Préparation Agrégation interne d'Espagnol - Université Bordeaux Montaigne

Préparation Agrégation interne d'Espagnol

Présentation

Description

Agrégation Interne d’Espagnol

INSCRIPTIONS 2018-2019 : 

Les dossiers d'inscription seront disponibles à partir du 2 juillet 2018.
Les inscriptions administratives ouvriront le 9 juillet 2018.

Pour toute demande d'inscription, veuillez contacter la Direction de la Scolarité à l'adresse : scolarite@u-bordeaux-montaigne.fr. (scolarite @ u-bordeaux-montaigne.fr;)en précisant l'intitulé de la formation à laquelle vous souhaitez vous inscrire, en joignant un CV détaillé (IMPORTANT : indiquez si vous avez déjà été inscrit dans notre université) (tél. : 05 57 12 44 02). 

Tarif de la formation : 750 €

Le seuil d'ouverture est fixé à 10 inscrits minimum.
Les personnes intéressées et souhaitant s'inscrire à la formation sont priées d'assister à la réunion d'information et/ou de prendre contact avec l'enseignant responsable avant la fin du mois de juin.
En-deçà du seuil de 10 inscrits, la formation ne pourra ouvrir à la rentrée 2018 ; la décision d'ouverture sera prise début septembre. 

Réunion d'information :
MERCREDI 13 juin 2018 à 17h (Bâtiment A - salle A203 - 2ème étage)

Session 2019 : 

Le Département d’Études Ibériques, Ibéro-américaines et Méditerranéennes de l’Université Bordeaux Montaigne offre pour la session 2019 une préparation aux épreuves écrites d’admissibilité et aux épreuves orales d’admission à l’Agrégation interne d’espagnol.

Programme de la session 2019
Concours interne de l'agrégation et CAER-PA
Section langues vivantes étrangères : espagnol

1   – Julio Cortázar, Rayuela (Edición conmemorativa 50 aniversario), Alfaguara, 2013

2    – L'Oriente péruvien entre construction régionale, intégration nationale et internationalisation du marché (1845-1932)

3   – Ana María Matute, Paraíso inhabitado

4   – Après 98 : les fantômes de l'Empire. Amputations, recentrage et velléités d'expansion (1898-1930)

 

1   – Julio Cortázar, Rayuela

Rayuela (1963) est le deuxième roman publié par Julio Cortázar, après Los premios (1960) et deux autres tentatives préalables, El examen et Divertimento, qui ne parurent qu'après sa mort. Il constitue la pierre angulaire de son cycle romanesque qui se poursuit avec 62, modelo para armar (1968), s'achève avec El libro de Manuel (1973) et incarne le dessein d'élaboration d'une nouvelle écriture romanesque qui questionne les bases mêmes du genre. Car Rayuela est une expression majeure de l'élan néo-avant- gardiste des années soixante. Inspiré de pratiques comme le collage, fortement influencé notamment par le surréalisme et son refus d'accepter un réel figé, le roman de Cortázar, à partir d'une écriture très littéraire maîtrisant la tradition et les pratiques rhétoriques et stylistiques, tente de s'en dégager pour atteindre une parole autre, qui rende compte de l'hétérogénéité et de la multiplicité du réel. Rayuela, en ce sens, ouvre le romanesque à d'autres discours, déterritorialisant le narratif littéraire aussi bien vers le poétique que vers le prosaïque. Si Julio Cortázar apparaît comme l'un des maîtres incontestés du récit court, aux côtés de Jorge Luis Borges, faisant preuve à travers ses différents recueils de contes et nouvelles de la maîtrise d’une fonctionnalité narrative qui ne tolère aucun écart, avec Rayuela, il démontre que le roman est avant tout un territoire d'inventivité et de liberté. A la fois kaléidoscope et puzzle, comme l'a observé S. Yurkievich, Rayuela exalte le potentiel ludique et se propose comme un jeu fictionnel dont  les composantes peuvent être combinées librement et comme un jeu avec le langage qui renvoie nécessairement aux enjeux du monde. Défini comme un "anti-roman", voire comme une parodie du genre, Rayuela est assez représentatif de l'esprit d'une époque. Il naît à un moment où, en Europe et plus particulièrement en France, on diagnostique un état agonique du roman et où différentes œuvres d'auteurs hispano-américains, par leur vitalité et leur modernité, viennent contredire ce soi-disant constat, comme le signale Carlos Fuentes dans son essai La nueva novela hispanoamericana (1969). Rayuela, ainsi que La ciudad y los perros (1963) de Mario Vargas Llosa ou La muerte de Artemio Cruz (1962) de Carlos Fuentes sont ces premiers titres représentatifs du phénomène littéraire et éditorial connu sous le nom de 'boom" du roman hispano- américain. Lors de sa parution, il apporte à Julio Cortázar une reconnaissance et un succès immédiats et marque les lecteurs, devenant une référence pendant plusieurs décennies. Il conviendra donc d'étudier cette œuvre au programme, ses caractéristiques fictionnelles et sa portée romanesque, sans omettre de s’interroger également sur la lecture que l'on peut en faire aujourd'hui.

