Littérature française - Université Bordeaux Montaigne

Littérature française

Volume horaire CM : 12

Volume horaire TD : 36

Code ELP : LDL1Y1

Lieu(x) d'enseignement : Bordeaux et agglomération, Agen

Composante : UFR Humanités

Période de l'année : Automne

Description

Description : Littérature française 1 (Majeure & Mineure)

Des exercices écrits et oraux amèneront les étudiants à faire une lecture active des textes au programme. Le travail s’organisera autour de la thématique générale (Littérature et politique) et des œuvres complètes proposées dans chaque programme afin de favoriser les progrès méthodologiques en matière d’argumentation écrite et orale et d’améliorer la qualité de la langue utilisée tant à l’écrit qu’à l’oral.

Présentation de l’UE : Littérature et politique

Programmes : Septembre 2016

Responsable de l’UE : Mounira Chatti

Intervenants : Florence Boulerie, Philippe Baudorre, Jean-Marc Benedetti, Héloïse Bernat, Anne-Laure Cayre (Agen), Mounira Chatti, Dominique Chancé, Evelien Chayes, Emilie Fort-Ortet, Pascale Hermann, Valéry Hugotte, Denis Lopez, Claire Meyrat-Vol, Frédéric Roussille, Joëlle De Sermet (Bordeaux et Agen), David Yvon

 

LITTÉRATURE ET POLITIQUE

 

COURS MAGISTRAL (Florence BOULERIE à Bordeaux et Joëlle DE SERMET à Agen) :

La politique se définit comme l’art de gouverner les sociétés humaines. Elle est relative à l’État et aux luttes de pouvoir. Le cours magistral interrogera la place de la littérature par rapport à la politique en suivant le fil directeur des relations entre les écrivains et le pouvoir : qu’ils le contestent ou le soutiennent, qu’il prennent le pouvoir ou qu’ils rêvent d’un renouvellement des pouvoirs, leur écriture est modelée par leur positionnement. Les postures les plus « apolitiques » ou « désengagées » ne sont pas non plus exemptes de sens politique. Au-delà de la littérature à sujet politique, le cours envisagera les enjeux politiques de la littérature mais aussi la lecture politique à laquelle tout texte peut conduire.

Bibliographie indicative :

BLANCHARD (Joël), Ecriture et pouvoir à l’aube des temps modernes, PUF, 2002.

BRUN (Catherine) et SCHAFFNER (Alain), (dir.), Des écritures engagées aux écritures impliquées : littérature française (XXe-XXIe siècles), PU Dijon, 2015.

DENIS (Benoît), Littérature et engagement : de Pascal à Sartre, Le Seuil « Points essais », 2000.

FLOREY (Sonya), Kaempfer (Jean) et Meizoz (Jérôme), (dir.), Formes de l’engagement littéraire : XVe-XXIe siècles, éditions Antipodes, 2006.

GUCHET (Yves), Littérature et politique, Armand Colin, 2000.

MOPIN (Michel), Littérature et politique : deux siècles de vie politique à travers les œuvres littéraires, La documentation française, 1996.

 

Groupe Moodle Formation à distance FAD (Florence BOULERIE) : La figure du tyran

Perspectives : Avec la lecture de la tragédie cornélienne Cinna (1642) et du recueil poétique satirique de Victor Hugo Les Châtiments (1853), ce programme abordera la relation littérature et politique sous l’angle de la représentation des excès du pouvoir par deux auteurs majeurs de la culture française dont les conflits avec les autorités politiques ont déterminé l’œuvre et le destin. Occasion de vérifier que la poésie est un acte politique, ce programme permet également de comprendre le rôle de la littérature dans la mise en place de la monarchie absolue de la France du XVIIe siècle, ainsi que dans l’agitation politique du XIXe siècle, étouffée par Napoléon III.

Textes de référence : lectures obligatoires

CORNEILLE, Cinna, édition de Christian Biet, Le Livre de poche, 2003.

HUGO, Les Châtiments, présentation par Jean-Marc Hovasse, GF Flammarion, 1998.

Bibliographie indicative :

APOSTOLIDÈS (Jean-Marie), Le Prince sacrifié : théâtre et politique au temps de Louis XIV, Editions de Minuit, 1985.

COUTON (Georges), Corneille et la tragédie politique, PUF, 1984.

LAFORGUE (Pierre), Hugo : romantisme et révolution, PU de Besançon, 2001.

PRIGENT (Michel), Le Héros et l’Etat dans la tragédie de Pierre Corneille, PUF, 1988.

 

Programmes proposés dans les TD dédiés aux étudiants de Majeure

Licence LETTRES MODERNES

 

Groupe 1 (Valéry HUGOTTE)

Textes de référence : lectures obligatoires

LA  BRUYÈRE, Les Caractères

MUSSET, Les Caprices de Marianne

Bibliographie

Précisée à la rentrée

 

Groupe 2 (Mounira CHATTI)

Titre : Pensée politique et sociale

Perspectives : Tartuffe n’est pas seulement une peinture de caractère pour stigmatiser les faux dévots. Au-delà de la satire morale et religieuse, la pièce touche à un problème politique dont il convient d’éclaircir le contexte historique. Chez Balzac, la mise en scène du destin tragique de Chabert et le recours à l’ironie dévoilent une critique acerbe du libéralisme triomphant. Pour sa part, Djaout interroge l’histoire et la mémoire (individuelle et collective) de l’Algérie postcoloniale. Les martyrs de la guerre de libération hantent les Algériens en proie à des choix politiques et existentiels.

Textes de référence : lectures obligatoires

MOLIÈRE, Tartuffe, édition indifférente

BALZAC, Le Colonel Chabert, Pocket Classiques

DJAOUT (Tahar), Les Chercheurs d’os (1984), Seuil, « Points », 2001

Bibliographie indicative :

CÉSAIRE (Aimé), Discours sur le colonialisme (1955), Présence Africaine, 2011

REY (François) et LACOUTURE (Jean), Molière et le roi : L’affaire Tartuffe, Seuil,‎ 2007.

