Littérature comparée 2 - Université Bordeaux Montaigne

Littérature comparée 2

Crédits ECTS : 4

Code ELP : LDL2Y2

Lieu(x) d'enseignement : Bordeaux et agglomération

Composante : UFR Humanités

Langue d'enseignement : Français

Période de l'année : Semestre 2

Plage horaire : Journée

Description

Intervenants :

Majeures :  Céline Barral, D. Gachet, A.-L. Metzger, V. Partensky

Mineures : Anna Bouquet, Christine Dethan, Stanislas Gautier, Edgar Henssien, Eva Monclus-Baros, 

 Babel : Vérane Partensky

 

Présentation de l’UE (2017-2018):

Les cours à destination des étudiants de Lettres modernes sont consacrés à l’étude d’œuvres théâtrales. Le cours Babel s’inscrit dans une réflexion sur le roman. Les cours proposés en mineures sont conçus comme une initiation à la littérature comparée indépendamment d’un angle générique particulier.

 

Récapitulatif

 

Groupe 1

Céline Barral -  Théâtre politique au XXe siècle 

Groupe 2

Anne-Laure Metzger - Espace et temps du tragique. Figures de roi

Groupe 3

Delphine Gachet – Le mythe de Dom Juan

Groupe 4

Vérane Partensky – Théâtre du complot

Groupe 5

Anne-Laure Metzger - Espace et temps du tragique. Figures de roi

Groupe 6

Lettres Classiques

Groupe 7 Babel

Vérane Partensky - Le roman en procès  (Vérane Partensky)

Mineures

Les programmes indiqués ci-dessous sont susceptibles d’être modifiés.

 

Eva Monclus-Baros - Récits et Histoire du 20e siècle : mémoires conflictuelles au Proche Orient

 

E. Henssien - Imaginaire de la matière dans le roman contemporain

 

Edgar Henssien - Imaginaire de la matière dans le roman contemporain

 

Anna Bouquet - A déterminer

 

A déterminer

 

A déterminer

 

A déterminer

 

Christine Dethan - « Nommer et construire la mémoire qui nous manque »

FAD

Théâtre du complot (Vérane Partensky) : pour les dispensés, le programme proposé à la FAD est celui du groupe 5 (théâtre du complot) aussi bien pour les majeures que pour les mineures.

 

 
Programmes 

Important : les étudiants doivent se procurer les textes au programme dans les éditions indiquées à l’exclusion d’aucune autre. Pour l’examen, ils doivent impérativement se munir des œuvres et, le cas échéant, des fascicules de textes fournis par l’enseignant. On rappelle que, pour les commentaires, les textes ne sont pas généralement pas reproduits ; les étudiants qui n’auraient pas apporté les œuvres seront dans l’impossibilité de composer. L’utilisation d’une œuvre dans une autre édition que l’édition autorisée est assimilée à une fraude.

 

Lettres modernes

 

Groupe 1 - Théâtre politique au XXe siècle (Céline Barral)

 

Bertolt Brecht révolutionne à partir des années 1930, en Allemagne puis en exil, l’écriture théâtrale, le jeu et la mise en scène. En puisant dans des récits picaresques, dans des chroniques historiques ou dans des fables orientales, il propose un « théâtre épique », qui rompt avec les règles de l’action dramatique. Il critique radicalement l’illusionnisme et l’identification sur lesquels reposait l’expérience ordinaire du spectateur de théâtre : il propose de créer sur la scène des « effets de distanciation » pour que le théâtre agisse sur les croyances des spectateurs. L’œuvre de Brecht a profondément transformé le théâtre à travers le monde, en proposant un art engagé qui ne se contente pas d’énoncer des thèses. Sa réception en France est contrastée, enthousiaste puis nuancée chez le théoricien Roland Barthes, méfiante voire hostile chez un écrivain comme Albert Camus, dont le théâtre, très politique lui aussi, prend une tout autre direction. Camus conçoit le théâtre en termes non de dialectique mais de communion : le dramaturge doit réussir à « traduire les souffrances et le bonheur de tous dans le langage de tous », et être ainsi « compris universellement ».