Edition de référence:

-     Julio Cortázar, Rayuela (Edición conmemorativa 50 aniversario), Alfaguara, 2013

 

Bibliographie indicative:

 

Cortázar, Julio, Rayuela, Ed, Julio Ortega y Saúl Yurkievich, Colección Archivos 16 / ALLCA XX, 1991.

-------------------, Rayuela; pról. y cronología Jaime Alazraki, Caracas, Biblioteca Ayacucho 1988.

-------------------, “Situación de la novela” en Obra crítica/2 (ed. de Jaime Alazraki), Madrid: Punto de lectura, 2004.

-------------------, Clases de literatura. Berkeley, 1980, Alfaguara, 2013.

-------------------, Cartas 1955-1964, 2, Biblioteca Cortázar - Alfaguara, 2012.

-------------------, Ana María Barrenechea, Cuaderno de bitácora de "Rayuela", Buenos Aires, Editorial. Sudamericana, 1983.

 

Alazraki, Jaime, Hacia Cortázar: aproximaciones a su obra, Barcelona, Anthropos, 1994.

Alegría Fernando, “Rayuela o el orden del caos”, Revista Iberoamericana, Pittsburgh 35, n° 69, sept-dic, 1969, pp. 459-472.

Amoros, Andrés, “Rayuela (Nueva lectura), Anales de literatura hispanoamericana, Madrid, n° 11, 1972, pp. 281-319.

Barrenechea, Ana María, "La estructura de Rayuela de Julio Cortázar" (1968). Textos hispanoamericanos. Caracas, Monte Avila, 1978.

---------------------------------, “Los dobles en el proceso de escritura de Rayuela”, Revista Iberoamericana, Pittsburgh 49, n° 125, oct-dic, 1983, pp. 809-828.

--------------------------------, “Horacio en el proceso de escritura de Rayuela: pre-texto y texto”, Sur, Buenos Aires, n° 350-351, 1982, pp. 45-63.

Boldy, Steven, The novels of Julio Cortázar, Cambridge University Press,1980.

Giacoman, Helmy F. (Ed.), Homenaje a Julio Cortázar: variaciones interpretativas en torno a su obra, New York, Las Américas, 1972.

González Bermejo, Ernesto, Conversaciones con Cortázar, Barcelona, EDHASA, 1978.  Jitrik, Noé (dir.) La vuelta a Cortázar en nueve ensayos, Buenos Aires, C. Pérez Editor, 1968. Lastra, Pedro, (Ed.) Julio Cortázar, Madrid, Taurus, 1986.

Manzi, Joaquín (Ed.) Cortázar, de tous les côtés, La licorne n° 60, 2002.

Ortega, Julio, “ Julio Cortázar: Rayuela. La contemplación y la fiesta”, Ensayos sobre la novela latinoamericana, Lima, Ed. Universitaria, 1968, pp. 29-43.

Peyrats Lasuén, Pilar, Jazzuela: el jazz en Rayuela, la novela de Julio Cortázar, Ed. Corre la voz si, 2014. Prego, Omar, La fascinación de las palabras. Conversaciones con Julio Cortázar, Barcelona, Muchnik 1985. Premat, Julio, "Dar el salto. Los comienzos de Rayuela", Cuadernos LIRICO n° 9, Homenaje a Ana María Barrenecha, 2013, Teresa Orecchia Havas (ed.), en ligne (journals.openedition.org/lirico/).

Gnutzmann Rita, Rayuela de Julio Cortázar, Madrid, Alhambra,1989.

Rodriguez Monegal, Emir, “Morelli, el autor de Rayuela”, Eco, Bogotá, 28, n°173, marzo 1975, pp. 470-480. Sarlo, Beatriz, “Releer Rayuela desde El cuaderno de Bitácora”, Revista Iberoamericana, Pittsburgh 51, n° 132-133, julio-dic, 1985, pp. 939-952.

Sicard, Alain, (Ed.) Lo lúdico y lo fantástico en la obra de Cortázar, Centre de Recherches en littérature latino-américaine, Poitiers/Fundamentos, T. 1 y 2, 1986.

Yurkievich, Saúl, Julio Cortázar: mundos y modos, Barcelona, Minotauro, 1997. Zampaglione, Héctor, El París de Rayuela: homenaje a Cortázar, 1997.

 

Numéro spécial Julio Cortázar : Revista Iberoamericana N° 84-85:, 39, Jul-Dic 1973.

 

2          –    L'Oriente    péruvien    entre    construction    régionale,     intégration    nationale    et internationalisation du marché (1845-1932)

Lorsque le Pérou devient indépendant en 1821, les terres situées à l'est du nouvel État – Amazonie andine et Selva baja – demeurent, en grande partie, inexplorées et sont peu, voire pas, reliées au reste du pays.

Les tentatives de colonisation de la Couronne espagnole s’étaient heurtées aux nombreuses et fortes résistances indigènes, à la rareté de métaux précieux et à un type d'activités extractives ne favorisant pas l'implantation permanente de colons. Les zones où une installation durable avait été possible étaient le Nord- Est (la région de Maynas) et la Selva Central. Les missions avaient été l'autre forme de pénétration et d’occupation de cet espace, mettant en place des mécanismes de contrôle temporel, spirituel et culturel des populations indigènes.