DE GUARDIA (Jean), Poétique de Molière : Comédie et répétition, Droz, 2007.

DÉRUELLE (Aude), Le Colonel Chabert, Gallimard, « Foliothèque », 2007.

GUYON (Bernard), La pensée politique et sociale de Balzac (1947), Armand Colin,‎ 1967.

DUCHET (Claude) et NEEFS (Jacques), Balzac, l’invention du roman, Belfond,‎ 1982.

DJEFEL (Belaïd), Les Chercheurs d’os de Tahar Djaout, Honoré Champion, 2016.

FISHER (Dominique), Écrire l’urgence : Tahar Djaout et Assia Djebar, L’Harmattan, 2007.

 

Groupe 3 (Dominique CHANCÉ)

                Textes de référence : lectures obligatoires

MOLIÈRE, Tartuffe, édition indifférente ;

BALZAC, Le Colonel Chabert, Pocket Classiques.

CÉSAIRE (Aimé), Discours sur le colonialisme, 1955, Présence africaine, 2011.

Bibliographie

Précisée à la rentrée

 

Groupe 4 (Philippe BAUDORRE)

Textes de référence :

MOLIÈRE, Tartuffe.

BALZAC, Le Colonel Chabert.

« Fictions de la Guerre d’Algérie », une oeuvre à choisir par l’étudiant dans le programme de lecture suivant :

- DJEBAR Djebar, La Femme sans sépulture ou Les Alouettes naïves.

- LABRO Philippe, Des feux mal éteints.

- ETCHERELLI Claire, Elise ou la vraie vie.

- MASPERO François, Le Figuier.

- DAENINCKX Didier, Meurtres pour mémoire.

- MAUVIGNIER Laurent, Des Hommes.

- FERRARI Jérôme, Où j’ai laissé mon âme.

 

Groupe 5 (Claire MEYRAT-VOL)

Textes de références : lectures obligatoires

RACINE, Bérénice, GF Flammarion, présentation par Marc Escola, n° 902, 1997.

BALZAC, Le Lys dans la vallée, présentation de Gisèle Séginger, Le Livre de poche classique, n° 1461, 1995.

Bibliographie

BARTHES Roland, Sur Racine, Seuil, « Points », n°97, 1963.

GUENOUN Solange, Racine et Rome, Orléans, Paradigme, 1995.

GUYON Bernard, La Pensée politique et sociale de Balzac, Armand Colin, 1967.

STAROBINSKI Jean, L'Oeil vivant (I), Gallimard, 1961.

JOUVE Vincent, L’Effet-personnage dans le roman, PUF, Coll. Ecriture, 1998.

MITTERAND Henri, L’Illusion réaliste. De Balzac à Aragon, PUF, Coll. Ecriture, 1994. 

MOZET Nicole, Balzac au pluriel, PUF, Coll. Ecrivains, 1990.

ZWEIG Stefan, Trois maîtres, Le Livre de poche / Biblio essais, n° 4356, 1988.

 

Groupe 6 : Lettres classiques (Denis LOPEZ)

Titre : Figures du prince.

Perspectives : Sans négliger la force comique, le tempérament burlesque, le foisonnement verbal créatif, la profondeur énigmatique de l’œuvre de François Rabelais, grand « romancier » de la Renaissance, ce cours s’intéressera particulièrement, en examinant d’abord son deuxième roman, Gargantua (1534), à l’expression politique qui s’y manifeste. Il s’agit en effet principalement dans cette œuvre de l’éducation d’un prince, qui est présenté avant même sa naissance, dont on suit les études, les premiers exploits guerriers, les fondations éducatives à l’intention des élites, et qui répond à merveille aux attentes de ceux qui le guident dans son édification politique. C’était un temps où il fallait donner des voies de progrès au régime monarchique, ancien, mais pas encore suffisamment régulé. Trois siècles plus tard, surgit un autre portrait de prince, tracé d’une plume ardente et vindicative par un poète engagé dans la politique, exilé pour ses idées et rageusement scandalisé par l’état de la France. Victor Hugo, admirateur, non sans réserve, de l’homme de la Révolution, Napoléon 1er, est exécré par son descendant, Napoléon III, qu’il nomme sans ménagement « Napoléon le Petit ». Les Châtiments (1853) dénoncent un régime issu d’un coup d’Etat, régime accusé d’avoir tué la République et ses valeurs morales. La figure du prince et de ses acolytes, se dessine en caricature ardente, dans l’attente de la régénération future de l’Etat. D’un prince à l’autre, d’un régime politique à l’autre, ces deux œuvres donnent des marques de ce que les intellectuels, les écrivains, les poètes, les penseurs cherchent à apporter à la conduite d’un pays.

Textes de référence : lectures obligatoires :

RABELAIS François, Gargantua, éd. Gérard Defaux, Le Livre de Poche, Bibliothèque classique, n ° 701, 1994.

HUGO Victor, Les Châtiments, édition Guy Rosa et Jean-Marie Gleyze, Le Livre de Poche, Les Classiques de poche, n° 1378, 1998.

Bibliographie

  • Sur Rabelais et Gargantua :

Rabelais, Gargantua, translation en français moderne par Guy Demerson, Seuil, Points, P 287, 1996.

Pierre JOURDA, Le Gargantua de Rabelais, SFELT, 1948, rééd. Nizet, 1988.

Manuel de DIEGUEZ, Rabelais par lui-même, Le Seuil, 1960.

Verdun-Louis SAULNIER, Le Dessein de Rabelais, S.E.D.E.S., 1957.

Nicole ARONSON, Les Idées politiques de Rabelais, Nizet, 1973.

Madeleine LAZARD,  Rabelais l’humaniste, Hachette, 1993.

Sophie ROCHEFORT GUILLOUET (dir.),  Analyses et réflexions sur Rabelais, Gargantua, Ellipse, 2003.

  • Sur Hugo et Les Châtiments :

Yves GOHIN, Victor Hugo, PUF, « Que sais-je ? », 1987.

