Une maquette grandeur nature du site archéologique de la chapelle Jau-Dignac et Loirac - Université Bordeaux Montaigne

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Une maquette grandeur nature du site archéologique de la chapelle Jau-Dignac et Loirac

Vue aérienne du site archéologique (Cl. F.Didierjean 2009)

Le site archéologique de « La Chapelle » à Jau-Dignac et Loirac (Gironde), a été mis en valeur et ouvert au public le 17 juin 2016. Après huit années de fouilles programmées (entre 2001 et 2009), dirigées par Isabelle Cartron, professeur d’histoire et d’archéologie médiévale à l’Université Bordeaux Montaigne et Dominique Castex, directrice de recherche CNRS à l’université de Bordeaux, le site est désormais visible et accessible par l’intermédiaire d’une maquette grandeur nature qui matérialise les vestiges archéologiques.

Une importante occupation humaine dans le Bas-Médoc


Vue de la maquette lors de l’inauguration du site en juin 2016 (Cl. J.-M. Lourenço)
Situé en bordure de l’estuaire de la Gironde, le site est découvert fortuitement lors de travaux agricoles en 2000. Après le rachat du terrain par la commune de Jau-Dignac et Loirac, une surface d’environ 500 m2 est fouillée, mettant au jour une superposition dense de vestiges allant du Ier au XVIIIe siècle.
Durant l’Antiquité, entre le Ier et la fin du IVe siècle, le site est occupé par un temple gallo-romain plusieurs fois remanié et progressivement abandonné.
Par la suite, les ruines du temple sont transformées en une petite église funéraire associée à un cimetière qui fonctionne du VIIe au début du XIe siècle.
Bague du sarcophage SP014 (Cl. L.Gauthier – Mairie de Bordeaux)

 

Les plus précieux objets trouvés durant les campagnes de fouilles ont été mis au jour dans les sépultures du VIIe siècle situées à l’intérieur de l’église. Ces différents artéfacts couplés à l’analyse archéo-anthropologique de la population inhumée permettent de reconnaître une communauté familiale d’origine aristocratique.


Restitution de la chapelle Saint-Siméon (Aquarelle Lucien Arnaud)
L’église familiale est détruite avant le XIIe siècle puis remplacée par une chapelle consacrée à saint Siméon qui perdura jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Aujourd’hui, il ne subsiste que l’empreinte des murs de la chapelle ainsi que les vestiges d’un petit cimetière au sud de l’édifice. Le toponyme du site archéologique ainsi que du quartier provient de la mémoire de la chapelle Saint-Siméon.

 

La valorisation du site à l’aide d’une maquette grandeur nature

Les vestiges bâtis ont été enfouis et protégés, remplacés par un « fac-similé »

présentant les principaux édifices successifs. Cette restitution étonnante et pédagogique, conçue par l’architecte C. Le Maréchal, est dominée par une passerelle en bois sur laquelle sont disposés des panneaux explicatifs (réalisés grâce au programme LabEx Sciences archéologiques de Bordeaux, ANR-10-LABX-52 intitulé "Mémoires d’églises").

Le site a également été inscrit dans un circuit de randonnée en Médoc.

Les pièces archéologiques les plus remarquables sont visibles dans l’exposition permanente du Musée d’Aquitaine. Une plaquette explicative sur l’histoire du site, réalisée par les éditions Ausonius, sera disponible prochainement.

Contact
ACASC
05 56 09 53 18
infos @ sitelachapelle.fr
www.sitelachapelle.fr

Accès libre au public – Visites guidées sur rendez-vous


Relevé et dessin des vestiges archéologiques (D.Kawe et D.Boyer-Gardner)
Une vingtaine d’apprentis archéologues et anthropologues sont venus y acquérir une formation pratique sous la forme d’un stage professionnel des universités de Bordeaux et de Bordeaux Montaigne.


Soutiens et partenaires
Cette opération archéologique a bénéficié du soutien financier et logistique du Ministère de la Culture, du CNRS (Institut Ausonius UMR 5607 et PACEA UMR 5199), de la commune de Jau-Dignac-et-Loirac, de la région Nouvelle Aquitaine, de la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, ainsi que des associations les "Vieilles Pierres de Queyrac " et l’Association Communale du site de "La Chapelle" (ACASC).

La maquette a été financée grâce au concours du Ministère de la Culture (Direction Régionale des Affaires Culturelles), de la Communauté des Communes de la Pointe Médoc, de la commune de Jau-Dignac-et-Loirac et de l’ACASC.

Sonia Syllac, chargée de valorisation à Ausonius

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