Dans les premières décennies de l'ère républicaine, marquées par l'instabilité politique, les différents gouvernements s'efforcent, avec peu de succès, de fixer les limites des territoires orientaux et lancent des programmes d'exploration – destinés en particulier à trouver des voies de circulation fluviales et terrestres – et de colonisation. Ainsi au milieu des années 1840, le Président Castilla engage-t-il une politique orientale, dans le cadre plus vaste de réformes qui, à travers la mise en œuvre d'un « processus de modernisation capitaliste », doivent favoriser l'intégration du pays à une économie de libre-échange ainsi que la construction de l'État-nation, modèle considéré comme source de progrès.

La seconde moitié du XIXe siècle voit se multiplier les politiques de démarcation et d'intégration de l'Oriente péruvien dans des proportions et avec des résultats variables. Plusieurs facteurs poussent en effet la jeune République à essayer d'intégrer ses terres « lointaines » au territoire national, en cours de construction : solution à des problèmes agraires naissants et remède aux effets dévastateurs de la défaite face au Chili, lors de la Guerre du Pacifique (1879-1883) qui matériellement a signifié la perte de territoires riches en nitrates au sud du pays et qui, symboliquement et psychologiquement, a eu une portée considérable.

À partir des années 1880, l'exploitation du caoutchouc naturel est à l'origine d'un boom économique qui provoque une mise en valeur et une colonisation de l'Oriente, jusqu'alors inédites. Le cycle du caoutchouc dure jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. S'il fait entrer l’espace oriental péruvien sur la scène nationale et internationale, il entraîne des bouleversements majeurs dans l'organisation socio-économique de la région, toujours aux dépens des populations indigènes. En même temps il a des effets sur  le processus de construction nationale, qui se prolongeront jusqu'aux années 30 : en particulier, sur la redéfinition des frontières orientales (conflits Pérou-Colombie; Pérou-Équateur) ; défense de la souveraineté et fabrique d'imaginaires.

Orientations thématiques

-   Territorialisation de l'Oriente : explorations, missions et colonisations

-   Centralisme et régionalisme

-   Capitalisme, matières premières et marchés internationaux

-   Résistances et asservissement des populations indigènes

-   Réactivation du mythe de El Dorado

-   Perceptions et représentations des indigènes de la Selva

 

Documents pouvant faire l'objet d'une épreuve orale (ELE)

Carlos Rey de Castro, Carlos Larrabure y Correa, Pablo Zumaeta y Julio César Arana

--- La defensa de los caucheros, Monumenta Amazonica, CETA, IWGIA, Iquitos, 2005.

  • p. 73-157 : le texte de Carlos Rey de Castro au Consul de sa Gracieuse Majesté
  • p. 255-266 La lettre du même auteur au directeur du Daily News
  • p. 305-329 Conclusion de C. Rey de Castro et collection de photos (le caoutchouc a donné lieu à une guerre des images très importante)
  • p. 333-338 Lettre de Julio César Arana, le plus gros « baron » du caoutchouc péruvien
  • p. 339-363 Article de C. Larrabure y Correa (juriste péruvien renommé qui a publié une volumineuse documentation historique, géographique et juridique sur le Loreto, de 1770 à 1908).

 

Bibliographie indicative

-          Barclay Rey de Castro Frederica, El Estado Federal de Loreto, 1896. Centralismo, descentralismo y federalismo en el Perú a fines del siglo XIX, IFEA/CBC, Lima, 2009.

-          Chirif Alberto, Cornejo Chaparro Manuel (eds.), Imaginario e imágenes de la época del caucho: los sucesos del Putumayo, Lima, CAAAP, IWGIA, UCP, 2009.

-          Contreras Carlos, Cueto Marcos, Historia del Perú contemporáneo: desde las luchas por la independencia hasta el presente, Lima, Instituto de Estudios Peruanos, 2007.

-          Demelas Marie-Danielle, L'invention politique : Bolivie, Équateur, Pérou au XIXe siècle, Paris, Éditions Recherches sur les Civilisations, 1992.

-          García Jordán Pilar :

---- La construcción de la Amazonía andina (siglos XIX-XX). Procesos de ocupación y transformación de la Amazonía peruana y ecuatoriana entre 1820 y 1960, coord. P. García Jordán, Quito, ed. Abya-Yala, 1995.

---- Fronteras, colonización y mano de obra indígena en la Amazonía Andina (siglos XIX-XX). La construcción del espacio socio-económico amazónico en Ecuador, Perú y Bolivia (1792-1948), ed.

 

P. García Jordán, Fondo Editorial de la Pontificia Universidad Católica del Perú/Universitat de Barcelona, 1998.

---- Cruz y arado, fusiles y discursos. La construcción de los Orientes en el Perú y Bolivia, 1820- 1940, IFEA, IEP, Lima, 2001.

---- Dossier : « La Amazonía andina », Revista de Indias, vol. LXI, n° 223, sept-dic. 2001, p. 487- 647.

-          García Jordán Pilar, Sala i Vila Nuria (coord.), La nacionalización de la Amazonía, Barcelona, Publicacions de Universitat de Barcelona, 1998.

-          Lagos Olivier, Arana, rey del caucho.Terror y atrocidades en el Alto Amazonas, Buenos Aires, Emecé Editores, 2005.