Jean-Marc HOVASSE, Victor Hugo, Fayard, 2001.

Pierre ALBOUY, La Création mythologique chez Victor Hugo, Corti, 1963.

Jean-Marie GLEYZE, « Le Lyrisme en question : Victor Hugo », Poésie et figuration, Le Seuil, « Pierres vives », 1983.

Paul BENICHOU, Le Sacre de l’écrivain, Corti, 1985.

Pierre ANGRAND, Victor Hugo raconté par les papiers d’Etat, Gallimard, 1961.

Guy ROSA, « Introduction » de l’édition des Châtiments dans le Livre de Poche, 1972.

Jacques SEEBACHER, « La polémique chez Victor Hugo », dans CAIEF n° 31, mai 1979.

LAFORGUE (Pierre), Hugo : romantisme et révolution, PU de Besançon, 2001.

 

Programmes proposés dans les TD dédiés aux étudiants de Mineure

 

                Groupe 8 (Pascale HERMANN)

Titre : La figure de la misanthropie en littérature

Perspectives : Que dire du point de vue du politique d’une littérature qui mettrait en scène un homme qui s’exclut de la société ? En quoi cette « retraite au désert » peut-elle être le symptôme du refus d’un mode de gouvernance et par la même un signe de rébellion ? Quelles sont les incidences littéraires à faire d’un héros un homme qui n’incarne pas des valeurs remarquables pour ses semblables ? 

Textes de référence : lectures obligatoires

MOLIÈRE : Le Misanthrope, Paris, Flammarion, coll. Garnier Flammarion.

CÉLINE, Louis-Ferdinand, Voyage au bout de la nuit, Paris, Gallimard, coll. Folio.

Bibliographie :

Précisée à la rentrée.

 

Groupe 9 (Héloïse BERNAT)

Titre : De la décadence à l’impertinence politique au tournant du siècle

Textes de référence : lectures obligatoires
GIDE, André, Les Faux Monnayeurs, Paris, Gallimard, coll. « Folio ».

PROUST, Marcel, Le Côté de Guermantes, Paris, Gallimard, coll. « Folio Classique ».

Bibliographie

Intertextualité
HUYSMANS, À rebours, Paris, Gallimard, coll. « Folio Classique ».

BARRES, Maurice, Les Déracinés, Paris, Bartillat, coll. « Omnia », 2010.

GIDE André, Paul Valéry, Correspondance 1890-1942, nouvelle édition établie, présentée et annotée par Peter Fawcett, Paris, Gallimard, NRF, 2009

Essais - articles
CITTI, Pierre, Contre la décadence. Histoire de l’imagination française dans le roman, 1890-1914, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Histoire », 1987.

WITTMANN, Jean-Michel, Gide politique. Essai sur Les Faux-Monnayeurs, Paris, Classiques Garnier, coll. « Études de littérature des XXe et XXe siècles », 2011.

COMPAGNON, Antoine, Proust entre deux siècles, Paris, Seuil.
PROUST, Marcel, À la Recherche du temps perdu, Paris, Gallimard, Coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1987, introduction générale par Jean-Yves TADIÉ.

 

Groupe 10 Lettres classiques (Olivier DEVILLERS)

Titre : Néron : un monstre au pouvoir

Perspectives : À travers deux œuvres d’époque, et de genre, différents, il s’agira de confronter deux portraits “romancés” de l’empereur Néron : écrivant sous l’Empire romain, Tacite reconstruit le personnage de à la lumière de ses propres conceptions des relations de pouvoir sous le régime impérial ; plusieurs siècles plus tard, en 1838, A. Dumas livre une image de l’empereur qui, pour être romantique, n’en procure pas moins pas un éclairage sur le fonctionnement de la cour impériale.

Lectures obligatoires

TACITE, Annales, édition et traduction du latin par P. Grimal, Collection Folio classique (n°2540), Gallimard.

DUMAS, Alexandre, Acté, Presses Pocket, Les Grands Romans Historiques, 1984.

Bibliographie indicative

CROISILLE Jean-Michel, 59, Néron a tué Agrippine, Éditions Complexe, La Mémoire des Siècles, 1999.

GENGEMBRE Gérard, Le roman historique, Klincksieck, 50 Questions, 2005.

ARROUS Michel (dir.), Alexandre Dumas, une lecture de l’histoire, Éditions Maisonneuve et Larose, 2003.

 

                Groupe 11 Lettres classiques (Antoine JAYAT)

Titre : La figure du tyrannicide, de Plutarque à Musset

Perspectives : Deux des tyrannicides les plus emblématiques de l'Histoire – Brutus à Rome, Lorenzo de Médicis à Florence – ont suscité une importante réflexion politique autant qu'ils ont inspiré de nombreuses œuvres littéraires. Plutarque, biographe grec du début du IIème s., aborde cette figure avec l'assassin de César. Musset, romantique français du XIXème s., représente au théâtre le meurtrier d'Alexandre de Médicis. Nous verrons à travers la Vie de Brutus et Lorenzaccio comment ces deux auteurs recomposent ces personnages historiques en fonction de leur propre culture politique et de leurs propres conceptions esthétiques. La réflexion sur le tyrannicide a occupé une place importante dans la pensée grecque classique et a nourri Plutarque, quand Musset s'est inspiré de l'Antiquité gréco-romaine au point que son Lorenzaccio ait quelques traits de Brutus. Nous confronterons ces deux personnages différents, traités de manières différentes, et mettront en lumière les liens intertextuels qui unissent ces deux œuvres.

Lectures obligatoires:

PLUTARQUE, Vie de Brutus, in Vie parallèles, t. 2, édition de Jean Sirinelli, traduction de J. Alexis Pierron et Françoise Frazier, GF-Flammarion  n°841.

MUSSET, Lorenzaccio, édition de Flaurence Naugrette, GF-Flammarion n°1500.

Bibliographie indicative :

THUCYDIDE, La guerre du Péloponnèse, VI, 56-59.

