Berlin 1 - Université Bordeaux Montaigne

Berlin 1

Crédits ECTS : 3

Volume horaire CM : 24

Code ELP : LKD1M61

Composante : UFR Langues et Civilisations

Période de l'année : Automne

Formes d'enseignement : Non accessible à distance

Mobilité d'études : oui

Description

Berlin

Claire Kaiser : 6 premières séances du S1 :

« Berlin au cinéma et à travers les lieux de mémoire »

 

Ce cours s’appuiera sur des extraits de films de fiction ou de films documentaires

 

- 1°)  séquence introductive : Berlin capitale — tardive — de la Prusse jusqu’à celle de l’Allemagne réunifiée. On évoquera rapidement Weimar et le Troisième Reich, qui seront l’objet d’approfondissements par Nicolas Patin, pour se concentrer sur Berlin après 1945, notamment autour de la question de la division puis de la réunification de la ville.

- 2) Berlin comme lieu de mémoire : une approche architecturale et mémorielle autour de l’évolution – voire de la disparition – de 3 monuments architecturaux emblématiques de la ville :

  • Le Reichstag 
  • Le Palais de la République / Château de Berlin (Berliner Stadtschloss)
  • Le Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe

3 ) Berlin au cinéma (3 séances) : approche socio-culturelle, historique et esthétique à partir de films de différentes époques. On s’attachera à  quelques-uns des thèmes récurrents associés à la représentation filmique de la ville : A titre d’exemple, on peut citer le milieu ouvrier et les mutations de la grande ville devenue tentaculaire dans le cinéma des années 1920-1930 (Berlin, la symphonie de la grande ville / Berlin Alexanderplatz), la vision déréalisée de la vie en RDA après la réunification (Sonnenallee - 1990 et Good-bye Lenin -2004), où Berlin est à la fois l’emblème de la séparation entre l’Est et l’Ouest et celui d’un passé heureux. Ou encore pour le cinéma immédiatement contemporain, la représentation de Berlin comme ville-monde interlope et festive dans Victoria (2015)

 

Nicolas Patin : 6 dernières séances du S1

 

Séance n°7

La luxure et la dèche : Berlin sous la République de Weimar (1918-1933)

Histoire culturelle : littérature (Alfred Döblin, Ernst Haffner, Erich Kastner), le développement de la vie nocturne et homosexuelle, de la musique, de la peinture (Georg Grosz, Otto Dix, Max Beckmann), la modification de la place de la femme (Bubikopf, Anita Berber).

 

Séance n°8

Le Berlin national-socialiste : une utopie monstrueuse (1933-1945)

Histoire politique et architecturale : l’occupation de la rue par la violence des S.A., les S.A. Heim, la logique de défilé dans les jours de la Machtergreifung, l’incendie du Reichstag, les auto-dafés de la Bebelplatz, le camp d’Oranienburg. Puis, point de vue architecturale : les bâtiments nazis encore présents aujourd’hui (Ministère de Göring) et le projet de Germania. Destruction de Berlin.

 

Séance n°9

Berlin occupé par le « grand frère » : la présence militaire soviétique (1945-1994)

Histoire politique, militaire, sociale et architecturale : de l’arrivée de l’Armée rouge (question des viols de guerre, Günter Grass…) à 1994, une présence continue de 500 000 soldats (350 000 soldats et leurs familles) ont vécu sur le sol allemand. Les forces du GSSD (Gruppe der Sowjetischen Streitkräfte in Deutschland), en lien avec la NVA, ont marqué l’horizon allemand. Leur départ, avec la cérémonie officielle de Treptower Park, n’a pas effacé cette présence invisible : les camps ont été laissés à l’abandon, parfois récupérés pour des usages alternatifs (paintball, terrain de moto, festival de musique).

 

Séance n°10

Le Berlin des punks, des squats et des « autonomes »

Histoire sociale, politique et culturelle : de la répression du mouvement punk dans les années 1980 en RDA (Too much future, 2006), à l’arrivée de nombreux « autonomes » dans le Berlin de la réunification jusqu’à nos jours, la ville est devenue le symbole d’une vie politique alternative, ponctuée par la défense des squats et des modes de vie radicaux (Köpi, Rigaerstrasse, etc.), leur nettoyage violent (Mainzerstrasse, Liebigstrasse 14). Que reste-t-il aujourd’hui ?

 

Séance n°11

Le Berlin souterrain

Histoire sociale et architecturale : on n’envisage jamais les villes sous l’angle de leur « épaisseur souterraine », qui est pourtant toujours très riche (Paris, Rome…). Berlin n’échappe pas à la règle : bien qu’étant une ville très plate, son sous-sol est un véritable gruyère de Bunker – dont ceux d’Hitler et de Goebbels sont les plus connus – qui sont visitables aujourd’hui (Berliner Unterwelten). Le moment essentiel de cette découverte du sous-sol est celui du Berlin divisé : les stations de métros et les égouts sont fermés et grillagés pour empêcher de passer à l’Ouest. Des stations importantes deviennent alors « fantômes » (Geisterbahnhöfe).

 

Séance n°12

« Berlin Sampler » : Berlin en musique, musique à Berlin

Berlin a été une capitale musicale sans pareil, durant l’ensemble du XXe siècle. Chanté par les plus grands artistes (de Marlène Dietrich à David Bowie), elle a aussi été l’épicentre de renouveaux musicaux, dont l’émergence de la musique électronique dans les années 1990 est le plus récent.

 

Validation :

session 1 : contrôle terminal : écrit 1h (RG + CT)

session 2 : écrit 1h

 

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