Lieux de la recherche - Université Bordeaux Montaigne

Les lieux de la recherche

La maison de la recherche

Maison de la recherche-Université Bordeaux Montaigne Inaugurée à la rentrée universitaire 2016, cette Maison a vocation à accueillir des membres des équipes de recherche de l’Université Bordeaux Montaigne qui ne sont pas hébergés dans d’autres locaux, mais aussi l’école doctorale unique « Montaigne-Humanités », les bureaux de la Direction de la recherche ainsi que des salles communes réservées aux colloques, séminaires, soutenances de thèse et autres événements scientifiques. La communauté scientifique bénéficie ainsi d’une meilleure visibilité et d’un véritable outil au service de la politique de recherche de l’établissement.

 

Maison des Suds

Construite par le CNRS à l’initiative du professeur Guy Lasserre, la Maison des Suds a ouvert ses portes en 1968. Elle abrite sur 3 440 m2 les activités de recherche de l’UMR ADESS 5185 (Aménagement, Développement, Environnement, Santé et Sociétés) et celles de l’UMR LAM 5115 (Les Afriques dans le monde).

La Maison des Suds, qui est gérée par l’UMR ADESS, est un bâtiment entièrement dédié à la recherche. Les personnels CNRS (15), les chercheurs et les enseignants-chercheurs d’ADESS CNRS - Bordeaux Montaigne (46) y ont leur attache, ainsi qu’une dizaine de chercheurs et enseignants-chercheurs du LAM CNRS-IEP. Les équipes y bénéficient d’un amphithéâtre de 80 places pouvant accueillir leurs manifestations scientifiques, d’une salle des stages de 60 places pour les séminaires et séances de travail, et de deux salles de réunion de 19 et 8 places avec la possibilité de communiquer par visio-conférence.

Chaque année, une centaine de manifestations y sont organisées dans le cadre des activités de recherche des deux équipes. Les grands sujets abordés portent sur la question de la nature, sa définition, sa protection, son enfermement, la justice ou l’injustice « écologique » ; la ville, les nouvelles urbanités, les mutations du gouvernement urbain ; les pratiques socio-culturelles urbaines, la rue, le corps et le réglage de la distance dans la fabrique sociale, en ce qui concerne ADESS, également présente à l’Université Bordeaux 2 (site de la Victoire) pour ce qui est des activités conduites par les anthropologues. Le LAM, quant à lui, aborde principalement les questions politiques, économiques, sociales et culturelles en Afrique et là où il y a de l’Afrique dans le monde, partageant ses activités entre la Maison des Suds et le bâtiment recherche de Sciences Po Bordeaux. Les deux équipes partagent leurs réflexions sur les transferts de connaissance, les outils d’évaluation et d’action, l’éthique de la recherche scientifique.

 

Maison de l'archéologie

Elle abrite deux unités de recherche

  • l’Institut Ausonius (UMR 5607 CNRS/UB3)
  • et le CRP2A (Centre de Recherche en Physique Appliquée à l’Archéologie) qui fait partie de l’UMR multi-site IRAMAT (Institut de Recherche sur les Archéomatériaux, UMR 5060 CNRS/UB3).

Ces deux unités, associées au laboratoire PACEA implanté à Bordeaux 1 (UMR 5199 CNRS/UB1/MCC), collaborent étroitement au sein d’un dispositif d’excellence entièrement dédié à l’archéologie, le Labex Sciences Archéologiques de Bordeaux (LaScArBx), dont la gestion est basée dans les locaux de la Maison de l’archéologie.

Une immersion au cœur des sciences de l'Antiquité et du Moyen Âge

Le grand hall d'accueil et la salle de conférence (99 places) sont communs aux deux unités. L'Institut Ausonius, qui regroupe plus d'une centaine de personnes, est situé dans les parties médiane et orientale du bâtiment. Il dispose de plusieurs salles de séminaire et de réunion et ses locaux abritent les services et les cellules techniques nécessaires au fonctionnement d'un laboratoire spécialisé dans la recherche archéologique et les sciences de l'Antiquité et du Moyen Âge.

Avec un fonds de 50 000 volumes et 700 périodiques, la Bibliothèque Robert Étienne attire des chercheurs de toute l'Europe et au-delà. Ausonius Éditions, avec un catalogue de plus de 200 titres parus depuis près de 20 ans et la publication de la revue Aquitania, occupe une place de premier plan dans le domaine de l’édition historique et archéologique en France.

La Géomatique et les Humanités numériques mobilisent des outils innovants au service de la recherche et de la diffusion scientifique, notamment à travers des bases de données accessibles en ligne. Ausonius se veut aussi une maison où la science n'est pas recluse mais ouverte sur la société : le public intéressé peut suivre l’actualité de l’équipe grâce à de fréquentes expositions temporaires présentées dans le bâtiment de l'Archéopôle d'Aquitaine. Des ateliers pédagogiques y sont aussi régulièrement organisés pour les élèves de l'enseignement secondaire.

