Résidence de recherche : Le radeau mais qu'y a-t-il après l'épilogue Moby-Dick ? - Université Bordeaux Montaigne

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Résidence de recherche : Le radeau mais qu'y a-t-il après l'épilogue Moby-Dick ?

Moby-Dick Project, Epilogue, photographie extraite du livre Dire Moby-Dick par la recherche en arts, PUB, 2018, copyleft Pierre Baumann - Moby-Dick Project, test de flottaison, copyleft Pierre Baumann

Dans le cadre du projet Moby-Dick qui porte sur les écosystèmes de création à partir d’une relecture et une actualisation du roman de Melville, Moby-Dick ou la cachalot, une équipe de chercheurs et d’étudiants en Art investira le Centre d’art contemporain Le Bel Ordinaire à Pau pour une semaine de résidence du 17 au 21 décembre 2018. Cette session pédagogique et de recherche bénéficie du soutien de l’UFR Humanités, d’un Fond de Soutien à la Pédagogie et du Soutien financier à la recherche de l’Université Bordeaux Montaigne. Cette phase de terrain contribue au renforcement des liens de collaborations noués entre Le Bel Ordinaire et l’Université Bordeaux Montaigne, initié en 2016.

Résumé du projet


Grille de montage pour la publication Le Radeau, « par défaut, executive US rogné », Guillaume Delamarche
Partant du dernier chapitre de Moby-Dick de Herman Melville, le projet « le radeau » réinterroge les mots ultimes de l’auteur et la situation précaire du narrateur qu’est Ismaël, pour en proposer une suite ou une interprétation fictionnelle. En rejouant et poursuivant l’Epilogue il s’agit de travailler sur le sens du récit et sur la perte des repères auxquels se soumet notre « société liquide » (Zygmunt Bauman), mais aussi de tester des alternatives de création qui miseraient sur la construction de microsystèmes embarqués sur cette plateforme de survie flottante.

La quête prend appui sur une image rêvée, celle de construire un radeau de glace, résolument soumis à sa déliquescence. Peut-être est-ce là le début d’une refonte de l’histoire : Ismaël n’a pas croisé le tracé de la Rachel mais un ensemble compliqué qui mélange les états de la matière : eau solide, eau liquide, nuage. Il s’agira alors de partir à la recherche des ressources qui permettent la conception de ce radeau de glace. Comment construire ce radeau ? Telle est la première quête.

Le projet le radeau s’organise autour d’une semaine de résidence au Bel Ordinaire et constitue une des phases expérimentales du programme de recherche Moby-Dick, conduit par une équipe d’artistes-chercheur de l’Université Bordeaux Montaigne rattaché au laboratoire CLARE EA4593. Ce programme, initié au printemps 2017, structuré sur trois ans a engagé une analyse, une expérimentation et une réécriture du roman melvillien.

L’ambition est à terme de concevoir un modèle écopoïétique (approche écosystémique, écologique et mésologique des processus de création) qui permet d’étudier les dimensions, la durabilité et la mobilité des phénomènes artistiques dans un contexte environnemental élargi.

La présence de cette équipe au Bel Ordinaire contribue à la consolidation des liens de collaboration initiés en 2016 avec la résidence le Barrage, entre l’Université Bordeaux Montaigne et le Bel Ordinaire.

Le groupe de recherche, présent à Pau, est constitué d’une cellule de coordination scientifique composée de chercheurs, artistes, typographe, designer et doctorant rattachés à l’Université Bordeaux Montaigne (Pierre Baumann, Anne-Perrine Couët, Pierre Bourdareau, Guillaume Delamarche, Stéphane Abboud et Tomas Smith), à laquelle sont associés des étudiants du Master recherche Arts Plastiques de l’Université Bordeaux Montaigne (Camille Rousseau, Clémence Foix, Antoine Verdelle, Marie Félicie Queudelin, Ely Méchain, Jessie Rouet, Chloé Herdrich, Malvina Vales, Marion Vales) et de Licence 3 Arts Plastiques (Arnaud Barde, Johanna Deazevedo, Alice Vivancos, Emilie Ramisse, Pénélope Pillas et Lisa Vallot).

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