Frontières des hommes, frontières des plantes cultivées : des territoires de l'agro-diversité - Les Cahiers d'Outre-Mer 265 - Université Bordeaux Montaigne

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Frontières des hommes, frontières des plantes cultivées : des territoires de l'agro-diversité - Les Cahiers d'Outre-Mer 265

Une présentation classique de la répartition des plantes cultivées à l’échelle mondiale est souvent proposée à partir de l’identification de la culture dominante des grandes civilisations agraires. Pour la période allant de l’Antiquité jusqu’au XVIIIe siècle, les « civilisations du riz » en Asie ont été définies en opposition aux « civilisations du blé » en Europe et au Moyen-Orient ou aux « civilisations du maïs » en Amérique (Braudel, 1979). Cette classification des sociétés agraires porte sur les plantes phares et se base sur une analyse des modes de production d’inspiration marxiste qui induit parfois une vision « adaptationniste ». Toutefois, les grandes civilisations asiatiques ne sont pas nées par le riz (Gourou, 1984) et bien d’autres peuples cultivent des rizières dans des contextes climatiques et culturels très différents. Une lecture de la diversité cultivée au travers de l’identification des grandes civilisations agraires se révèle encore efficace pour identifier les larges territoires qui les contiennent. Le lien entre sociétés agraires, plantes cultivées et paysages a souvent été mis en évidence (Pélissier, 1966 ; Seignobos, 1978 et 1979 ; Chastanet, 2000), et repris plus récemment dans le cadre de travaux pluridisciplinaires (Brush et Perales, 2007). Cette lecture de la répartition des plantes cultivées par les sociétés qui les produisent est-elle suffisante à l’heure de la mondialisation et des changements globaux ?

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