SID Internationaux - Université Bordeaux Montaigne

Séminaire interdisciplinaire doctoral International

Ecriture numériques et éditorialisation
(4e édition)

Organisation

  • Canada
    •  Université de  Montréal
  • France   
    •  Université  Bordeaux-Montaigne
    •  Ecole  Doctorale, MICA EA 4426, Institut des  Humanités  Digitales de Bordeaux,  
    • Institut de  Recherche  et  d’innovation de Centre Pompidou.


Horaires: les  jeudis  de 17H30 à 19H30
Calendrier: 6 et 8 séances entre novembre 2015 et  juin 2016.
Moyen technique: dispositif de  visioconférence

Programme

  1. Séance 1 - Profil et collectif : Autonomie et hétéronomie de la production identitaire
  2. Séance 2 - Corps  et  Profil
  3. Le profil est-¬il «immatériel», ou bien y a-¬t-¬il une matérialité du profil ? Peut-on parler d'un corps  du profil ?    L’identité numérique est souvent  présentée comme une question d’image  –  une  image de marque qui assure notre visibilité sur le web. Quel rôle tient désormais l'image dans la production des profils ? De quelle manière peut-elle participer à la production identitaire ? Peut-on parler d'une corporalité du profil ?
  4. Séance 3 - Editorialisation de l’universitaire : le projet humanum-‐edinum  
  5. Séance 4 -Le profil comme production de réel 
  6. Séance 5 - Profils : détournements et création
  7. Séance 6 - Le Profil comme architecture du savoir  
  8. Séance  7 - De la confession à la confiscation.  Hermeutique du sujet  et  régimes de la  trace
  9. La journée Humanités digitales du MICA: «L’immersion dans les données» 

Séance 1 - Profil et collectif : Autonomie et hétéronomie de la production identitaire

(Louise Merzeau, Université  Paris Ouest, 19 novembre, 17H30-19H30)

Le profil est une co-construction par les plateformes, les réseaux et les personnes. L’individu qui s’éditorialise est d’abord soumis aux dispositifs. L’éditorialisation de soi ? Est-elle le stade ultime d’une aliénation aux logiques de profilage, comme dans les formes extrêmes de quantified-self ? Ou désigne-t-elle une voie de la production de son identité ?

Séance 2 - Corps  et  Profil

(Servanne Monjour, Université de Montréal, 10 décembre, 19H30-17h30)

Le profil est-¬il «immatériel», ou bien y a-¬t-¬il une matérialité du profil ? Peut-on parler d'un corps  du profil ?    L’identité numérique est souvent  présentée comme une question d’image  –  une  image de marque qui assure notre visibilité sur le web. Quel rôle tient désormais l'image dans la production des profils ? De quelle manière peut-elle participer à la production identitaire ? Peut-on parler d'une corporalité du profil ?

Séance 3 - Editorialisation de l’universitaire : le projet humanum-‐edinum  

(Gérard Wormser, Sens Public, 7 janvier, 17h39-19H30)  

Peut-on concevoir une forme d’indépendance de son profil individuel dans l’éditorialisation  numérique en libre accès d’une production intellectuelle de longue durée ? Les traces numériques, personnelles et professionnelles, s’accumulent au cours des années et décennies, formant un corpus diffus, peu rationalisé dans sans cohérence d’ensemble, ni aisément maîtrisable quand aux effets d’images identitaires qu’elles produisent. Le “profil” qui en résulte par sédimentation de traces  numérique interagit avec les relations socio-professionnelles quotidiennes et les projets  d’activités envisageables voir avec les carrières.  

Séance 4 -Le profil comme production de réel 

(Jérôme Valluy, UTC/Paris 1, 21 janvier, 17H30-19h30)

Comment les transactions identitaires n’affectent pas seulement la présence numérique, mais aussi les modes d’existence des choses. Nous interagissons en permanence avec notre environnement : c'est là une donnée anthropologique centrale. . Cet environnement relationnel forme en quelque sorte le filtre de nos actions : il contribue à leur donner un cadre d'opérationnalisation, permet diverses anticipations, récursivités, transactions et expérimentations dont les effets en retour nous assignent une identité.