ARISTOTE, La constitution d'Athènes, XVIII.

PLUTARQUE, Vie de César.

LUCIEN, Le tyrannicide.

SHAKESPEARE, Julius Caesar.

COTTRET, Monique, Tuer le tyran ? Le tyrannicide dans l’Europe moderne, Fayard, 2009.

BONNEFOY, Yves, « Brutus ou le rendez-vous à Philippe », préface à l'édition folio théâtre de Jules César de Shakespeare.

MARTIN, Paul-Marius, « L'image brouillée de Brutus le tyrannicide », conférence de l'ALLE (en ligne sur le site de l'association).

BEM, Jeanne, « Lorenzaccio entre l'histoire et le fantasme », Poétique, 44, 1980.

PIEMME, Jean-Marie, « Lorenzaccio : impasse d'une idéologie », Romantisme, n°1-2, 1971.

Filmographie indicative :

MANKIEWICZ, Jules César, États-Unis, 1953 [Adaptation cinématographique de la pièce de Shakespeare].

TAVINI, Paolo et Vittorio, César doit mourir [Cesare deve morire], Italie, 2012.

John Milius, William J. MacDonald et Bruno Heller, Rome [série télévisée], HBO, États-Unis, 2005.

 

Groupe 12 (Joëlle DE SERMET à BORDEAUX + 1 groupe à AGEN : même programme)

Perspectives : Ce programme propose une approche de la fiction politique à l’époque contemporaine (XXème – XXIème siècles), à travers deux oeuvres où la réflexion sur le fonctionnement de la société et sur son devenir passe par un travail sur le langage et l’imaginaire. On verra comment les structures et représentations du politique y sont indissociables des formes prises par la narration romanesque.

Textes de référence : lectures obligatoires

CAMUS (Albert), La Peste (1947), Paris, Gallimard, coll. « Folio ».

VOLODINE (Antoine), Dondog (2002), Paris, Seuil, coll. « Points ».

Bibliographie

CAMUS (Albert), L’Homme révolté (1951) Paris, Gallimard, coll. « Folio ».

LEVI-VALENSI (Jacqueline), La Peste d’Albert Camus, Paris, Gallimard, coll. « Foliothèque », 1991.

TANASE (Virgil), Camus, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 2010

DETUE (Frederik) et RUFFEL (Lionel) (dir.), Volodine etc. : post-exotisme, poétique, politique, Paris, Classiques Garnier, 2013.

LAMARRE (Mélanie), Ruines de l’utopie. Antoine Volodine, Olivier Rolin, Presses Universitaires du Septentrion, 2014.

EUROPE (revue), dossier « Maurice Blanchot, Antoine Volodine, Franz Kafka », août-septembre 2007, n°85.

 

Groupe 13 (Claire MEYRAT-VOL)

Titre : « Au temps des colonies de l'autre bout du monde »

Perspectives : Au lendemain des événements sanglants, les insurgés de la Commune sont proscrits et déportés en Nouvelle-Calédonie. Ainsi les Mémoires et les poèmes de Louise Michel, rédigés de 1873 à 1880, offrent-ils un témoignage sur son expérience vécue au bagne mais également un retour sur les moments forts de la lutte. Le programme s'intéressera à la réhabilitation de faits oubliés et de paroles censurées. La liberté qu'offre la forme littéraire permet non seulement de contester le régime de vérité de l'Histoire mais également de faire sortir de l'oubli des destins d'hommes et de femmes, de causes et de combats qui ont fondé la République. Nous essaierons de comprendre la dynamique coloniale de la fin du XIXe, les intérêts politiques qui ont présidé au développement de l'Outre-Mer et d'une culture coloniale qui atteint son apogée lors de l'Exposition coloniale internationale de 1931, à Paris. Quelle place cette culture occupe-t-elle désormais dans notre imaginaire ? Quels liens établir entre littérature et politique à propos de l'entreprise outre-mer ?

Ce programme s'adresse à des étudiants intéressés par une littérature concernant l'histoire et l'avenir des territoires français du Pacifique.

Textes de référence : lectures obligatoires

MICHEL Louise, Mémoires, https://fr.wikisource.org/wiki/Mémoires_de_Louise_Michel/Texte_entier

DAENINCKX Didier, Cannibale, Folio n°3290, 1998.

Bibliographie

Précisée à la rentrée

               

Groupe 14 (Denis LOPEZ)

Titre : Politiques du Grand Siècle

Perspectives : Ce cours propose d’étudier deux œuvres majeures du XVIIe siècle français, qui sont le lieu d’une parole politique d’importance, en un siècle où l’expression politique n’existait pas dans le cadre des institutions ni des partis, mais savait trouver sa place dans le théâtre, scène de débats sur les grandes questions politiques (régime, méthodes de gouvernement, valeurs…), dans les œuvres historiques et philosophiques et dans celles que l’on destinait à l’éducation du prince. Les œuvres politiques de ce siècle, à peu d’exception près, sont des « Anti-Machiavel », cherchant les voies de  rencontre entre morale et politique, et opposant » aux maximes florentines l’idéal théorisé du « prince chrétien ».Corneille en donne l’exemple. S’il n’a pas inventé la tragédie politique, il l’a largement développée et l’a conduite aux sommets de l’art théâtral. Ce cours, où la connaissance de toutes les tragédies de Corneille sera souhaitée, met au programme Cinna où la clémence d’Auguste [1641], œuvre qui explore les voies du gouvernement par la maîtrise de soi, la générosité, la libéralité et le pardon, malgré les situations les plus périlleuses.Au programme ensuite, les Fables de La Fontaine [1668-1694], qui font partie des œuvres destinées à l’éducation du prince, même si elles s’adressent à un plus large public. On y trouve notamment, fortement mise en valeur, la traditionnelle satire de la cour et du gouvernement tyrannique, par le détour de l’apologue plaisant, où les animaux sont les images des hommes, leçon offerte aux enfants du roi quand ils commencent leurs études, comme un repoussoir et un exemple à inverser.L’art littéraire trouve les moyens de manifester le message politique, tant par l’esthétique poétique de la fable, genre humble où « le conte fait passer le précepte avec lui », et qui accède avec La Fontaine à un statut relevé dans la littérature, que par la poésie et la dramaturgie cornélienne, qui confirment  la renaissance de la tragédie à l’antique, avec de nouvelles forces venues relayer la fatalité, comme la puissance de la volonté humaine, et une « passion » comme l’admiration, venue seconder la terreur et la pitié, dans un élan d’optimisme régénérateur.

