Franc succès pour le 37e congrès de la Société des Hispanistes Français de l’Enseignement Supérieur - Université Bordeaux Montaigne

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Franc succès pour le 37e congrès de la Société des Hispanistes Français de l’Enseignement Supérieur

Plus d’un siècle de tradition hispaniste à Bordeaux : une recherche action au carrefour des disciplines et des continents.

Le 37e congrès de la Société des Hispanistes Français de l’Enseignement Supérieur s’est tenu les 11, 12 et 13 juin 2015. Inauguré à l’Université Bordeaux Montaigne par le président Jean-Paul Jourdan qui rappela le nom des premiers hispanistes bordelais, Pierre Paris et Georges Cirot, le congrès a été un franc succès, avec plus de cent participants admirablement présents tout au long des trois jours, de Pessac au Musée d’Aquitaine en passant par le pôle de la Victoire et l’Institut Cervantès.  

Le précédent congrès à l’université s’était déroulé en 1993, organisée par Nadine Ly et François Lopez, rappela Isabelle Tauzin, directrice de l’unité de recherche Ameriber et à l’origine de ce retour à Bordeaux où la Société des Hispanistes Français fut fondée en 1963 par le recteur Jean Sarrailh et les professeurs Marcel Bataillon et Noël Salomon.

Rendez-vous latino-américain

Parmi les invités de prestige, le romancier chilien Jorge Edwards, prix Cervantès, passionné par l’œuvre de Montaigne et le compromis politique incarné à la fin du XVIe siècle par Henri IV, présenta une conférence à l’Institut Cervantès de Bordeaux ; le professeur Marco Martos, président de l’Académie péruvienne, évoqua la génération des années 50, celle de Mario Vargas Llosa.
Grâce au soutien du pôle projet de l’Université Bordeaux Montaigne, plusieurs événements culturels ont rythmé les journées scientifiques, en particulier un concert de musique afro-péruvienne, héritée de l’esclavage, et une exposition de l’Institut Français et la Fondation Charles de Gaulle sur le voyage exceptionnel en Amérique latine du général de Gaulle.

Hommage aux hispanistes d’Aquitaine

La mémoire du grand historien espagnol Manuel Tuñon de Lara né en 1915 a été évoquée  avec admiration  par les anciens des colloques de Pau, dont Jean-François Botrel et le président de l’université de Bordeaux, fils de l’historien exilé en France pendant plus de trente-cinq ans.  La dernière étape au Musée d’Aquitaine fut aussi un retour sur les lieux d’étude pour les hispanistes émérites qui avaient fréquenté la Faculté des Lettres et gardaient le souvenir du cénotaphe de Montaigne.
L’hommage à Yves Aguila disparu en 2014 permit de croiser les disciplines, entre colonialistes, spécialistes de Cervantès et mexicanistes, soixante-huitards et jeunes Indignés, tous fervent défenseurs de la liberté d’expression  constamment revendiquée  dans le monde ibérique et ibéro-américain.

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