Archeovision numérise la cité éthiopienne de Lalibela - Université Bordeaux Montaigne

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Archeovision numérise la cité éthiopienne de Lalibela

Pêle-mêle de l'équipe en train de numérisation

À l’automne 2019, l’unité mixte de service (UMS CNRS - Université Bordeaux Montaigne - université de Bordeaux) Archeovision a réalisé la numérisation de la plus grande étendue rupestre d'Éthiopie.

Lalibela le plus vaste site chrétien d’Afrique

Lalibela est une cité monastique située en Éthiopie. Édifiée aux XIIe et XIIIe siècles par le roi Lalibela qui, selon la légende, aurait reçu la mission divine de construire dix églises dans une seule pierre. Le site se compose de onze églises taillées dans la roche. L'ensemble architectural est classé comme patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1978. Chaque année, environ 40 000 touristes se rendent à Lalibela pour visiter la cité monastique.

Étudier et numériser

Lalibela est le plus grand et le plus complexe rupestre éthiopien, il est composé de plusieurs églises, de souterrains, de parties à ciel ouvert, de cours et de salles troglodytes.

Depuis 2008, une mission visant à l’étude, la préservation et la restauration du site a commencé à l’initiative du gouvernement éthiopien et du Centre Français des Études Éthiopiennes, sous la direction de Claire Bosc-Tiessé et Marie-Laure Derat. Une équipe pluridisciplinaire d’une cinquantaine de personnes s’est formée, se composant d’archéologues, de géologues, de restaurateurs, d’ingénieurs structures, d’architectes…

Le partenariat avec Archeovision a commencé il y a environ cinq ans. En octobre, l’UMS a usé de son savoir-faire dans le domaine des technologies 3D appliquées à l’archéologie du patrimoine, pour réaliser la tâche ardue de numériser tout le site en une vingtaine de jours. Pour ce faire, l’équipe en place a été fortement aidée par des guides et des habitants de la région pour orienter les nombreux touristes.

De plus, Lalibela étant un lieu sacré, certains espaces ne sont accessibles qu’aux religieux. De ce fait, l’équipe d’Archeovision a appris le maniement du matériel d’acquisition aux personnes locales autorisées.

Une fois le site numérisé, les données seront traitées pour produire des plans, des coupes, des élévations, ou des orthoimages avec une très grosse définition (une dizaine de milliers de pixels). Il sera aussi possible, si nécessaire, de réaliser des vidéos et peut-être une exposition qui utilisera les technologies 3D (hologramme, réalité virtuelle et augmentée...). Ces informations représentent des outils d’études et de médiation. Elles sont mises à disposition de tous les chercheurs de l'équipe.

La numérisation de Lalibela en quelques chiffres

  • Archeovision a effectué la numérisation de la cité en 21 jours.
  • Le cite monastique s’étend sur 14 hectares.
  • La cité a pu être numérisée à 95%.
  • L’équipe d’Archeovision a effectué quelque 18 000 photographies pendant la numérisation ce qui représente 4 à 5 téraoctets d’images à traiter.
  • L’équipe a aussi dû s’adapter aux particularités géographiques de la cité située à 2500 mètres d’altitude.

Propos recueillis et article rédigé par Sophie Bouchet, direction de la communication de l'Université Bordeaux Montaigne.

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