Ces choix divergents dans la représentation et la pratique du politique nous invitent à relire de près les œuvres, qui se nourrissent de réécritures, de mythes, d’inventivité formelle, et non pas seulement de thèmes politiques. Nous serons amenés à mobiliser des notions clés du théâtre moderne – celles de parabole, d’allégorie, de situation –, à réfléchir à ce qui distingue un théâtre dramatique, un théâtre tragique et un théâtre épique, à comprendre ce que peut être un théâtre pour les « enfants de l’ère scientifique », qui sont aussi les enfants des totalitarismes et de la crise des idéologies.

Œuvres au programme :

ATTENTION : se procurer les livres dans la bonne édition. Seules les éditions au programme seront acceptées le jour des examens. Lire avant le début du semestre Mère Courage et ses enfants et Les Justes.

 

Bertolt Brecht, Mère Courage et ses enfants : chronique de la guerre de Trente ans, trad. de l’allemand par Guillevic, L’Arche, 2010 (1955).

—, La Vie de Galilée, tr. Eloi Recoing, L’Arche, 1990.

Albert Camus, Les Justes, éd. Pierre-Louis Rey, Gallimard, coll. « Folio Théâtre », 2008.

—, Les Possédés, éd. Pierre-Louis Rey, Gallimard, coll. « Folio Théâtre », 2010.

Bien lire l’appareil critique des éditions au programme.

 

Une brochure de textes sera distribuée en début de cours, contenant :

Un lexique sur le théâtre.

Grimmelshausen, L’Aventurière Courage, tr. de l’allemand par Jean Amsler, éd. La Nuée bleue / J.-C. Lattès, 1990, extraits (p. 13-21 ; p. 29-34 ; p. 107-114).

Brecht, « Effets d’éloignement dans l’art du comédien chinois », « Théâtre récréatif ou théâtre didactique », in Écrits sur le théâtre, Paris, L’Arche, 1972. 

Camus, « Discours de Suède », conférences de 1957 à l’occasion de la réception du prix Nobel : en ligne : http://classiques.uqac.ca/classiques/camus_albert/camus_albert.html

—, « Copeau, seul maître », in Œuvres complètes, t. IV, Gallimard, « Pléiade », 2008 ; « Sur l’avenir de la tragédie » (OC, t. III, p. 1111-1121), « Sur le théâtre » (OC, t. III, p. 1124-1128).

Article « Jacques Copeau », Encyclopédie Universalis, accessible via « Babord+ » (site de la BU).

Th. W. Adorno, « Engagement », in Notes sur la littérature, Paris, Flammarion, 2009.

Walter Benjamin, « Qu’est-ce que le théâtre épique ? (2e version) », in Essais sur Brecht, Paris, La Fabrique, 2003.

Peter Szondi, Théorie du drame moderne (1965), Belfort, Circé, 2006, chap. 1 : « Le drame ».

Jacques Rancière, Politique de la littérature, Galilée, 2007 : chap. « Le Gai savoir de Bertolt Brecht » (1979).

Jean-Pierre Sarrazac, La Parabole ou l’enfance du théâtre, Belfort, Circé, 2002, chap. 4 : « Brecht, la Parabelstück ».

 

Lectures complémentaires :

Brecht, Un homme est un homme, tr. Bernard Chartreux, Eberhard Spreng et Jean-Pierre Vincent, L’Arche, 1999.

—, Celui qui dit oui, celui qui dit non, in Théâtre complet, t. II, L’Arche, 1960.

—, Petit Organon pour le théâtre, L’Arche, 1990.

Camus, L’Homme révolté (1951), Gallimard, « Folio essais », 2013.

Roland Barthes, Essais critiques, Paris, Le Seuil, 1964.

Georges Bataille, « Le temps de la révolte », Critique, n° 56, janvier 1952. Disponible en ligne : www.larevuedesressources.org (onglet Idées, Controverses).

Jean-Paul Sartre, Un théâtre de situations (1973), Paris, Gallimard, 1992. Surtout « Théâtre épique et théâtre dramatique » (1960).

 

Précision sur le contrôle continu : test de lecture (10%), exercices écrits et oraux (40%), devoir sur table en 4h (dissertation ou commentaire composé au choix de l’enseignant) (50%).

