L'intertextualité dans la littérature arabe : entre résurrection et création - Université Bordeaux Montaigne

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L'intertextualité dans la littérature arabe : entre résurrection et création

L'intertextualité dans la littérature arabe : entre résurrection et création

Cette journée d’études s'inscrit dans le cadre des manifestations scientifiques du CELFA (Centre d’Études Linguistiques et Littéraires Francophones et Africaines). Par littérature arabe, nous entendons d’abord toute production littéraire en arabe classique, arabe dialectal, arabe langue seconde.

Outre la prise en compte des variations linguistiques de la langue arabe, nous y incluons aussi la dimension temporelle, qui couvre la période allant de l’époque préislamique à l’ère moderne. Enfin nous prenons en compte l’espace géopolitique, Afrique, Orient, Europe ; qui englobe la dimension francophone de la littérature arabe, celle produite notamment au Maghreb.

Vendredi 29 avril 2016, salle Jean Borde de la MSHA

La problématique

L’intertextualité, autrement dit, la création littéraire qui résulte du contact de textes, sous forme d’influence, de citations, de parodie ou de réécriture, est un phénomène qui existait dans l’Antiquité gréco-romaine et dans la littérature arabe pré-islamique.
Bien avant Lavoisier qui affirmait "Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme", le philosophe et mathématicien grec, Anaxagore (-500 - 428) affirmait que "rien ne naît, ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau".  
La création intertextuelle était une pratique courante dans la littérature arabe ancienne, où elle avait fait l’objet d’un travail de conceptualisation.
Les lexicographes et penseurs arabes distinguaient entre le plagiat proprement dit et l’imitation créatrice à partir de textes classiques légitimés par une tradition académique. Théorisée dans les années 1960 en Occident, l’intertextualité est réapparue tardivement dans les littératures arabes contemporaines, où elle fait preuve d’une nouvelle vitalité, notamment dans la fiction maghrébine d’expression française.

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Entretien avec Mourad Djebel

Mourad Djebel, écrivain est invité par le CELFA lors de cette journée d'études et échangera avec Yamna Chadli Abdelkader (Yamna.Chadli-Abdelkader @ u-bordeaux-montaigne.fr) (Université Bordeaux Montaigne) et  s’exprimera sur son écriture et son parcours d’écrivain, autour du thème des Mille et Une nuits entre deux rives.
Mourad Djebel est né en 1967, en Algérie. Après ses études supérieures et quelques années d'exercice de son métier d'architecte, il quitte le pays natal en 1994. Il s'installe en Afrique de l’Ouest avant de venir en France où il réside aujourd’hui, à Bordeaux, et se consacre à l’écriture.
En 2007 et 2008, il a participé à l'aventure éditoriale et militante qui a donné lieu à la publication de l'ouvrage collectif Il me sera difficile de venir te voir (Vents d’ailleurs, 2008). Écrivain engagé dans la cité et la citoyenneté, Mourad djebel anime des ateliers d’écriture et des manifestations culturelles auprès de différentes structures.

Au sujet du CELFA
Le CELFA (Centre d’Études Linguistiques et Littéraires Francophones et Africaines), dirigé par  Alpha Barry (alpha.barry @ u-bordeaux-montaigne.fr) (professeur en sciences du langage), est une composante de l'équipe de recherche CLARE.
Par-delà la description des langues africaines et l’étude de la littérature francophone d’Afrique subsaharienne et du Maghreb, l’essor que prennent les médias aujourd’hui invite le CELFA à ouvrir son champ de recherche aux pratiques socio-discursives médiatiques et politiques.
En effet, qu’il s’agisse des réseaux sociaux, de la presse en ligne ou de la presse satirique, l’écriture de presse en Afrique francophone et au Maghreb est le lieu de convergence des cultures africaines et françaises, d’où l’importance que représente la réflexion sur ces objets discursifs dans le cadre de la recherche sur le français en francophonie.

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