La redécouverte du patrimoine maritime coréen : développements récents de l’archéologie sous-marine en Corée du Sud - Université Bordeaux Montaigne

Recherche - Conférence

La redécouverte du patrimoine maritime coréen : développements récents de l’archéologie sous-marine en Corée du Sud

Des impondérables nous obligent à reporter cette conférence à une date ultérieure. Vous serez informés de la nouvelle date dans les meilleurs délais.

Dans le cadre des projets pédagogiques soutenus par l'UFR Langues et civilisations, nous accueillons ce vendredi 16 avril 2021 de 10h30 à 12h, M. Damien Peladan,  docteur en histoire, spécialisé en histoire médiévale et maritime de l’Asie orientale, qui fera une conférence intitulée :

"La redécouverte du patrimoine maritime coréen : développements récents de l’archéologie sous-marine en Corée du Sud"

Résumé :
À partir de la fin des années 1970, la Corée du Sud a pris conscience de l’étendue du patrimoine culturel reposant au fond de ses eaux territoriales, préservé à l’écart des nombreuses invasions extérieures dont le pays fut victime au cours des siècles. De fait, la Corée du Sud a fait une entrée fracassante dans le domaine de l’archéologie sous-marine grâce à la découverte historique de l’épave de Sin’an en 1976, un navire chinois de 120 tonnes qui faisait voile vers le Japon en 1323 et s’échoua sur les côtes coréennes durant son périple. Vingt-mille pièces de céramique de la plus haute qualité, vingt-huit tonnes de pièces de monnaie, des bois précieux, des produits médicinaux, ainsi qu’une variété d’objets témoignant du quotidien de l’équipage furent remontés par les archéologues. Quarante ans plus tard, cette découverte au retentissement international continue à alimenter les travaux des chercheurs et fait l’objet de fréquentes expositions. Depuis cette première excavation, les découvertes se sont enchaînées. Certains sites sont d’une remarquable richesse : les fonds de la zone de Mado à T’aean, au Ch’ungch’ŏng du Sud, recèlent par exemple une telle concentration d’objets qu’elle est parfois surnommée la « Kyŏngju des mers ». L’accumulation croissante des découvertes et des artéfacts pose nombre de difficultés en termes de techniques d’excavation et de conservation d’une part, et de mise en valeur de l’autre. La présente communication propose ainsi de présenter les grandes découvertes et avancées de l’archéologie sous-marine sud-coréenne depuis 1976, et d’expliquer les moyens et les stratégies déployées aujourd’hui par le Bureau du patrimoine culturel pour conserver et transmettre ce patrimoine, et le présenter à un public tant coréen qu’étranger. 

La conférence est libre d'accès en cliquant sur ce lien zoom

Contact : Stéphane Couralet (stephane.couralet @ u-bordeaux-montaigne.fr)

footer-script