Olivier Le Deuff revisite l’œuvre de Paul Otlet, pionnier des Humanités Digitales - Université Bordeaux Montaigne

Recherche - Diffusion des savoirs

Olivier Le Deuff revisite l’œuvre de Paul Otlet, pionnier des Humanités Digitales

Portrait d'Olivier le Deuff, chercheur de l'Université Bordeaux Montaigne

Olivier Le Deuff est un ancien professeur-documentaliste devenu chercheur en sciences de l’information et de la communication dans le domaine particulier des Humanités Digitales.

Que signifie « Humanités Digitales » ?

Sur le plan scientifique, les Humanités Digitales sont les sciences humaines et sociales transformées et améliorées par des dispositifs numériques : depuis des outils de communication simples comme le web jusqu’à des outils informatiques de traitement de corpus. Elles ont donc une influence sur la recherche mais également sur les méthodes d'enseignement. Derrière ces termes, on trouve aussi une communauté d’enseignant.e.s, de chercheur.euse.s et d’ingénieur.e.s qui conçoivent de nouveaux outils, produisent des savoirs et réfléchissent à la manière dont ils sont produits. Ces acteur.ice.s viennent de tous les domaines : de l’histoire à l'esthétique en passant par les sciences de l’information et de la communication. Les Humanités Digitales cherchent à faciliter la diffusion, le partage et la valorisation du savoir, tant sur le plan physique qu’intellectuel.

Quel est votre projet de recherche ?

J'ai plusieurs projets, mais celui qui est central porte sur Paul Otlet, avec comme cœur de cible son Traité de documentation. Il s’agit de transformer ce livre en un nouvel outil de consultation (Carnet de recherche).


Paul Otlet
Paul Otlet
(1868-1944) est un des pionniers de la discipline. Il était à la fois théoricien et praticien. Il a écrit de nombreux ouvrages sur la documentation et a créé des méthodes de classifications. Le cœur des Humanités Digitales est d’organiser l’information afin d’en améliorer l’accès. On dit même que Paul Otlet avait envisagé internet. En effet, il a imaginé des dispositifs informationnels et documentaires en dehors du livre, comme des microfilms, ainsi que de nouveaux dispositifs techniques.

Pour en revenir à mon sujet, je souhaite « éclater » la structure de son livre pour redonner une circulation de type cartographique. Car, selon moi, Paul Otlet voyait plutôt son travail comme une pensée hypertextuelle, la forme du livre ne lui rend pas hommage. Je vais également produire autour de l’œuvre, des commentaires et des annotations, et créer des liens avec ses autres œuvres.

Vous êtes chercheur en Humanités Digitales, êtes-vous enseignant dans ce domaine ?

J'enseigne sur un spectre relativement large qui va aussi bien de l'histoire de l'information et de la communication, du web et du numérique à des cours sur l'e-réputation et le référencement.

Dans ma recherche, je m'intéresse beaucoup à la question de la formation à l'information. En tant qu'ancien professeur-documentaliste, je souhaite permettre à mes étudiant.e.s et aux utilisateur.ice.s d'être plus performant.e.s dans leur usage de l'information mais aussi plus critique vis-à-vis d'elle.

Olivier Le Deuff est membre de l’unité de recherche MICAet a obtenu un Congé pour Recherches ou Conversions Thématiques (CRCT) du 1er mars au 31 août 2018, période au cours de laquelle il s’est consacré à son projet de recherche.

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Blog Le guide des égarés

Article rédigé par Bérangère Subervie, étudiante Master 1 Médiation des sciences et stagiaire à la direction de la communication de l’Université Bordeaux Montaigne.

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