Violences physiques et corporalités - Université Bordeaux Montaigne

Violences physiques et corporalités

organisé par Adèle Delaporte et Rémi Saou

Appel à communication

Le mercredi 5 février 2020, de 9h00 à 17h00 - MLR001

Affiche      Programme

La violence est un thème pleinement investi par la recherche en sciences sociales et humaines. Ambiguë et complexe, elle renvoie à une pluralité d’expressions, de formes et de réalités, idéale pour mener des études pluridisciplinaires.
Le sociologue M. Wieviorka propose de saisir la violence comme une « atteinte par la force à l’intégrité physique, intellectuelle ou morale d’une personne ou d’un ensemble de personnes ». Retenons de cette définition le problème posé par l’emploi de la force et ses conséquences physiques. Car il faut nécessairement réduire le cadre d’études : il serait déraisonnable de prétendre expliquer d’un seul coup l’ensemble des aspects, des origines et des conséquences de la violence. Cette journée d’études se donnera donc pour objectif d’élaborer une réflexion pluridisciplinaire sur les aspects physiques des violences et leurs rapports avec le corps. Ce dernier constitue également un thème majeur des sciences humaines et sociales . Étudier les rapports qu’il entretient avec la violence physique offre l’opportunité de développer des approches variées. Pourront ainsi être pris en considération tous les actes violents physiques, de la délinquance au crime , des violences combattantes aux violences extrêmes de masse , de l’emportement à la cruauté . Les expressions, les temps, les lieux, mais également les acteurs et les victimes des violences physiques et corporelles, ainsi que leurs perceptions et leurs ressentis, constituent autant d’objets qui peuvent être appréhendés. La dimension de la légitimité, ou de la légalité, de ces violences sur et avec les corps peut également être intégrée à l’enquête.
Problème anthropologique et problème social tout à la fois , outil politique ou encore expression culturelle, la violence sur et par les corps pousse à croiser les perspectives. L’expérience de la violence physique, vécue comme victime, témoin ou acteur, constitue un objet d’enquête d’autant plus légitime qu’elle est difficilement saisissable. Comment, en effet, dire la violence corporelle et la représenter ? Comment délimiter les spécificités d’un contexte ; comment définir et séparer les contextes guerriers, coercitifs ou criminels ? Ou, à l’inverse, quels parallèles et quels rapprochements peuvent être faits ? On pourra tenter d’apporter quelques éléments de réponse à ces multiples problématiques par une approche transdisciplinaire telle que promue par l’École doctorale Montaigne Humanités.

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