-          Ordinaire Olivier :

--- Du Pacifique à l'Atlantique par les Andes péruviennes et l'Amazone, Paris, Plon, 1892. Rééd. Besançon, Editions La Lanterne magique, 2008.

--- Version espagnole : Del Pacífico al Atlántico y otros escritos, Monumenta Amazonica, Edición crítica e introducción de Fr.-Marie Casevitz, trad. J. Levistre-Ruiz et R. Landa, Lima, CETA/IFEA, 1988.

Roux Jean-Claude, L'Amazonie péruvienne, un Eldorado dévoré par la forêt, 1812-1910, Paris, L'Harmattan, 1994.

-          Sala i Vila Nuria, Selva y Andes. Ayacucho (1780-1929). Historia de una región en la encrucijada, Madrid, CSIC, 2001.

-          San Román Jesús, Perfiles históricos de la Amazonía peruana, Iquitos, CETA, CAAAP, IIAP, 1994, 2a edición (1a ed., 1975).

-          Santos Granero Fernando, Barclay Frederica:

---- Órdenes y desórdenes en la selva central. Historia y economía de un espacio regional, Lima, IEP, IFEA, FLACSO-ED, 1995.

---- La Frontera Domesticada. Historia económica y social de Loreto, 1850-2000, Lima, Pontificia Universidad Católica del Perú Fondo Editorial 2002.

-          Sérier Jean-Baptiste

---- Histoire du caoutchouc, Paris, Éditions Desjonquères, 1993.

---- Les Barons du caoutchouc, Paris, Éds CIRAD-Khartala, 2000.

-          Varese Stefano

--- La Sal de los Cerros, Retablo de Papel Ediciones, INIDE, Lima, 1973.

--- Traduction en français : Résistance et utopie dans l’Amazonie péruvienne. Le sel de la montagne, Paris, L’Harmattan, 2015.

 

3   – Ana María Matute, Paraíso inhabitado

Dans son discours d’entrée à l’Académie Royale Espagnole (daté de 1996, lu le 18 janvier 1998), intitulé El bosque, Ana María Matute n’hésite pas à prendre la « defensa de la fantasía » et accorde une place importante à la mémoire, à l’imaginaire, à l’imagination, aussi bien dans ses romans pour adultes que dans ses récits pour enfants. Aussi n’est-il pas surprenant de retrouver ces thématiques dans le roman qu’elle publie en 2008, Paraíso inhabitado qui raconte l’histoire d’une fillette, Adriana (Adri).

Le récit fait appel à la mémoire d’une narratrice adulte qui rapporte ses souvenirs d’enfant, une mémoire qui cache ou révèle certains pans des premières années vécues dans une famille bourgeoise où tout n’est qu’égoïsme, apparence et hypocrisie. Le monde des adultes – « el mundo de los Gigantes » – n’est souvent pas compris par la fillette qui ne saisit que par bribes les échanges entre adultes. La narration alterne avec de nombreux dialogues et propose des points de vue, des focalisations et des niveaux narratifs pluriels.

Ce roman amène à se pencher sur la période de l’enfance, synonyme ici de solitude, d’innocence mais aussi de cruauté, et les liens qu’elle tisse avec le monde adulte où le pessimisme semble de mise. L’imagination entretient des liens étroits avec l’imaginaire et de la mémoire surgissent de nombreuses émotions (peur, bonheur, nostalgie, douleur, angoisse…) tout au long d’un récit linéaire dont la temporalité n’est pas toujours chronologique et avec pour toile de fond la IIe République et le début de la Guerre civile espagnole. Les récits mythiques et merveilleux (la figure énigmatique de la Licorne) sous-tendent tout le récit. L’écriture est

faite de métaphores, images, synesthésies, personnifications, animalisations, chosifications propres au langage enfantin, au monde de la lecture, et à l’oralité. Les palimpsestes sont nombreux : intertextualités, rapports textes-images, rapports images-images (intericonicités) sont au cœur de l’écriture de la romancière qui se nourrit de nombreuses références livresques (romans, contes…) mais aussi visuelles (peintures, bandes dessinées, films…), ce qui favorise les effets de mises en abyme (le théâtre de marionnettes).

 

