métamorphoses ont été alliés pour en potentialiser la portée : tandis que la transformation est un terme générique, la métamorphose, plus spécifique, souvent plus extrême, induit l’intrusion du merveilleux ou du fantastique dans un changement notamment corporel. Un récit initiatique suit l’évolution d’un sujet ainsi que sa compréhension du monde ou de lui-même, alors que celui-ci se voit exposé à diverses épreuves ou expériences censées le faire grandir, autrement dit, se transformer. Ce nouvel état lui permet d’accéder au bonheur et à une certaine forme de complétude, et signe par cela la fin de l'œuvre qui aura atteint sa résolution. Associée au concept anthropologique du rite de passage tel que défini par Arnold Van Gennep et Victor Turner, l’initiation implique une transformation interne qui se veut autant mentale que physique, mais également une transformation externe au sein de la société et de l’environnement.
Un panorama rapide des récits initiatiques canoniques révèle la centralité sous-jacente de la transformation et de la métamorphose comme partie intégrante de l’initiation dans les arts. La forme poétique sera la première à investir les processus de transformations et de métamorphoses au sein du récit initiatique : les Métamorphoses d’Ovide, où l’émancipation corporelle est souvent réifiée par une transformation à l’état végétal, minéral, ou animal, en est l’exemple matriciel. De même, l’épopée grecque L’Odyssée, qui forgera un lien tenace et pérenne entre récit de voyage et récit d’initiation, est un texte où les transformations et métamorphoses prolifèrent au fil d’un récit de retour en terre natale. Cette réciprocité entre initiation et voyage connaîtra notamment un regain d'intérêt à la fin du XIXe siècle avec les romans d’aventures britanniques, récits évangéliques et impérialistes à portée didactique pour les jeunes lecteurs victoriens. De même, les contes sont particulièrement représentatifs de ce rapport à l’initiation pour un jeune public, car la transformation physique y est inhérente aux rites de passage qui font basculer le personnage central de l’enfance à un idéal adulte–nous pouvons citer, entre autres, Pinocchio ou Cendrillon. Plus récemment, depuis la fin du XXe siècle, le genre du merveilleux et plus particulièrement celui de la fantasy prend de l’ampleur et permet d’actualiser le récit initiatique, notamment dans la littérature jeunesse et young adult. Ces sous-genres figurent symboliquement le passage de l’enfance à l’âge adulte, en donnant–littéralement et merveilleusement–corps aux épreuves, aux doutes, et aux transformations identitaires que traverse le protagoniste.
On peut observer également le phénomène en vogue de la fan fiction, des jeux de rôles, ou bien des séries ou animés qui découlent de ces œuvres initiatiques. En effet, le récit initiatique s’étend presque ad infinitum à travers les champs d’études, qu’ils relèvent de la fiction ou non, et en fait un objet de recherche particulièrement pluridisciplinaire : à titre d’exemple, nous accepterons volontiers des propositions issues des arts visuels, comme le cinéma, la musique populaire, les romans graphiques, les jeux vidéos ou même le tatouage, et des sciences de l’Homme telles que l’anthropologie, la géographie, ou les études de genres. Dans une perspective davantage sociale et culturelle, les formes expressives qui s’emparent du récit initiatique interrogent également la normativité de ce qui est considéré comme émancipateur et enrichissant dans une société donnée. En effet, tout au long d’un récit initiatique comme à son issue, les constructions identitaires et les rapports sociaux se transforment et se voient reconfigurés. Nous souhaiterions donc explorer la façon dont les récits initiatiques, et ce quelles que soient leurs formes d’expression, traitent de la relation entre le sujet initié et le cadre qui l’initie, à savoir une société donnée, ou une culture.
Ces considérations entraînent en filigrane une tension qu’il sera commode d’explorer au cours de la journée d’étude : pour citer Xavier Garnier, “la définition même du récit initiatique pose ainsi problème : s’agit-il d’initier l’auditeur ou bien simplement de lui raconter le parcours initiatique d’un autre ?” Outre la transformation au niveau diégétique, comment le récit initiatique peut-il ainsi opérer une transformation ou une métamorphose chez son lecteur·ice/spectateur·ice/auditeur·ice ? Comment l'œuvre artistique peut-elle devenir, en elle-même, un rite de passage transformateur, non plus uniquement pour son personnage central, mais également pour celles et ceux qui la reçoivent ? Toutes ces interrogations seront d’autant plus de questionnements et d’hypothèses que nous pourrons à loisir partager et mettre en relation lors des temps d’échanges et de questions qui seront proposés après chaque table.
Intervenant Juliette Pochelu, Claire Fabre et Maude Savidan
.