Séance 5 - Profils : détournements et création

(Servanne Monjour, Université de Montréal 18 février, 17H30-19H30)

De quelle manière des usages non standard de certaines plateformes sociales peut être un acte de résistance? Est-¬ce de la résistance politique ? Quels en sont les  enjeux ?  Les plateformes comme Amazon, DailyMotion ou YouTube fournissent des environnements formatés pour des usages spécifiques ouvert au public. Quels environnements numériques permettent-¬ils une certaine créativité ? Les logiciels de blogs ? Des espaces dédiés à la création numérique en réseau ? Ou bien pouvons-¬nous repérer des usages détournés et inventifs des plateformes standard comme  Instagram,Tumblr ou Twitter ?

Séance 6 - Le Profil comme architecture du savoir  

(Louise Merzeau, Université  Paris Ouest, 17 mars)

Comment l'éditorialisation de soi sert de matrice et de cartographie pour la traversée des  espaces numériques, le repérage dans des ensembles de données, le réglage des distances  informationnelles.

Séance  7 - De la confession à la confiscation.  Hermeutique du sujet  et  régimes de la  trace

(Franck Cormerais, Amar Lakel, Bordeaux-Montaigne – 21 avril, 17h30/19H30)
organisée dans le cadre de l’offre de L’Ecole doctorale

L'évolution  des  techniques de soi est accompagnée par un nouveau régime de traces qui se démultiplie dans le développement  des plateformes  de  publication  en  ligne  (blog,  réseaux  sociaux,  social  bookmark, économie du partage). Ce régime de la trace numérique contribue à la mutation d'un  rapport à soi à travers les thèmes de la conversion (métanoïa) et de la confession (aveu). Une  herméneutique du sujet aujourd'hui ne peut se concevoir sans un détour par la convertibilité des  données  et  les  modes  d'écriture  associés  à  des  «  exercices  existentiels  ».  Entre  confession  et  confiscation  se  joue  un  destin  d'une  individuation qui relance, à travers les Humanités digitales et ses méthodes, la question difficile d'une définition actuelle de l'auteur. 

La journée Humanités digitales du MICA: «L’immersion dans les données» 

12 mai – 9h30/19H30  organisée dans le cadre de l’offre de L’Ecole doctorale

Les technologies immersives les plus manifestes comme la production de simulations paraissent les plus emblématiques d’une immersion qui vise à substituer à un monde «réel» ou «naturel», une reconstruction produite par des moyens artificiels. Les développements contemporains de l'informatique attestent d'un renouvellement de cette question initialement circonscrite dans le champ de la réalité virtuelle. L'informatique ubiquitaire et le développement qui lui est consubstantiel des travaux sur l'expérience utilisateur (UX Design) tendent à faire de l'immersion un principe centrale de l'IHM d'aujourd'hui : immersion non plus dans l'interface mais dans le monde physique lui-même augmenté.
Matin : Horizon de la  recherche  (invité: Bruno Bachimont)

Après-midi : 14H -17H30 colloque 
(Olivier Le Deuff, David Pucheux, Bordeaux-Montaigne – 12 mai,17h30-19h30)

L’importance croissante des usagers dans les processus de catégorisation et de classification des données numériques (indexation, recommandation, évaluation) qui fonde en grande partie  la valeur ajoutée du web  dit  collaboratif  ou  social  n’atteste  pas  simplement  d’une  volonté  d’optimiser  l'accessibilité  à  ces  mêmes  données  :  elle  constitue  en  effet une porte ouverte sur les désirs et les intentions des individus. Ce “désir de profilage” des usagers, cette libido sciendi qui portent sur l’identité des usagers  s’inscrit  dans  une  double  visée  à  la  fois prédicative  et  heuristique.  Cette pénétration au sein de la sphère de l’intime se poursuit sur les territoires des corps et de la sexualité qui s’exprime par l’utilisation notamment des tags sur les  sites de vidéos pornographiques librement consultables.

Juin atelier : clôture dans le cadre de Futur en Seine

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