Bibliographie

Sur le roman espagnol contemporain

  • ASÍS GARROTE María Dolores de, Última hora de la novela en España, Madrid, Eudema Universidad, 1992.
  • BONELLS Jordi, Le roman espagnol contemporain. De 1939 à nos jours, Paris, Nathan Université, 1998.
  • BOUJU Emmanuel, Réinventer la littérature, Toulouse, PUM, 2001.
  • BUSSIERE-PERRIN Annie (coordinatrice), Le roman espagnol actuel. Tendances et perspectives, 1975- 2000, Université de Montpellier, Editions du CERS, 1998.
  • BUSSIERE-PERRIN Annie (coordinatrice), Le roman espagnol actuel. Pratique d’écriture, Université de Montpellier, Editions du CERS, 2001.
  • CHAMPEAU Geneviève (textes réunis par), Référence et autoréférence dans le roman espagnol contemporain, Bordeaux, Maison des Pays Ibériques, 1994.
  • CHAMPEAU Geneviève (éd.), Relaciones transestéticas en la España contemporánea, Presses Universitaires de Bordeaux, 2011.
  • CHAMPEAU Geneviève, CARCELÉN Jean-François, TYRAS Georges (editores), Nuevos derroteros de la narrativa española actual, Prensas Universitarias de Zaragoza, 2011.
  • FLORENCHIE Amélie et TOUTON Isabelle (ed.), La ejemplaridad en la narrativa española contemporánea (1950- 2010), Vervuet-Iberoamericana, Franckfurt-Madrid, 2011.
  • FLORENCHIE Amélie et SANTA CRUZ Maylis (dir.), Référentialité / auto-référentialité : roman espagnol contemporain, Bulletin Hispanique, tome 116, n°2, décembre 2014.
  • JOLY Monique, SOLDEVILA Ignacio, TÉNA, Jean, Panorama du roman espagnol contemporain, Université de Montpellier, Editions du CERS, 1979.
  • LISSORGUES Yvan (éd.), La rénovation du roman espagnol depuis 1975, Toulouse, P.U.M, 1991.
  • MAURICE Jacques (sous la direction de), Le roman espagnol au XXe siècle, Université de Paris X, 1997.
  • MERLO-MORAT Philippe, Littérature espagnole contemporaine, Paris, PUF, 2013.
  • NAVARRO DURÁN Rosa, Enciclopedia de escritores en lengua castellana, Barcelona, Planeta, 2000.
  • NOYARET Natalie (dir.), La narrativa española de hoy (2000-2010), La imagen en el texto (I), Bern, Peter Lang, 2011.
  • NOYARET Natalie (dir.), La narrativa española de hoy (2000-2010), La imagen en el texto (II), Bern, Peter Lang, 2012.
  • NOYARET Natalie (dir.), La narrativa española de hoy (2000-2010), La imagen en el texto (III), Bern, Peter Lang, 2014.
  • ORSINI-SAILLET Catherine (éd.), Aspects du roman espagnol actuel (1990-2010), Revue des langues néo-latines, n°354, septembre 2010.
  • PÉRES Christine (éd.), Raconter le corps dans l’Espagne d’aujourd’hui, Carnières-Morlanwelz, Lansman Editeur, 2003, 128 p.
  • PÉRES Christine (éd.), Au commencement du récit, Carnières-Morlanwelz, Lansman Editeur, 2005, 223 p.
  • RÉDA-EUVREMER Nicole, La littérature espagnole au XXe siècle, Paris, Armand Colin, 1998
  • RICO Francisco (éd.), Historia y crítica de la literatura española, t. IX, Darío Villanueva y otros, Los nuevos nombres: 1975-1990, Barcelona, Editorial Crítica, 1992.
  • RICO Francisco (éd.), Historia y crítica de la literatura española, t. IX, 9/1, Los nuevos nombres: 1975- 2000, Primer suplemento, Barcelona, Editorial Crítica, 2000.
  • VALLS Fernando, La realidad inventada. Análisis crítico de la novela española actual, Barcelona, Crítica, 2003.
Sur l’œuvre d’Ana María Matute
  • ANTONI TESSIER Aude, La réécriture des contes de fées dans la littérature espagnole de l’après- guerre. L’exemple d’Ana María Matute, thèse de doctorat sous la direction de Sadi Lakhdari, Université de Paris IV, 2008.
  • BUSSY Solange, L’affrontement fratricide dans l’œuvre d’Ana María Matute, thèse de doctorat sous la direction de Geneviève Champeau, Université Michel de Montaigne, 2005.
  • CAI XIAOJIE, El mundo de la infancia y otros temas alusivos en la narrativa realista y fantástica de Ana María Matute, Salamanca, Ed. Universidad de Salamanca, 2012
  • COUFFON Claude, « Una joven novelista española: Ana María Matute », Cuadernos del Congreso para la Libertad de la Cultura, 54, noviembre 1961, p. 52-55.
  • DOYLE Michael Scott, « Entrevista con Ana María Matute: ‘Recuperar otra vez cierta inocencia’ »,