Elle se définit historiquement comme une science du discours oratoire au travers d’auteurs tels que Cicéron ou
Quintilien. Progressivement, cette discipline littéraire effectue un glissement vers l’univers musical
à la Renaissance et se poursuit essentiellement jusqu’à la. Cette conférence propose d’étudier, au travers de nombreux exemples musicaux, comment les compositeurs peuvent dialoguer en musique. Mais comment créer du sens lorsque les mots manquent ?
Cet art de l’éloquence est ce que l’on appelle la rhétorique période baroque.
Dans une perspective pluridisciplinaire, nous prendrons le soin d’aborder le sujet dans sa conception esthétique et analytique sans prendre uniquement appui sur un langage musical théorique. À la croisée des savoirs, notre étude s’organise donc autour de la littérature, la poétique, la sémiologie et la musique. Dans une première partie, il s’agira d’illustrer d’une part le dialogue entre poésie et musique au
XVIe siècle et d’autre part la théâtralité d’un dialogue musical sans parole d’une esthétique baroque européenne.
Dans un second temps, le séminaire portera sur la notion du dialogue et de l’expressivité,
avec l’étude des musiques du XIXe et du XXe siècle, en s’appuyant sur des exemples variés, allant de la musique romantique symphonique au jazz en passant par les musiques actuelles.
Comme les précédentes années, la conférence se terminera par une ouverture sur la notion de
dialogue entre la musique et une autre discipline, comme la littérature, les mathématiques ou la linguistique.
Cette formation se propose de retracer les différentes étapes de la préparation, de la collecte et
de l’analyse des données empiriques propres aux recherches de terrain dans les sciences
humaines et sociales. Nous aborderons ainsi le processus qui va de l’enquête exploratoire de
type ethnographique (Laplantine, 1996-2010) à la mise en place du corpus de référence avec les
choix et les critères de sélection que celui-ci comporte, et son étude
Concevoir une exposition sur kakemonos pour valoriser la recherche : étapes clés et bonnes pratiques.
Labellisée Science avec et pour la société en 2024, l’Université Bordeaux Montaigne souhaite multiplier les initiatives destinées à un public non-académique, notamment en mettant en place un catalogue d’expositions itinérantes basées sur les savoirs produits à l’université.
Au cours de cette séance de 2h nous verrons, à travers un exemple concret, comment concevoir une exposition avec différents niveaux de lecture, adaptée au grand public comme à des groupes scolaires, afin de valoriser votre expertise ou votre sujet de recherche. De la définition du sujet jusqu’à l’itinérance, en passant par l’iconographie et la rédaction, nous aborderons les étapes clés, les bonnes pratiques et les personnes ressources.
En fin de formation, nous proposerons un exercice d’analyse de panneaux d’expositions préexistantes, mobilisant les notions théoriques abordées durant la séance.
Par Guilhem Ballion, chargé de médiation SAPS, direction de la Recherche.
Almira Ousmanova is a philosopher, cultural theorist and gender scholar. She is professor of the Department of Social Sciences and coordinator of the Centre for Gender Studies at the European Humanities University (Vilnius, Lithuania). As a guest lecturer and research fellow she taught and conducted research in the universities of Italy, France, Hungary, Germany, Finland, Poland, Austria, Croatia, Ukraine, Georgia, Romania, Sweden, UK and USA.
Her research interests include Visual Culture Studies, feminist philosophy, film theory, gender representations in media and visual arts, semiotics, social epistemology and the politics of knowledge in Eastern Europe.
She is an author of Umberto Eco:
paradoxes of interpretation (2000); and editor of several collective volumes: Anthology of Gender Theory (with Elena Gapova, 2000); Gender Histories from Eastern Europe (with Elena Gapova and Andrea Peto, 2002); Bi-Textuality and Cinema (2003); Gender and Transgression in Visual Arts (2007), Visual (as) Violence (2008), Feminism and Philosophy: Rethinking Simone de Beauvoir (Topos, 3/2010), TechnoLogos: the Social Effects of Bio- and Information Technologies (with Tatyana Shchyttsova, Topos, 3/2014), E-Effect: Digital Turn in Humanities and Social sciences (with Galina Orlova, Topos, 1-2/2017), Roland Barthes’ Time (with Veronika Furs, Topos, 1-2/2019), Gender and Im/material Labour (with Antonina Stebur, Topos, 2/2023), The Promise of (Un)Happiness? Gender, Labour, and Migration (with Tania Arcimovich, Topos, 1/2026) and others.
Ensemble des éléments d’aides pour travailler sur vos études doctorales.
La boîte à outils comprend les « pages liées » vers les éléments recherchés.