Latin et grec - Université Bordeaux Montaigne

Latin et grec

Code ELP : LEP6Y53

Composante : UFR Humanités

Période de l'année : Semestre 6

Formes d'enseignement : Non accessible à distance

Mobilité d'études : Oui

Description

Enseignant: Julien Decker

Les illusions sensorielles

 L’éventualité de l’illusion a toujours interrogé la philosophie, dès ses débuts, nourrissant le fantasme difficilement tenable d’un savoir hors de la perception. Si les erreurs des sens jettent dans le doute le penseur, elles ont une vertu : celle d’interroger l’expérience et d’exiger des critères de vérité. La plupart des écoles antiques ont investi cette question épistémologique et se sont confrontées au statut de l’image. Ainsi, en parcourant quelques textes de philosophie de la connaissance, serons-nous amenés à en aborder ensuite les conséquences esthétiques : comment penser les arts visuels, les arts de l’illusion ? Enfin, si illudere sous-entend étymologiquement que quelque chose se joue de nous en nous, on pourra se demander si, dans l’Antiquité, la crainte des illusions ne prend pas alors une dimension morale, la crainte de la tromperie, et pas seulement une dimension épistémologique, la crainte du faux : d’ailleurs, l’adjectif grec pseudos ne distingue pas faux et mensonger.

 

Bibliographie

Théétète, La République, Le Sophiste, Platon.

Esquisses pyrrhoniennes, Sextus Empiricus.

De la nature des choses, Lucrèce (livre IV).

Les Académiques, Cicéron.

Contre les Académiciens, Augustin d’Hippone.

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