Anales de la literatura española contemporánea, 10. 1-3, 1985, p. 237-247

  • FUENTE DE LA Inmaculada, Mujeres de la posguerra. De Carmen Laforet a Rosa Chacel. Historia de una generación, Barcelona, Planeta Historia y sociedad, 2002, p. 124-157.
  • GAZARIAN-GAUTIER Marie Lise, Ana María Matute. La voz del silencio, Madrid, Espasa Calpe, 1997.
  • JONES Margaret, The literary world of Ana María Matute, Lexington, University of Kentucky, 1970, 144 p.
  • MARTÍNEZ PALACIO Javier, «Una trilogía novelística de Ana María Matute», Ínsula n°219, 1965, febrero, p. 1 y 6-7.
  • NICHOLS Geraldine, Escribir, espacio propio: Laforet, Matute, Moix, Tusquets, Riera y Roig por sí mismas, Institute for the Study of Ideologies and Literatur, Minneapolis, vol. 7, 1989, p. 31-69.
  • PAOLI Anne, « Les limites du pouvoir des contes pour enfants dans Primera memoria, de Ana María Matute », in La littérature pour enfants dans les textes hispaniques, Textes réunis et présentés par Michel Moner et Christine Pérès, L’Harmattan, Paris, 2004, pp. 225-240.
  • PAOLI Anne, « Luciérnagas, de Ana María Matute, ou la rencontre de l’autre: un essai infructueux d’une mise au propre des “brouillons de soi” », in Identité/altérité dans la culture hispanique aux XX°et XXI° siècles, Textes réunis et présentés par Catherine Orsini-Saillet et Alexandra Palau, Hispanística XX, n°29, 2011, p. 221-231.
  • PAOLI Anne, « Ana María Matute », in Natalie Noyaret (ed), La narrativa española de hoy (2000-2010). La imagen en el texto (II), Leia, Vol. 25, Peter Lang, 2012, p.1-26.
  • PÉRES Christine, « Parcours féminins dans deux récits pour enfants : Carmen Martín Gaite, Caperucita en Manhattan (1990) et Ana María Matute, El verdadero final de la Bella Durmiente (1995) », in Moner, Michel et Pérès, Christine (Textes réunis et présentés par), La littérature pour enfants dans les textes hispaniques, Infantina, Paris, L’Harmattan, 2004, pp. 153-175.
  • REDONDO GOICOECHEA Alicia, « Mujer y espacio narrativo », in Escribir Mujer. Narradoras Españolas Hoy. Actas del XIII Congreso de Literatura Española Contemporánea, Universidad de Málaga, 2000, p. 223-23.
  • ROMA Rosa, Ana María Matute, Grandes escritores castellanos, colección dirigida por Luis de Castresana, Madrid, Epesa, 1971.
  • SANZ VILLANUEVA Santos, «La generación del Medio Siglo», in Francisco Rico, Historia y crítica de la literatura española, Domingo Ynduráin, Época contemporánea (1939-1980), Barcelona, Crítica, 1981, p. 331-345.
  • TENA Jean, «Les "Anciens" : Gonzalo Torrente Ballester, Camilo José Cela, Miguel Delibes… Ana María Matute», in Annie Bussière-Perrin (coord.), Le roman espagnol actuel. Tendances et perspectives 1975-2000, Tome I, Editions du CERS, Montpellier, 1998, p. 25-56.
  • VAN PRAAG-CHANTRAINE André et Jacqueline, « Ana María Matute ou la Recherche de l’Enfer perdu », in Synthèses, revue européenne mensuelle et internationale, vol 17, 1962, p. 59-78.
  • VILANOVA Antonio, « Ana María Matute: el mundo de la niñez durante la guerra civil o la corrupción de la inocencia », in Novela y sociedad en la España de posguerra, Barcelona, Lumen, 1993, p. 298-321.
  • VILLALBA ALVAREZ Marina, Mujeres novelistas en el panorama del siglo XX, Ed de la Universidad de Castilla la Mancha, 2000.

 

Sur Paraíso inhabitado

  • BÓRQUEZ Néstor, “Memoria, infancia y guerra civil: el mundo narrativo de Ana María Matute” in Revista

Scielo – Olivar, vol. 12, n° 16, La Plata, julio-diciembre de 2011, p. 157-199, ISSN 1852-4478.

  • LORENZO, José Manuel. “La herida del tiempo en la infancia: Lectura de Paraíso inhabitado de Ana María Matute”. En: CLIJ: Cuadernos de literatura infantil y juvenil, Año nº 27, nº 262, 2014, p. 18-25.
  • NOYARET Natalie, « La representación del paraíso y del infierno en la novela española actual (2000- 2013) », in Natalie Noyaret (ed), La narrativa española de hoy (2000-2013). La imagen en el texto (3), Leia, Vol. 32, Peter Lang, 2014, p. 273-274.
  • PAOLI Anne, «Paraíso inhabitado de Ana María Matute: jeux inattendus entre transgressions et transmissions», in Catherine Orsini-Saillet (Textes réunis par), Transmission/Transgression, Hispanística XX, Université de Bourgogne, 2011, p.249-260.
  • PAOLI Anne, « Bas les masques : une interprétation des personnages farfelus dans Paraíso inhabitado, d’Ana María Matute », in Epifanio Ajello, Vincent d’Orlando, Sylvie Loignon, Natalie Noyaret (eds.), Le personnage farfelu dans la fiction littéraire (XXe et XXe siècles) des pays européens de langues romanes, colloque international Université de Caen 9-11 octobre 2014, Avellino (Italie), Sinestesie, septembre 2016, p. 425-436.
  • PEDRAZA Pilar, "Ana María Matute o las ficciones de la pena", Claves de la razón práctica, n° 236, p. 166-175.
  • PIÑA Begoña, « Los laberintos del paraíso », Qué leer, n° 165.
  • POLANCO ALONSO José Luis , “Ana María Matute: la niñez, paraíso inhabitado”, Peonza: Revista de literatura infantil y juvenil, Nº 111, 2014, p. 37-45
    • PONS BALLESTEROS María Mercedes, « El paraíso inhabitado de Ana María Matute : Entre la realidad y la fantasía » in Revista TAVIRA, n°25, 2009, p. 209-223.
    • SALABERT GONZÁLEZ Juana. “Ana María Matute, a este lado del paraíso”. En: Campo de Agramante, nº. 22, 2015, p. 5-18.
    • SANTA-CRUZ Maylis. “Un autre monde est-il possible? Paraíso inhabitado d'Ana María Matute”. En: Bulletin hispanique, vol. 116, nº 2, 2014, p. 549-561.
    • SIMÓN María. “Paraíso inhabitado, de Ana María Matute”. En: Crítica, Año 59, nº. 959, 2009 (Ejemplar dedicado a: Enredados en la red), p. 104.