 

Les étudiants dispensés doivent se préparer en lisant les quatre pièces au programme ET les extraits qui constituent la brochure. Ils peuvent demander celle-ci par mail à l’enseignante ou travailler seuls à partir de la bibliographie.

 

 

Groupes 2 et 5 - Espace et temps du tragique. Figures de roi : Œdipe, Lear, Bérenger Ier (Anne-Laure Metzger)

Ce cours est ouvert aux étudiants de Lettres classiques ayant choisi la mineure moderne.

 

Corpus

Sophocle, Œdipe Roi, éd. Sophie-Aude Picon, Folio Plus Gallimard

 

Shakespeare, La Tragédie du Roi Lear, Traduction J.-M. Desprats Folio Théâtre Gallimard

Ionesco, Le Roi se meurt, Folio, Gallimard

Attention : il est indispensable de se procurer le texte dans la version retenue pour le cours. Aucune autre édition ne sera acceptée.

 

Ce cours entend examiner la notion de tragique à partir de trois pièces relevant de lieux et d’époques différentes (Athènes, Ve siècle A.J.C., Angleterre, XVIIe s., France, XXe s.) Une approche théorique s’appuyant sur la lecture d’extraits de La Poétique d’Aristote et de ses relectures permettra de réfléchir à la notion d’hamartia, au processus de catharsis, ainsi qu’à la crainte et la pitié qui lui sont associées. On cherchera aussi à examiner la manière dont la tragédie a pu dériver vers une intrerprétation morale de la catharsis.

Parallèlement des notions d’histoire littéraire permettront de replacer chaque pièce dans le contexte qui l’a vu éclore : épanouissement du théâtre antique, théâtre élisabéthain, théâtre de l’absurde.

Enfin, la représentation de la royauté et du pouvoir dans les différentes pièces feront l’objet d’une réflexion comparée autonome.

Des approches variées seront retenues : commentaires de texte, notes de synthèse, exposés et comparaisons de traduction.

Groupe 3 -  Le mythe de Don Juan (Delphine Gachet)

 

Il s’agit dans ce TD d’étudier, en s’attachant à quelques œuvres emblématiques, le devenir du mythe de Don Juan. Quand Molière écrit son Dom Juan, pour la théâtre en 1665, quand Mozart et Da Ponte présentent Don Giovanni à l’opéra en 1787, ces auteurs reprennent mais aussi revisitent l’œuvre initiale de l’espagnol Tirso de Molina (El Burlador de Sevilla, 1630). A des époques différentes, dans des milieux culturels et linguistiques différents, comment cette figure littéraire majeure qu’est Don Juan évolue-t-elle ? Et dans quelle mesure fait-elle varier l’interprétation du mythe? Qu’est-ce qui, dans celui-ci, plait, intrigue, dérange ou fascine selon les temps et les lieux ?

Il s’agira d’interroger les œuvres au programme dans leur triple dimension : littéraire, scénique et dramaturgique.

Cette étude comparée pour s’enrichir d’excursions vers le cinéma (Don Juan ou le Festin de pierre de Bluwal (1965) / Don Giovanni, de Losey (1979)

 

Textes de référence  

(il est obligatoire que les étudiants acquièrent les éditions référencées ci-dessous)

MOLIERE , Jean-Baptiste Poquelin, dit. Dom Juan (1665), Paris, Flammarion, Coll. « GF Flammarion », 2013.

Lorenzo DA PONTE, Don Giovanni - Don Juan (1787), Michel Orcel (Traduction), Paris, Flammarion , Coll. « Garnier Flammarion / Théâtre bilingue », 1994.

Lectures complémentaires :

- Il est indispensable de lire le texte de Tirso de Molina (L’Abuseur de Séville)

Une bibliographie critique sera proposée aux étudiants à la première séance.

 

 

Groupe 4 – Théâtre du complot (V. Partensky)

Ce programme est proposé à la FAD

 

Ce programme propose de mettre en relation théâtre romantique et théâtre élisabéthain dans une réflexion qui permettra de réfléchir à la question des genres dramatiques, du traitement du politique au théâtre, et des relations entre représentation dramatique et secret, entre théâtre de la cité et conscience individuelle. Il sera l’occasion d’une exploration des fonctions et des modalités de l’écriture dramatique, mais aussi d’une réflexion sur les conditions du passage à la scène.

