Journée d'étude. Sociétés anciennes, littoraux et espaces fluvio-estuariens - Université Bordeaux Montaigne

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Retour sur une journée d'étude. Sociétés anciennes, littoraux et espaces fluvio-estuariens

Littoral

Une journée d'étude lors de laquelle se sont rassemblés, le 23 janvier 2019, des historiens, archéologues, géologues, géographes, écologues et biologistes pour évoquer l'évolution de notre environnement.

Quand des archéologues rencontrent des environnementalistes, on saisit mieux l’importance que revêt l’Histoire pour nous aider à comprendre les transformations de notre environnement actuel. A l’inverse, ce que l’on sait aujourd’hui sur l’évolution de notre environnement apporte un éclairage nouveau sur la connaissance et la compréhension des sociétés anciennes.


Château de Langoiran, emplacement ancien (au premier plan) et emplacement actuel (en arrière plan) (S. FARAVEL)
C’est précisément ce que l’on retiendra de cette journée d’étude interdisciplinaire entre historiens, archéologues, géologues, géographes, écologues et biologistes, à propos des relations très fortes qu’ont entretenu par le passé les sociétés anciennes et le littoral, le fleuve ou encore l’estuaire. Durant la présentation de cette journée, Elías López-Romero (archéologue, chercheur sur une Chaire LabEx LaScArBx) explique que les espaces littoraux et fluvio-estuariens sont des systèmes dynamiques qui ont des fonctionnements tellement complexes que seule l’interdisciplinarité peut venir à bout de leur étude.

Focus sur l’Isle-Saint-Georges et Langoiran

Au cours de la journée, les chercheurs se sont notamment penchés sur l'étude de deux sites : l’Isle-Saint-Georges et Langoiran. Sur ces deux sites respectivement installés en rive gauche et en rive droite de la Garonne et occupés à l’Âge du Fer et au Moyen Âge, le doctorat réalisé par Séverine Lescure, géomorphologue (université Paris I), a permis de mieux comprendre les mécanismes de l’implantation humaine et ses déplacements successifs.

En somme, les contraintes que le fleuve engendre sont intégrées à l’époque par les habitants, et les avantages d’habiter au bord de l’eau semblent l’emporter sur les inconvénients. Le fleuve est un atout économique : on s’en rapproche autant que possible, et on n’hésite pas à se déplacer au gré du mouvement des chenaux.

S’il a beaucoup été question, au cours de cette journée d’études,  de notre région (Focus sur l’estuaire de la Gironde, le fleuve Garonne ou encore la Charente), d’autres exemples ont aussi été présentés en dehors de nos frontières : en Galice, Méditerranée ou encore en mers Rouge et Noire.   

Cette journée était organisée par Elías López-Romero (Chaire junior LabEx LaScArBx) et Vincent Joineau (AUSONIUS), dans le cadre de l'offre scientifique / formation d’excellence de l’Université Bordeaux Montaigne.

Une cinquantaine de participants étaient présents, dont de nombreux étudiants. La journée d’étude a connu un vif succès, et les participants espèrent fort la reconduire l’année prochaine

Pour lire l'article complet écrit par Catherine de Noter, responsable valorisation du LabEx LaScArbx.

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