 

Webographie
  • AYUSO PÉREZ Antonio, « Yo entré en la literatura a través de los cuentos », Entrevista a Ana María Matute, in Espéculo, revista digital, n°35, abril 2006,
  • SANZ VILLANUEVA Santos, Paraíso inhabitado de Ana María Matute. Reseña en el Cultural
  • -, Paraíso inhabitado: novela de Ana María Matute, sur le site Mater et magistra,

 

4   - Après 98 : les fantômes de l'Empire. Amputations, recentrage et velléités d'expansion (1898-1930)

La période choisie s’ouvre sur le coup de tonnerre de 1898, non pas en raison du traumatisme qu'il représenta, mais parce que, paradoxalement, il conduisit l'Espagne à un recentrage sur elle-même et à un décollage économique. L'année 1930, quant à elle, renvoie au départ du Général Primo de Rivera, à un moment d'essoufflement économique et politique qui vient refermer une période d'expansion régulière, favorisée par des verrous politiques et soutenue par une idéologie de la nation et de l'empire, qui n’est pourtant à l'époque plus qu'un fantôme.

La perte des derniers morceaux de l'Empire colonial espagnol amplifia une crise de conscience profonde de l'Espagne, ainsi que la crise sociale et politique d'une Restauration qui peinait à se maintenir en place sans avoir recours à la violence politique. Cependant, le rapatriement de capitaux de Cuba avait, de fait, obligé l'Espagne à se recentrer afin de tenter de reprendre le contrôle de son économie et pour la première fois depuis longtemps, le budget revenait à l'équilibre (réformes Villaverde), des entreprises étaient créées qui survivront à une bonne partie du XXe siècle, comme Hispano-Suiza, Boetticher et Navarro. L'industrie se développa et se diversifia. Durant la Première Guerre mondiale ensuite, les matières premières que les conditions stratégiques empêchaient d'exporter en Angleterre et en France rencontraient sur place capitaux et main d'œuvre : l'expansion se poursuivait. Après la crise de 1917 qui marqua un coup d'arrêt, le développement reprit sous le Général Primo de Rivera, moyennant un fort contrôle étatique mais aussi une ouverture aux investissements étrangers.

Un tel développement, même s'il demeurait modeste, entraîna des changements substantiels : émigration intérieure, renforcement du rôle économique de Madrid, qui devint le centre bancaire, poursuite du développement des organisations populaires, mise en place de politiques d'instruction générale et de formation professionnelle, premières revendications féministes et premières réformes sociales. Pour contenir les aspirations d'une partie de la société à une meilleure répartition des richesses, on s’appuya sur l'Église et son catholicisme social ; sur l'armée, qui outre son rôle de police, voulut prendre en main le développement industriel à partir de 1916 ; sur des formes de gouvernement autoritaires. Pour l'Espagne, il s’agissait désormais de prendre l’empire sur soi, quitte à opérer un contrôle sur une grande partie de la population.

La projection impériale reprit sous deux formes principales : une aventure coloniale, au Maroc (1907-1925), un discours défendant une communauté de religion, de langue et de culture, la raza, élément nodal de l'hispano-américanisme. Projection que Lorenzo Delgado qualifia « d’empire de papier », pour définir les aspirations du premier franquisme.

C’est ainsi que la question pourra se décliner selon trois orientations principales : 1/ le recentrage économique, base d'une nouvelle projection impériale ;

2/ les diverses façons d'envisager la réduction de toutes les dissensions internes ;

3/ le discours du nationalisme espagnol, de l'hispano-américanisme et ses contradicteurs.

 

Document pouvant faire l'objet d'une épreuve orale (ELE) :

Joaquín Costa, Oligarquía y caciquismo como la forma actual de gobierno en España, 1901. Édition nue, Biblioteca digital hispánica, Bibliothèque nationale d'Espagne. [http://bdh.bne.es/bnesearch/detalle/bdh0000094382]

 

Indications bibliographiques Documents primaires

-   Législation espagnole 1661-1959, Gazeta

-   AAVV, Documentos de historia contemporánea de España, Madrid, Actas, 1996.

-   Álvarez Rey, Leandro, Bajo el fuero militar. La Dictadura de Primo de Rivera en sus documentos (1923- 1930), Séville, Université, 2006.

-   Artola, Miguel (dir.), Partidos y programas políticos, tome II, Madrid, Alianza, 1995.

-   Tuñón de Lara, Manuel (dir.), Textos y documentos de historia moderna y contemporánea (siglos XVIII- XX), Barcelone, Labor, 1985.