 

Textes de référence :

William Shakespeare, Macbeth, traduction Yves Bonnefoy, Gallimard, Folio classique, 2016

Friedrich Schiller, Les Brigands, Paris, L’Arche, 1998

 

Il est vivement conseillé de se référer au texte original au moins pour le texte anglais, que vous trouverez facilement sur internet.

 

Groupe 5 – voir ci-dessus (même programme que le groupe 2)

 

Programme Babel (Groupe 7)
Le roman en procès  (Vérane Partensky)

 

« La littérature n’est pas innocente, et coupable, elle devait à la fin s’avouer telle » : ce cours, qui explore deux romans consacrés à la mise en scène du mal, est conçu comme une réflexion sur ce jugement de George Bataille. Œuvre majeure du romantisme noir, Le Moine de Lewis raconte l’histoire d’une tentation et d’un pacte diaboliques. Texte initiatique, relatant la confrontation de l’innocence au monde et le nécessaire apprentissage du mal, ce roman, reçu comme une œuvre scandaleuse à la fin du XVIIIe siècle, a été rapidement diffusé dans toute l’Europe et a nourri l’imaginaire littéraire. Quelques lustres plus tard, Hoffmann s’empare de cette œuvre et en propose, avec Les Elixirs du diable, une magistrale réécriture. Conçu comme une initiation à la littérature comparée, ce cours permettra d’envisager une question de réception et de mettre en évidence la manière dont les œuvres dialoguent entre elles. On s’intéressera à la manière dont le texte de Lewis s’inscrit dans le champ littéraire du roman gothique qui s’épanouit à la fin du XVIIIet on étudiera la question de l’appropriation littéraire, par Hoffmann tout d’abord, qui met en scène dans son roman la lecture du roman de Lewis, puis par Antonin Artaud, auteur surréaliste qui traduit le Moine ou plutôt, pour reprendre ses propres termes, donne « une sorte de ‘copie’ en français du texte anglais original ». On s’intéressera ainsi au jeu de la référence littéraire et aux questions d’intertextualité ainsi qu’à la question de la traduction et de la réécriture et on verra, plus largement, comment ces romans mettent en scène les pouvoirs, les séductions et les dangers du langage.

 

Corpus :

Attention : les étudiants doivent nécessairement se procurer les œuvres du corpus dans les éditions indiquées ci-dessous à l’exclusion d’aucune autre (il est important que nous ayons tous la même traduction et la même pagination).

— Antonin Artaud, Le Moine (de Lewis) Paris, Gallimard, Folio n° 690, 1966

— E. T. A. Hoffmann, Les Elixirs du diable, traduction Alzir Hella et Olivier Bournac, Paris, Stock, 2002

Des textes critiques seront distribués aux étudiants au cours du semestre. Ils devront faire l’objet d’une lecture particulièrement attentive. On pourra également consulter utilement le texte de Lewis en langue originale et, pour les étudiants ayant fait de l’allemand, celui d’Hoffmann, dans les éditions souhaitées. A titre indicatif :

— Lewis, The Monk, Penguin Classics, 1998

— E. T. A Hoffmann, Die Elixiere des Teufels, Reclam, 1975

 

Programmes Mineures Lettres (Initiation à la littérature comparée)

 

Les programmes des mineures seront précisés ultérieurement.

Objectifs

Approche comparatiste de la littérature.

Compétences visées

Analyse littéraire.

Contrôle des connaissances

1ère session :

Régime général : contrôle continu

Dispensés : contrôle terminal – écrit 4h

2e session : régime général et dispensés : contrôle terminal – écrit 4h

Nature de l’épreuve : Commentaire, dissertation ou essai au choix de l’enseignant

Informations complémentaires

Seul le programme de Mme Partensky est proposé à la FAD.

Ce programme est proposé aussi bien en majeure qu’en mineure.

Le programme de Madame Metzger est offert en Lettres classiques au titre de la mineure.

Matières dispensées

< Liste des matières

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