Séminaires interuniversitaires - Université Bordeaux Montaigne

Séminaires interuniversitaires

2017 - 2018

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Quels enjeux et méthodes pour l'interdisciplinarité scientifique ?

La formation doctorale proposée vise à enrichir la culture scientifique des jeunes chercheurs-ses doctoraux en suivant un parcours à travers les grands enjeux contemporains des relations entre sciences de la nature et sciences humaines.[
Alors que la recherche scientifique est communément identifiée à la recherche expérimentale en sciences de la nature, la demande sociale et institutionnelle croissante pour des sciences finalisées (visant un « impact sociétal ») requiert une implication renforcée des sciences humaines et sociales dans les projets. Les chercheurs-ses de chacunes de ces disciplines se trouvent alors confrontées à des obstacles épistémologiques importants dans la structuration de leurs collaborations (qu’il s’agisse de la manière de poser ou d’identifier les problèmes qu’il s’agit de traiter dans le projet, ou de définir l’articulation des diverses disciplines dans leurs contributions respectives au projet). Forts de l’expérience de nombreuses collaborations interdisciplinaires entre sciences de la nature et sciences humaines et sociales, les intervenants dans cette formation se proposent de construire avec les doctorant-e-s une boîte à outils à la fois théorique et opérationnelle pour faciliter leur circulation dans des projets de plus en plus interdisciplinaires.
Prévue sur six séances, la formation s’efforcera, sur la base d’exemples notionnels et concrets, de mettre en évidence la nécessité d’un travail d’acculturation scientifique volontariste pour satisfaire aux contraintes à la fois épistémologiques et institutionnelles des projets de recherche impliquant une proportion d’interdisciplinarité.
Le public visé est très large, dans la mesure où il s’adresse aussi bien aux jeunes chercheurs-ses en sciences de la nature qu’aux jeunes chercheurs-en sciences humaines et sociales. De la même manière, les intervenants proviendront également des deux champs disciplinaires.

La demande d’interdisciplinarité et la difficulté à interagir scientifiquement : obstacles épistémologiques et disciplinaires

Organisé par Cédric Brun

Intervenants : Cédric Brun et Pascal Ragouet (UB)

Séance 1 - Introduction générale
Vendredi 26 janvier 2018, 10h30-12h30 / MLR001 

 Il s’agira d’établir un état des lieux de l’exigence croissante de collaboration scientifique interdisciplinaire, en identifiant les risques d’inféodation de certaines disciplines à l’égard d’autres et en montrant dans quelle mesure la construction d’une culture de l’interdisciplinarité peut se révéler scientifiquement pertinente.

Les buts de la science : entre quête de la vérité et efficacité de l’intervention sur le monde

Organisé par Cédric Brun et Thomas Pradeu (CNRS)

Séance 2 :
Jeudi 15 février 2018,  9h30-11h30
Université de Bordeaux – Site Carreire - salle conférence institut de génomique fonctionnelle - Bordeaux

Il s’agira de montrer dans cette séance que les sciences ne poursuivent pas toujours et uniformément les mêmes buts, et que cette diversité de buts a des conséquences profondes sur les présupposés théoriques, sur les méthodes et les connaissances produites. Saisir explicitement quel type de finalité poursuit un projet de recherche contribue de manière cruciale à la capacité à dialoguer entre chercheurs-ses.

 

Les langues scientifiques : richesse et obstacle de l’équivoque

Organisé par Cédric Brun

Séance 3 :
Vendredi 16 février 2018, 10h30-12h30 / MLR001

 La séance visera à identifier les difficultés épistémologiques qui surgissent du fait du vocabulaire scientifique mobilisé par les chercheurs-ses. La séance sera structurée autour du cas de l’immersion d’un chercheur en philosophie de la biologie au sein d’un laboratoire d’immunologie.

Réductionnisme et pluralisme scientifique

Organisé par Cédric Brun et Thomas Boraud (CNRS)

Séance 4 :
Jeudi 15 mars 2018, 9h30-11h30
Université de Bordeaux – Site Carreire - salle conférence institut de génomique fonctionnelle - Bordeaux

 Le réductionnisme a mauvaise presse auprès des chercheurs-ses en sciences humaines et sociales. Ils et elles y voient un risque de dissolution de leurs recherches dans un néopositivisme. Pourtant la méthode des sciences de la nature expérimentales est fondamentalement réductionniste (en un sens précis que nous définirons) et a montré sa pertinence du point de vue empirique et théorique. Dans cette intervention, nous tâcherons de mettre en évidence que le réductionnisme n’a pas perdu de sa pertinence mais qu’il doit aller de pair avec un pluralisme scientifique qui ne se résume pas à une juxtaposition de discours hétérogènes.

Les outils de la science et les biais épistémiques

Organisé par Cédric Brun

Intervenants : Cédric Brun et Jan Pieter Konsmann (CNRS)

Séance 5 :
Vendredi 13 avril 2018, 9h30-11h30
Université de Bordeaux – Site Victoire – Salle Denucé – Bordeaux

 Dans cette séance, nous reviendrons sur la manière dont les outils d’enquête et de diffusion de la recherche scientifique affectent non seulement la portée, mais également la validité des résultats scientifiques si l’on ne prend pas garde, lors de la construction du projet de recherche et son opérationnalisation.

Conférence de clôture (en anglais)


Organisé par Cédric Brun

Invitée : Valerie Gray Hardcastle (University of Cincinnati)

Séance 6 :
Mercredi 25 avril 2018, 14h00-16h00 / MLR001

 

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