Textes de référence : lectures obligatoires

CORNEILLE Pierre, Cinna ou la clémence d’Auguste, éd. Georges Forestier, Folio classique n° 4256, Gallimard, 2005.

LA FONTAINE Jean de, Fables, éd. Jean-Charles Darmon et Sabine Gruffat, Le Livre de Poche Classique n° 1198, 2002.

Bibliographie abrégée :

Sur Corneille,

CORNEILLE Pierre, Œuvre complète

CORNEILLE Pierre, Trois discours sur le poème dramatique, Garnier Flammarion, n° 1025.

THUAU Étienne, Raison d’Etat et pensée politique à l’époque de Richelieu, A. Colin, 1966.

AADM Antoine, Le Théâtre classique, coll. « Que sais-je ? »PUF, 1970.

BÉNICHOU Paul, Morales du Grand Siècle [1948], Folio Essais, n° 99, Gallimard, 1988.

HERLAND Louis, Corneille par lui-même, « Ecrivains de toujours », Le Seuil, 1954.

PICCIOLA Liliane, « Le théâtre », dans  Littérature française du XVIIe siècle, PUF, coll. 1er cycle, 1992.

PRIGENT Michel, Le Héros et l’Etat dans la tragédie de Pierre Corneille, PUF, « Quadrige », 1986.

SCHERER Jacques, La dramaturgie classique en France, Nizet, rééd. 1981.

FORESTIER Georges, Essai de génétique théâtrale. Corneille à l’œuvre, Paris, Klincksieck, 1996, ch. 2.

FORESTIER Georges, Corneille, le sens d’une dramaturgie, Paris, Sedes, 1998.

MICHEL Lise, « Dramaturgie et politique dans la tragédie française (1634-1651) », Labyrinthe [En ligne], 2005, http://labyrinthe.revues.org/769.

Sur La Fontaine

CLARAC Pierre, La Fontaine, Écrivains de toujours, Seuil, 1961, rééd.

DUCHENE Roger, La Fontaine, Fayard, 1990.

SPITZER Léo, « l’art de la transition chez La Fontaine » [1938], dans Etudes de Style, traduction française, NRF, 1970, pp. 166-207.

BURY Emmanuel, L’Esthétique de La Fontaine, SEDES, 1996.

COUTON Georges, La Politique de La Fontaine, Belles Lettres, 1959.

COUPRIE Alain, « Autour du thème de la Cour dans les Fables de la Fontaine : problèmes méthodologiques », L’Information Littéraire, 1980, n° 32, p. 151-154.

GRIMM Jurgen, « ‘Quel Louvre! Un vrai charnier !’ La représentation de la société de cour dans les Fables de La Fontaine », Littératures Classiques, La Littérature et le réel, n° 11, janvier 1989, p.  221-231.

LEPLATRE Olivier,« Le pouvoir absolu de la haine, la passion du politique dans les Fables de La Fontaine », Romanic Review, Mars 1996, n°  87 (2), p. 195-208.

FUMAROLI Marc, Le poète et le Roi, Éditions De Fallois, 1997, rééd. Le Livre de Poche, coll. « Références ».

FUMAROLI Marc, « De Vaux à Versailles : politique de la poésie », Littératures classiques, n° 29, janvier 1997, p. 31-46.

 

Groupe 15 (David YVON)

Intitulé : La chronique : entre fiction et discours de vérité

Perspectives : « Le chroniqueur n’est pas l’historien, il est le narrateur de l’Histoire. » (W. Benjamin, Le Narrateur).A la fois histoire de son temps et récit placé sous le sceau de la fiction, la chronique littéraire se présente comme un genre ambigu, partagé entre des aspirations a priori contradictoires. Cette hésitation conduit à remettre en cause les frontières qui séparent traditionnellement littérature, histoire et politique, et à penser la question de la « responsabilité » du texte littéraire. En effet, si les auteurs ont parfois revendiqué, dans le sillage de Mallarmé, une certaine indépendance de la littérature par rapport au « monde réel », la chronique se plaît tout au contraire à mettre en scène la société dans laquelle elle s’inscrit : en projetant l’intrigue dans un cadre familier, elle ne manque pas de produire des discours sur son époque qu’il reviendra au lecteur de prendre ou non au sérieux. Ainsi, Montesquieu, lorsqu’il se propose dans ses « Réflexions » sur les Lettres persanes de joindre « de la philosophie, de la politique et de la morale à un roman, et de lier le tout par une chaîne secrète », fait explicitement de la fiction romanesque le lieu (ou le détour) d’une pensée sur l’actualité politique, économique et culturelle du début du XVIIIe siècle. Le roman du sérail se mêle étroitement à la chronique parisienne ; Histoire et fiction deviennent inséparables. Le goût de Stendhal pour les « anecdotes originales et parfaitement vraies, écrites par des contemporains en style du temps » semble quant à lui justifier ce titre de Chroniques italiennes retenu par l’éditeur en 1865 pour le recueil d’historiettes que nous connaissons aujourd’hui ; cependant, le geste historiographique qui sert d’impulsion à ces écrits n’interdit ni l’invention, ni la mystification. Passer du fait « brut » au récit implique un travail d’élaboration au terme duquel l’écriture de l’Histoire devient simplement écriture, création littéraire. Ces deux œuvres, qui relèvent de choix esthétiques différents, serviront de point de départ à une réflexion sur le genre de la chronique et sur les rapports qu’il sous-tend entre discours fictionnel et discours factuel.

