Writing gender - Université Bordeaux Montaigne

Writing gender

Volume horaire CM : 12

Volume horaire TD : 12

Effectif maximal : 25

Code ELP : MIA3Y18

Composante : UFR Langues et Civilisations

Période de l'année : Semestre 3

Formes d'enseignement : Non accessible à distance

Mobilité d'études : oui

Description

 

Writing Gender, Écrire le Genre / Genre et écritures

Ce séminaire n'est pas un cours sur le féminisme, mais une invitation à comprendre l'origine de l'émergence du mouvement féministe comme réponse à un malaise et un désir de réappropriation d'un pouvoir perdu ; comme cheminement vers une redécouverte de son identité. Il est une réflexion sur le besoin ou non de différenciation lorsqu'il est question de critique littéraire appliquée à des écrits féminins. Il est une proposition de mettre en regard théorie et praxis, fiction et non-fiction. Quel regard la femme pose-t-elle sur elle-même, quelle image donne-t-elle à voir, quelles représentations offre-t-elle du féminin, comment se construit ou se reconstruit-elle, y compris dans ses écrits ? Comme point de départ, des textes-clefs parmi les écrits féministes sont proposés à la lecture : du "forfeited self" de Betty Friedan à la "femme eunuque" de Germaine Greer, de la politique de la sexualité de Kate Millett à la place centrale du silence dans la littérature féminine, mais aussi à la transgression de l’acte d’écrire, à la folie liée à la répression de la créativité, ou encore au recours à ses propres fluides en guise d’encre et à son corps comme support de la trace écrite. La critique littéraire s'interrogera sur la nécessité de son gynocentrisme et sur la créativité féminine et pourra contempler les formes de la différence à travers des écrits "ethniques". Les réflexions de Susan Gubar sur la créativité féminine informeront la lecture de nouvelles, « The Blank Page » de Isak Dinesen (1957) ou « The Yellow Wallpaper » de Charlotte Perkins Gilman (1892) et nous conduiront à Adrienne Rich et sa vision de la maternité comme expérience personnelle mais aussi institution ; ainsi qu’à d’autres poètes pour lesquelles l’expérience de l’écriture fut en étroite relation avec celle du corps féminin (Sylvia Plath, Anne Sexton, Olga Broumas, sans exclure leurs aînées, telle Emily Dickinson). La femme se sait femme à travers sa nature de fille, puis de mère ; à travers la faculté de le dire par les mots réappropriés de la langue dite "patriarcale". Entrent en jeu la révision des récits, contes, fables, mythes et légendes par les auteurs féminins mais aussi la recherche d’autres media et de leur résonance ou confluence. Les écrits masculins ne sont pas pour autant écartés de cette exploration autour du genre, pas davantage que le masculin, sans lequel on ne saurait penser le féminin. De même qu’il pourra être question du transgenre ou du 3ème genre.

Informations complémentaires

 

Ce cours, dispensé en anglais, réclame pour le suivre une bonne connaissance de cette langue. Cependant les devoirs peuvent être rendus en français dans le cadre de ce Master.

 

< Liste des matières

footer-script