Une approche physico-chimique du patrimoine culturel

Dans la partie occidentale du bâtiment, les locaux de l’IRAMAT-CRP2A accueillent en permanence plus d’une trentaine de personnes, permanents et contractuels, doctorants, étudiants stagiaires. L’organisation de l’équipe est celle d’un laboratoire d’archéométrie : elle dispose en propre d’équipements lourds et très spécifiques associés à des aires de préparation des matériaux. Il s’agit en effet d’analyser les matériaux archéologiques et de les dater pour étudier les peuplements humains, l’histoire de l’art, des techniques et des matériaux.

Le laboratoire est ainsi reconnu internationalement pour ses spécialités de pointe (datation par luminescence, analyse des archéomatériaux par des méthodes physico-chimiques) et par sa vocation interdisciplinaire, associant dans les mêmes locaux des compétences issues des sciences des matériaux et des sciences humaines. Une salle de cours, la salle archéométrie, accueille, entre autres, les étudiants du Master Matériaux du Patrimoine et Archéométrie.

 

Archéopôle d'Aquitaine

La plate-forme technologique  de l’Archéopôle d’Aquitaine est composée d’une Unité de Service (Archéovision – CNRS) à laquelle est adossée une cellule de transfert (Archéotransfert). Cette plate-forme technologique repose sur un dispositif unique en France. Son concept a été mis en place avec l’aide du Conseil Régional d’Aquitaine, de l’Université  Bordeaux Montaigne et du CNRS.
Le plateau de production 3D est complété par une interface originale : l’Odéon de réalité virtuelle. Cet espace est une salle d’une centaine de places  dont les fonctions principales sont triples. En premier lieu, c’est un outil de visualisation des modèles numériques 3D qui est utilisé lors des séminaires de recherche.  C’est également un dispositif où se tiennent les cours nécessitant l’usage de ressources 3D. Enfin, et c’est ce qui en fait toute l’originalité, c’est un endroit où l’on reçoit régulièrement du public pour lui présenter l’état d’avancement des derniers projets de recherche.

Le rôle de l’Archéopôle n’est pas de se substituer aux musées, mais bien d’expliquer aux citoyens les méthodes de la recherche et de valoriser ainsi les savoir-faire et collaborations.  Les visiteurs peuvent découvrir, dès le patio de l’Archéopôle, non seulement une réplique en marbre du Sphinx des Naxien taillé dans la pierre par un robot à partir de données numériques, mais encore une tête d’Amenhotep IV ou un buste de Montaigne, issus de programmes de recherche. Dans l’Odéon, ce sont les tout derniers résultats sur Rome ou Alexandrie qui sont présentés.

Enfin, avec le public sont abordés les usages des nouvelles technologies au service des Sciences Humaines.  Sont ainsi présentées les technologies en cours de développement que chacun retrouvera dans son quotidien dans les années à venir. Le public reçu est principalement composé de scolaires (classes, ateliers pédagogiques), de groupes associatifs, de visiteurs individuels reçus sur rendez-vous.

 

Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine (MSHA)

La MSHA, structure fédérative interdisciplinaire et par définition interinstitutionnelle, concourt, en toute subsidiarité par rapport aux établissements universitaires et au CNRS, à la fertilisation des SHS en Nouvelle-Aquitaine. Mettant en œuvre des procédures de mutualisation des outils venant en appui de la recherche (service d’édition, service documentaire avec des fonds issus de la recherche, service informatique et service gestionnaire), d’incubation de projets de recherche et de structuration de réseaux collaboratifs, elle contribue à l’augmentation des performances des SHS sur le territoire régional.
Dotée d’un statut spécifique d’association, dont le recteur est commissaire du gouvernement, insérée dans le Réseau national des MSH, dont elle respecte la Charte des cinq « I » (interinstitutionnalité, interdisciplinarité, internationalisation, incubation de projets et insertion dans l’environnement socio-économique régional), elle s’inscrit naturellement dans les différents échelons de structuration de la recherche à Bordeaux, en Nouvelle-Aquitaine, en France.

Maison accueillant des équipes aux programmes interdisciplinaires, la MSHA poursuit donc un triple objectif de structuration transversale des SHS, de développement du travail coopératif et d’incubation de nouvelles problématiques. Elle travaille sur les articulations entre les thèmes de recherche développés par les équipes en SHS en région pour en faire émerger des projets communs. Là, réside le cœur de son action fédérative et de sa plus-value scientifique.
En plus des services énumérés plus haut, elle met en particulier à disposition les capacités d’expertise de son Conseil scientifique pour aider, à partir de sa fonction d'incubation, la communauté SHS néo-aquitaine à se structurer autour de thématiques attractives.

footer-script