Textes de référence : lectures obligatoires

MONTESQUIEU, Lettres persanes, préface de Paul Vernière, Paris : Le Livre de poche, coll. « Bibliothèque classique », 2005.

STENDHAL, Chroniques italiennes, préface de Béatrice Didier, Paris : Garnier-Flammarion, coll. « GF », 1977.

 

Bibliographie complémentaire

Sur Montesquieu :

GAILLARD, Aurélia et CALAS, Frédéric, Montesquieu, « Lettres persanes », Neuilly-sur-Seine : Atlande, coll. « Clefs concours », 2013.

MARTIN, Christophe, Les Lettres persanes de Montesquieu, Paris : Presses universitaires de Paris-Sorbonne, coll. « Vif », 2013.

Sur Stendhal :

DEDEYAN, Charles, Stendhal chroniqueur, Paris : Didier, coll. « Etudes de littérature étrangère et comparée », 1962.

RANNAUD, Gerald, « Stendhal et la tentation de l’histoire », Romantisme, 2000, vol. 30, pp. 5-22 (disponible sur le site Persee.fr).

Sur la notion de « fiction » :

GENETTE, Gérard, Fiction et diction, Paris : Seuil, coll. « Points », 2004.

HAMBURGER, Kate, Logique des genres littéraires, Paris : Seuil, coll. « Poétique », 1986.

RICOEUR, Paul, Temps et récit, 2 vol., Paris : Seuil, coll. « Points », 1991.

 

Groupe 16 (Jean-Marc BENEDETTI)

Intitulé :Les trajectoires des transfuges de classe

            Perspectives : Un texte, même lorsqu’il se présente comme délibérément esthétique ou autobiographique, crée ou provoque un rapport d’interprétation et d’invention avec le politique. L’État ou le prince, l’Église ou la nature, l’oppresseur ou l’opprimé, la famille ou l’individu constituent, dans leurs liens, un des champs privilégiés de la littérature comme de nombreuses œuvres du XVIème siècle à aujourd’hui en témoignent. Le pouvoir, le politique et l’amour sont, dans la littérature contemporaine, intimement  liés. Des écrivains tels que Edouard Louis, Didier Eribon ou Annie Ernaux cherchent dans leurs oeuvres, résolument autofictionnelles et politiques, la façon dont le langage des autres nous définit. C’est pourquoi leurs écritures sont porteuses d’un double espoir : d’une part se défaire du langage des autres et, d’autre part, se réapproprier son propre langage. Écrire devient alors une forme de deuil et de renaissance. A travers les œuvres d’Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule, de Didier Eribon, Retour à Reims et Annie Ernaux, Retour à Yvetot,nous tenterons de comprendre comment cette volonté de dire le vrai, à travers un travail formel et stylistique, conduit surtout à une recherche de la vérité sur soi. Nous envisagerons les enjeux sociaux et culturels de notre époque, les formes du pouvoir et les idées politiques véhiculées par ces textes.

                Textes de références : lectures obligatoires

LOUIS Edouard, En finir avec Eddy Bellegueule, Paris, Points Seuil, 2014.

ERIBON Didier, Retour à Reims, Paris, Champs essais, 2010.

ERNAUX Annie, Retour à Yvetot, Paris, Editions du Mauconduit, 2013.

 

                Bibliographie (à compléter à la rentrée) :

ZOLA Emile, Germinal (éd. au choix).

SARTRE Jean-Paul, Les Mots (éd. au choix)

SARTRE Jean-Paul, Qu'est-ce que la littérature ?Collection « Idées » (n° 58), Gallimard. (A paru pour la première fois dans Situations, II en 1948).

LOUIS Edouard (ss. dir.) : Pierre Bourdieu. L’insoumission en héritage (PUF) / Revue Actes de la recherche en sciences sociales,N° 195, Dossier centres-villes Modèles, luttes, pratiques (Seuil).

GOLDMANN Lucien, Pour une sociologie du roman (1964).

Cahiers de psychologie politique, n°17 http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=1706

DUBOIS Vincent, « De la politique littéraire à la littérature sans politique ? Des relations entre champs littéraire et politique en France », https://halshs.archives ouvertes.fr

 

Groupe 17 (Emilie FORT-ORTET)

Titre : Les Liaisons dangereuses, du XVIIIe au XXIe siècle

Perspectives : L’oeuvre de Choderlos de Laclos est un roman incontournable du siècle des Lumières pour le portrait dressé d'une noblesse livrée à l'imagination de son oisiveté. Tant par le fond que par la forme, elle renouvelle le thème de la passion amoureuse et, traversant les scandales, elle crée un couple mythique très inspirant pour les siècles suivants. Notre cours montrera en quoi le roman, Les Liaisons dangereuses, se nourrit du topos de la passion amoureuse véhiculé jusqu'au XVIIIe siècle et comment il procède à sa réécriture sous l'angle du libertinage. Il cherchera à mesurer la singularité de cette œuvre et à comprendre les motivations et les modalités qui conduisent, aux XXe et XXIe siècles, à une réécriture romanesque, cinématographique ou encore théâtrale qui interroge encore la moralité de la passion.

Textes de référence (lectures obligatoires) :

LACLOS P. Choderlos de, Les Liaisons dangereuses, 1782, « Folio Plus Classiques » (n°5)

PERETTI C. de, Nous sommes cruels, 2008, « Le Livre de Poche ».

