Traduction et intermédialité 6 - Université Bordeaux Montaigne

Traduction et intermédialité 6

Code ELP : LJO6U7

Composante : UFR Langues et Civilisations

Période de l'année : Semestre 6

Formes d'enseignement : Non accessible à distance

Mobilité d'études : oui

Description

Traduction et intermédialité 6

Enseignante : Isabelle Poulin

Programme : Pages et paysages : lire Rimbaud ici ou ailleurs

Corpus

- Arthur Rimbaud, Œuvres complètes, Flammarion, collection GF, 2016 (à acheter)

- Anthologie de traductions de poèmes de Rimbaud (distribuée en cours)

- Photographies (projetées en cours – issues d’un ouvrage épuisé Rimbaud parti, Jacqueline Salmon et Jean-Christophe Bailly, Marval, 2006).

 

Présentation du cours

L’objet du cours ne sera pas d’étudier l’œuvre complète d’Arthur Rimbaud, mais de s’interroger à travers elle (et quelques uns de ses poèmes) sur le rapport des œuvres d’imagination avec les paysages, à travers l’étude de deux gestes d’appropriation spécifiques : la traduction et la photographie.

Que veut dire, exactement, qu’Arthur Rimbaud est un poète « français » ? Assurément, et prioritairement, on entend par là qu’il est un poète de langue française. On sait toutefois que son projet était de « trouver une langue », comme il l’écrivit à son professeur de lycée. À la suite de Jean-Christophe Bailly (v. Le Dépaysement. Voyages en France, Points, 2012), nous ferons l’hypothèse que le qualificatif désigne plus profondément un attachement à des paysages – quand bien même l’on aspirerait à les quitter, comme le fit si souvent Rimbaud, pour aller penser ailleurs.

Pour vérifier cette hypothèse nous confronterons le travail photographique de Jacqueline Salmon sur les lieux de l’enfance de Rimbaud et celui des traducteurs de son œuvre (en diverses langues) : la première éclaire la façon dont les lieux sont investis par les œuvres d’imagination, les seconds donnent à voir, dans les écarts induits par le changement de langue, la façon dont les paysages (l’ancrage en un certain coin de la terre) façonnent l’imaginaire des langues.

Contrôle des connaissances

Session 1 : contrôle continu :

Écrit (sous la forme de mini-mémoire) consacré à l’étude précise de l’une des composantes des paysages rimbaldiens (au choix), à partir de traductions et/ou photographie(s).

- Première note (30%) : choix d’un corpus de poèmes associé à un élément de paysage (mi semestre).

- Deuxième note (70%) : mini-mémoire.

Session 2 : oral.

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