Big / Open DATA : la 1re licence pro sur la médiation des données est à l'IUT Bordeaux Montaigne - Université Bordeaux Montaigne

Formation

Big / Open DATA : la 1re licence pro médiation des données est à l'IUT Bordeaux Montaigne

Information numérique : vers de nouveaux métiers et de nouvelles compétences 

Alors que l’Open Data et les questions du Big Data deviennent clefs, la licence professionnelle MIND vise à former des spécialistes capables d’organiser la médiation de ce type de données. La licence a accueilli sa première promotion à la rentrée 2016 et prépare sa rentrée 2017.

Entretien avec Olivier le Deuff

Maître de conférences en information-communication et responsable de la licence pro MIND (Médiation de l'information numérique et des données).
1) Que signifient les termes « Big data », « Open data », souvent cités dans les médias ? Pouvez-vous nous expliquer quelle est la réalité concrète derrière ces termes ?

La réalité est que le big data est un concept attrape tout et qui mélange de fait des données issues de sources différentes. Le big data marque en fait l’accumulation de données par le biais de mécanismes d’extraction sur le web, mais également les possibilités de captation sur des plateformes de service. La somme des données accumulées peut laisser accroire qu’il est désormais possible de tout savoir notamment sur les usagers et les clients. Dans les faits, le big data ne fonctionne que si les données extraites sont exploitables, notamment si elles se rapportent à des métadonnées de qualité. On parle parfois de curation de données pour qualifier ces étapes sans quoi il est impossible de passer à des stades supérieurs d’interprétation et d’analyse. Du coup, nous sommes plus souvent face à des masses de données de type smart data, avec des masses qui sont moindres mais qui s’avèrent plus aisément interprétable. La licence souhaite se situer au niveau du réel en se plaçant dans les étapes de sélection et de repérage de ces données, un peu à l’instar de ce qui se faisait auparavant pour les documents et les archives. Nous sommes en fait dans les étapes d’évaluation de la donnée, étapes cruciales pour leur conférer de la valeur.

2) En quoi des littéraires peuvent-ils se saisir d’opportunités professionnelles dans ces domaines ? Pour quels métiers peuvent-ils se former au sein de la licence pro MIND ?

La licence prend le pari du développement de nouveaux métiers dont les noms ne sont pas encore figés. Il existe une cinquantaine de métiers qui émergent autour des données. Nos étudiants ne sont pas des data scientists mais se situent à l’interface de nouveaux métiers, ce sont davantage des data stewards c’est-à-dire des personnes qui font un travail de médiation entre les différents professionnels et usagers des organisations pour repérer les données, les classer, envisager leur conservation dans les formats les plus adéquats. Un des axes choisis est notamment celui de l’open data avec des législations qui vont devenir de plus en plus exigeantes et précises. Il va falloir former des professionnels capables de faire remonter les données des services, les rendre interopérables et donc exploitables. Les profils littéraires montrant des qualités communicationnelles et des compétences en matière de numérique sont intéressants pour notre licence qui recherche surtout des hybrides capables de dialoguer aussi bien avec des informaticiens que des professionnels parfois béotiens. Nous formons donc à des métiers qui n’existent pas encore, mais aussi finalement à des métiers plus traditionnels comme celui de documentaliste, ou gestionnaire d’information, mais avec un ancrage numérique évident.

 

3) Quels projets ont pu être menés cette année par les étudiant.e.s de la première promotion de la licence MIND ?

Nous avons travaillé sur un gros projet tuteuré avec Bordeaux Métropole en ce qui concerne l’open data avec notamment un projet de portail commun pour tout Bordeaux métropole. Le chantier montre des intérêts autant techniques que relationnels et organisationnels. Les étudiants ont mené des enquêtes, effectué des entretiens et fait quelques études comparatives sur des portails orientés open data. L'idée est de s’inscrire dans une logique type architecture de l’information qui mêle des compétences de type documentaire avec des compétences web ainsi que des aspects plus esthétiques et relationnels notamment au niveau des usages. On escompte dès l’année prochaine produire d’ailleurs davantage de visualisations de données. 

4) Quel est le calendrier pour déposer sa candidature pour l’année universitaire 2017-2018 ?

Il est encore possible de candidater avant la fin du mois de juin. Il est possible qu’on ouvre une seconde session. Tout dépend si on parvient à trouver les profils hybrides que l’on souhaite. On demande au candidat de rédiger un projet professionnel qui montre ses objectifs.

Information et candidature pour la licence pro MIND

 

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