Bibliographie indicative (complétée à la rentrée) :

GUILLERAGUE, Lettres portugaises

MME DE LAFAYETTE, La Princesse de Clèves

ROUSSEAU, La nouvelle Héloïse

RICHARDSON, Clarissa Harlowe

 

Groupe 18 (Frédéric ROUSSILLE)

Titre : Écriture littéraire et politique

Perspectives : L’écrivain – ou celui que Platon nomme le poète, n’est expert en aucune matière. Touchant le gouvernement de la Cité, aucune autorité particulière ne devrait donc lui être reconnue. Cependant l’écriture littéraire a souvent constitué une légitimation à la prise de parole dans l’espace public. Nous examinerons les divers biais par lesquels cette légitimation s’est opérée, notre objectif étant moins de passer en revue les opinions de ceux qui se trouvent avoir fait des livres, que de montrer comment activité littéraire et intervention dans les affaires communes ont pu, au nom d’une seule et même nécessité, s’appeler l’une l’autre. Dans cette perspective, nous ne pourrons pas tenir pour préalablement acquises les notions de politique et de littérature. En revanche, il nous faudra les historiciser toutes deux. Pour chaque œuvre considérée et, plus largement, pour l’époque où elle fut produite nous nous demanderons, de la politique et de l’écriture littéraire, quelles conceptions furent à l’œuvre. Alors nous observerons combien la Révolution française et sa mise en récits par les auteurs romantiques bouleversèrent le paysage. Ainsi Hugo, lorsqu’il traite du peuple laborieux, ne fait ni de la politique ni de la littérature au sens où Agrippa d’Aubigné en faisait.

Textes de référence : (les 2 ou 3 lectures obligatoires seront indiquées à la rentrée)

D’AUBIGNÉ Agrippa, Les Tragiques.

CHAR, Feuillets d’Hypnos.

CORNEILLE, Horace.

GIRAUDOUX, Pleins Pouvoirs.

HUGO, Hernani.

MICHELET, Histoire de la Révolution française.

PLATON, La République.

 

Groupe 19  (Gauthier LIBERMAN)

Titre : L’état de guerre et l’attente de la guerre

Perspectives : On confrontera les réflexions d’un écrivain philosophe sur les origines de la guerre, la nécessité de la refuser et les moyens de l’éviter avec la mise en scène par un romancier poète de l’attente et du désir frustré de la guerre.

Textes et lectures obligatoires :

ROUSSEAU, Jean-Jacques, L'état de guerre (Arles, Acte Sud, 2000).

GRACQ, Julien, Le Rivage des Syrtes (Paris, Corti, 1951, plusieurs réimpressions).

Bibliographie :

THUCYDIDE, La Guerre du Péloponnèse (n'importe quelle traduction disponible).

CLAUSEWITZ, Carl von, De la Guerre (toute traduction disponible).

JÜNGER, Ernst, Sur les Falaises de Marbre, Paris, Gallimard, 1942 (plusieurs rééditions).

SARTRE, Jean-Paul, Les Chemins de la Liberté, Paris, Gallimard, 1945-1949 (cf. Sartre, Œuvres Romanesques, Paris, Gallimard, 1981).

BUZATTI, Dino, Le Désert des Tartares, Paris, Robert Laffont, 1949 (plusieurs rééditions).

SCHMITT, Carl, Machiavel, Clausewitz, Droit et Politique face aux Défis de l'Histoire, Paris, Krisis, 2007 (recueil de textes de C. Schmitt).

GRACQ, Julien, Manuscrits de Guerre, Paris, Corti, 2011.

  

Groupe 20 (Evelien CHAYES)

Titre : Philosophie et facétie : littérature et politique au XVIe siècle

Perspectives : Ce programme propose d’analyser deux types d’écriture politique de l’époque de la première modernité, le XVIe siècle. Il s’agit d’œuvres où la réflexion sur le gouvernement et le fonctionnement de la société passe soit par la forme de l’essai philosophique, soit par la parodie. Nous verrons comment les formes de l’écriture philosophique et fictionnelle sont indissociables des institutions et pratiques politiques mêmes.

Lectures obligatoires : (les 2 ou 3 lectures obligatoires seront indiquées à la rentrée)

Bredin le COCU, Formulaire fort récréatif, Michèle Clément, et al. (éds.), Paris, Classiques Garnier, 2009.

Etienne de LA BOÉTIE, Discours de la servitude volontaire, Claude Pinganaud (éd.), Paris, Arléa, 2007 ou l’édition de O. Guerrier et al., Neuilly, Atlande, 2015.

François RABELAIS, Gargantua, Françoise Joukovsky (éd)., Paris, Flammarion, 2007.

Guillaume BOUCHET, Serées, chapitre IX : « Des Juges, des advocats, des procès et plaideurs », dans Les Serées (1584-1597-1598) du libraire-imprimeur Guillaume Bouchet (1511-1594), texte revu et corrigé par Jean-Claude Arnould, Paris, Honoré Champion, 2006.

Jean BODIN, Les six livres de la République, Paris, Fayard, 1986.

Michel de MONTAIGNE, Essais, II.32, « Defence de Seneque et de Plutarque » ; III.6, « Des Coches » et III.7, « De l’incommodité de la grandeur ».

Bibliographie indicative :

AGRIPPA D’AUBIGNÉ, Les Tragiques.

MONTESQUIEU, Lettres persanes, préface de Paul Vernière, Paris, Le Livre de poche, 2005.

STENDHAL, Chroniques italiennes, préface de Béatrice Didier, Paris, Garnier-Flammarion, 1977.

CAZALS Géraldine et GEONGET Stéphan, Des « Arrests Parlans ». Les arrêts notables à la Renaissance entre droit et littérature, Genève, Droz, 2014.

DESAN, Philippe, Montaigne, une biographie politique, Paris, Odile Jacob, 2014.

GINZBURG, Carlo, Rapports de force : histoire, rhétorique et preuve, Paris, Gallimard – Le Seuil, 2003.

Nature et naturel : autour du Discours de la servitude volontaire, Cahiers La Boétie 4 (2014), Classiques Garnier, 2015.

Montaigne politique. Actes du colloque international tenu à University of Chicago (Paris), les 29 et 30 avril 2005, réunis par Philippe Desan, Paris, Honoré Champion, 2006.

POISSON, Jean-Paul, « Notariat et mentalités au XVIème siècle : Benoît de Troncy et son formulaire drolatique », Histoire, économie et société, 1-3 (1982), p. 343-359.