 

Ouvrages généraux

Outre les livres de Raymond Carr (España 1808-2008, Barcelone, Ariel, 2009, version largement révisée et augmentée de son España 1808-1939 de 1969) et la Historia de España Labor (tomes VIII et IX) dirigée par Manuel Tuñón de Lara (1985), candidats et préparateurs pourront consulter les ouvrages de référence suivants :

- Historia de España Tercer Milenio, Madrid, Síntesis, 2005. Volumes de Miguel Ángel Bernal et Antonio Parejo, La España liberal (1868-1913). Economía ; Manuel Suárez Cortina, La España liberal (1868-1917). Política ; Antonio Parejo Barranco et Andrés Sánchez-Picón, La modernización de España (1917-1939). Economía et Ángeles Barrio Alonso, La modernización de España (1917-1939). Política y sociedad.

-   Casanova, Julián ; Gil Andrés, Carlos, Breve historia de España en el siglo XX, Barcelone, Ariel, 2012.

-   Juliá, Santos ; García Delgado, José Luis ; Jiménez, Juan Carlos y Fusi, Juan Pablo, La España del siglo XX, Madrid, Marcial Pons, 2003.

-   Martorell, Miguel ; Juliá, Santos, Manual de historia política y social de España (1808-2011), Barcelone, RBA, 2012.

-   Tortella, Gabriel, El desarrollo de la España contemporánea. Historia económica de los siglos XIX y XX, Madrid, Alianza editorial, 1999.

 

Travaux spécialisés

-    Aróstegui, Julio ; Balcells, Albert ; Elorza, Antonio ; Maurice, Jacques ; Palafox, Jordi ; Pérez Ledesma, Manuel (coord.), La crisis de la Restauración. España, entre la primera guerra mundial y la II República, II Coloquio de Segovia sobre Historia Contemporánea de España, dirigido por Manuel Tuñón de Lara, Madrid, Siglo XXI, 1986.

-   Ben-Ami, Shlomo, La dictadura de Primo de Rivera 1923-1930, Barcelone, Planeta, 1983.

-   Carnero Arbat, Teresa (coord.), Ayer, n°28, 1997, El reinado de Alfonso XIII, spécialement les articles de Jordi Palafox, « Las luces y las sombras del crecimiento económico 1900-1930 » y de Borja de Riquer,

« Francesc Cambó, un regeneracionista desbordado por la política de masas ».

-   García Delgado, José Luis, La modernización económica en la España de Alfonso XIII, Madrid, Espasa- Calpe, 2002.

-    González Calleja, Eduardo, La dictadura de Primo de Rivera. La modernización autoritaria 1923-1930, Madrid, Siglo XXI, 2006.

-     Marcilhacy, David, Raza hispana. Hispanoamericanismo e imaginario nacional en la España de la Restauración, Madrid, Centro de Estudios Políticos y Constitucionales, 2010.

-    Niño Rodríguez, Antonio, « Hispanoamericanismo, regeneración y defensa del prestigio nacional (1898- 1931) », in Pedro Pérez Herrero, Nuria Tabanera (coord.), España-América Latina: un siglo de políticas culturales, 1993, Madrid, Asociación de Investigación y Especialización sobre Temas Iberoamericanos, AIETI, p. 15-48.

-    Niño Rodríguez, Antonio, « La superación del aislamiento español tras el "desastre" 1898-1907 », in Hipólito de la Torre Gómez, Juan Carlos Jiménez Redondo (coord.), Portugal y España en la crisis de entresiglos (1890-1918), Madrid, UNED, 2000, p. 203-259.

-   Portero, Florentino (coord.), Ayer, n°49, 2003, La política exterior de España en el siglo XX.

-    San Román, Elena, Ejército e industria: el nacimiento del INI, Barcelone, Crítica, 1999, spécialement le chapitre 3, «La movilización industrial », p. 89-139.

-   Serrano, Carlos, Final del Imperio. España 1895-1898, Madrid, Siglo XXI, 1984.

-    Tusell, Javier ; Avilés, Juan et Pardo, Rosa, La política exterior de España en el siglo XX, Madrid, Biblioteca Nueva/UNED, 2000.

 

Sur Joaquín Costa

-   Costa, Joaquín, Oligarquía y caciquismo como la forma actual de gobierno en España, édition d'Alberto Gil Novales, Saragosse, Guara, 1982.

-   Costa, Joaquín, Oligarchie et caciquisme comme forme actuelle de gouvernement en Espagne, édition de Simon Sarlin, Paris, ENS Ulm Éditions, 2009.

-   Cheyne, George J.G., Joaquín Costa, el gran desconocido, Barcelone, Ariel, 2010.

-   Fernández Clemente, Eloy, Estudios sobre Joaquín Costa, Saragosse, Université, 1989.

-   Gil Novales, Alberto, Estudios costistas, Saragosse, Institution Ferdinand le Catholique, 2014.

-    Gómez Benito, Cristóbal, Joaquín Costa y la modernización de España, Madrid, Chambre des députés, 2011.

-   Mainer, José-Carlos, Joaquín Costa en su centenario, Boletín de la Institución libre de enseñanza, n°82, octubre 2011.

-   Maurice, Jacques et Serrano, Carlos, J. Costa: crisis de la Restauración y populismo (1875-1911), Madrid, Siglo XXI, 1977.

-    Peiró, Ignacio ; García Soria, María ; Mainer, José-Carlos, catalogue de l'exposition Joaquín Costa : el fabricante de ideas, Saragosse, Gouvernement d'Aragon, 2011.

 

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