Bizarreries spectaculaires : vers un dépaysement des arts vivants actuels - Université Bordeaux Montaigne

Bizarreries spectaculaires : vers un dépaysement des arts vivants actuels

organisé par Alexandre Martin, Pierre Rautureau et Margot Reyraud    

Appel à communication

Le paysage actuel des arts vivants nous offre un large éventail de curiosités artistiques qui s’émancipent des codes de la représentation scénique. Ces formes, que nous nommerons les « bizarreries spectaculaires » (faute de termes plus satisfaisants), ne rentrent pas vraiment dans les classifications habituelles (danse, théâtre, cirque, performance, etc.). Ainsi, si les artistes s’affranchissent sans cesse de ces catégorisations établies, il devient parfois difficile, pour les chercheurs, d’appréhender ces œuvres issues de l’intermédialité et s’inscrivant, la plupart du temps, dans une culture de l’hybridation.
En effet, bien que la recherche en arts du spectacle ouvre depuis plusieurs décennies son champs de réflexions aux pratiques spectaculaires diverses (rituels, pratiques ludiques, évènements culturels ou sportifs, etc.) il semblerait qu’elle manque d’outils analytiques pour appréhender ces œuvres.


Force est de constater qu’il serait trop ambitieux de traiter de ce sujet de manière exhaustive, notre cycle de recherche se concentre selon les trois axes suivants :

Horaires : 14h - 17h
Lieu : MLR001

  • jeudi 5 mars 2020 - Attention ! reporté au 9 avril, 9h30 - 12h30

    séance 1 - (Se) mettre en scène (par) la plasticité.

    Sur scène, la dimension plastique est primordiale, pour parer le corps ou agencer l’espace (costumes, scénographie, maquillage etc.). Mais, aux yeux de la recherche, elle est secondaire et relayée au rang d’ornement ou envisagée sous un angle fonctionnaliste (elle doit servir le sens ou le drame). Mais qu’en est-il lorsqu’elle est l’élément majeur de l’évènement, du spectacle ? Nous traiterons de plusieurs types de propositions scéniques ou d’artistes qui semblent positionner l’effet plastique en priorité dans leurs interventions spectaculaires. Parmi cela, nous pouvons ouvrir vers des défilés de mode, la pièce Mistery Magnet de MietWarlop ou encore même vers les apparitions de Pandemonia, les feux d’artifices etc.

  • jeudi 9 avril 2020

    séance 2 - Questionner le genre sur la scène contemporaine

    Dans le monde du spectacle, les performances des drag-queens, délirantes et exaltantes, nous permettent de déplacer le questionnement autour du genre vers la sphère artistique. Créatures de la nuit, stars de paillette, travestis exubérants, grandes folles... Tous ces termes, et la liste n’est pas exhaustive, qualifient dans le jargon familier ce que nous appelons des drag-queens. Mais qu’est-ce qu’une drag-queen ? Qui connait dans le monde de l’art et du spectacle Miss Morian, RuPaul, Mado Lamotte ? Performance oubliée, art délaissé, l’esthétique des drag-queens est très peu connue du monde artistique. Il s’agira de questionner l’art de la drag-queen en tant que performance scénique et, de façon plus générale nous pourrons nous interroger sur ces formes scéniques qui proposent une esthétique genrée par le biais notamment du travestissement.

  • mercredi 6 mai 2020

    séance 3 - Art, corps et science ; quand le processus devient spectacle.

    Il s’agira ici de questionner et d’analyser les enjeux qui s’opèrent lorsque art et science se combinent sur la scène contemporaine. Nous nous interrogerons plus particulièrement sur la présence du corps augmenté (ou modifié) par les domaines NBIC . Cela nous amène non seulement à questionner le statut de l’artiste mais entend aussi à considérer le processus de création comme une œuvre d’art collaborative entre artistes, scientifiques et ingénieurs. Les démonstrations de Stelarc ou encore les expérimentations d’Art Orienté Objet témoignent de la nécessité d’un temps préparatoire amenant les arts de la scène vers une recherche-création.

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