SENELLART, Michel, Les arts de gouverner. Du regimen médiéval au concept de gouvernement, Paris, Seuil, 1995.

TOURNON, André, « Un langage coupé… », dans Writing the Renaissance Essays. On Sixteenth-Century French Literature in Honor of Floyd Gray, Lexington, KY, French Forum, 1992, p. 219-231.

—, Montaigne, la glose et l’Essai, édition revue et corrigée, précédée d’un Réexamen, Paris, Honoré Champion Éditeur, 2000.

—, « ‘Ce que je discours selon moi...’ », Bulletin de la Société internationale des Amis de Montaigne, 49-1 (2009), p. 41-55.

—, « Le magistrat, le pouvoir et la loi », dans Les écrivains et la politique dans le Sud-Ouest de la France autour des années 1580. Actes du colloque de Bordeaux, 6-7 novembre 1981, Presses Universitaires de Bordeaux, 1982, p. 67-78.

 

(Anne-Laure CAYRE – 2 groupes à AGEN)

Titre : Littérature, absolutisme et engagement

Perspectives : Quel regard porte la littérature sur cet animal politique qu’est l’homme? Dans une première période du semestre, nous plongerons dans l’esthétique du grand siècle pour chercher à décrypter le discours politique qu'elle abrite sous des dehors souvent inattendus. La réflexion sur l'absolutisme et ses nécessaires limites nous conduira à nous interroger sur ce qui fait la grandeur de l'homme pour le moraliste mais aussi pour ses successeurs à l'instar de Beaumarchais et Balzac. Figaro nous permettra de mesurer que la noblesse n'est déjà plus où on l'attendait et les digressions politiques de la Duchesse de Langeais nous le confirmeront de manière paradoxale en mettant en scène la déliquescence d'une certaine aristocratie tout en proposant une alternative aux lois sociales et aux rapports de force qui règnent sous la Restauration. Avec les Feuillets d’Hypnos, nous verrons que c’est en définitive la révolte de l’homme et la primauté de l’engagement qui font sa grandeur. L’écriture sera alors liée à l’action et son rapport au politique sera parfois de l'ordre de l'inextricable.

Lectures de référence : (les 2 ou 3 lectures obligatoires seront indiquées à la rentrée)

PERRAULT, Peau d’Âne.

BEAUMARCHAIS, Mariage de Figaro.

BALZAC, La Duchesse de Langeais, « Folio »

CHAR, Feuillets d’Hypnos.

Bibliographie : donnée à la rentrée.

Évaluation (majeure & mineure) :

1ère session :

 Régime général : Contrôle continu 100% (questions, essai et/ou dissertation au choix de l’enseignant(e) + questions sur CM).

 Régime dispensés (contrôle terminal 100%): Écrit de 4h (questions, essai et/ou dissertation au choix de l’enseignant(e) + questions sur CM valant 5 points, soit 25% de la note).

2e session :

 Régime général et dispensés (contrôle terminal 100%): Écrit de 4h (questions, essai et/ou dissertation au choix de l’enseignant(e) + questions sur CM valant 5 points, soit 25% de la note).

Contrôle des connaissances

Évaluation (majeure & mineure) :

1ère session :

 Régime général : Contrôle continu 100% (questions, essai et/ou dissertation au choix de l’enseignant(e) + questions sur CM).

 Régime dispensés (contrôle terminal 100%): Écrit de 4h (questions, essai et/ou dissertation au choix de l’enseignant(e) + questions sur CM valant 5 points, soit 25% de la note).

2e session :

 Régime général et dispensés (contrôle terminal 100%): Écrit de 4h (questions, essai et/ou dissertation au choix de l’enseignant(e) + questions sur CM valant 5 points, soit 25% de la note).

Informations complémentaires

Les programmes de TD sont au choix de l’enseignant. Les étudiants ne connaîtront leur affectation dans un groupe qu’au moment de la rentrée. Seuls les étudiants inscrits à la FAD peuvent être sûrs du programme qu’ils devront suivre et peuvent donc commencer la lecture des œuvres.

A l’ensemble des étudiants, il est donc conseillé de lire pendant l’été au moins l’un des ouvrages cités dans la bibliographie du CM, et de consulter activement des anthologies de littérature française du Moyen âge à nos jours afin de développer les connaissances d’histoire littéraire.

 

Bibliographie

LECTURES CONSEILLÉES

 Textes littéraires :

AUBIGNE, Agrippa d’, Les Tragiques

LA BOETIE (Etienne de), Discours de la servitude volontaire

MONTAIGNE, Essais, III 6, « Des Coches » et III 7, « De l’incommodité de la grandeur ».

RABELAIS, Gargantua

LA BRUYÈRE, Les Caractères

CORNEILLE, Cinna

MOLIÈRE, Tartuffe, édition indifférente

RACINE, Bérénice

BALZAC, Le Colonel Chabert, Pocket Classiques

BALZAC, Le Lys dans la vallée

ARAGON, Aurélien

CELINE, Voyage au bout de la nuit

CÉSAIRE (Aimé), Discours sur le colonialisme (1955), Présence Africaine, 2011

DJEBAR (Assia), La Femme sans sépulture

DJAOUT (Tahar), Les Chercheurs d’os

DAENINCKX (Didier), Meurtres pour mémoire

CAMUS (Albert), La Peste (1947), Paris, Gallimard, coll. « Folio ».

MONTESQUIEU, Lettres persanes, préface de Paul Vernière, Paris : Le Livre de poche, coll. « Bibliothèque classique », 2005.

STENDHAL, Chroniques italiennes, préface de Béatrice Didier, Paris : Garnier-Flammarion, coll. « GF », 1977.

 

Textes critiques :

DENIS (Benoît), Littérature et engagement : de Pascal à Sartre, Le Seuil « Points essais », 2000.

GUCHET (Yves), Littérature et politique, Armand Colin, 2000.

ZWEIG (Stefan), Trois maîtres, Le Livre de poche / Biblio essais, n° 4356, 1988.

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