Grand prix de l’Imaginaire pour Natacha Vas-Deyres - Université Bordeaux Montaigne

Distinctions

Grand prix de l’imaginaire pour Natacha Vas-Deyres

Natacha Vas-Deyres, enseignante en Lettres à l'Université Bordeaux Montaigne vient d’obtenir le prix spécial du grand prix de l’Imaginaire pour les Carnets chronolytiques de Michel Jeury

Natacha Vas-Deyres, enseignante en Lettres à l'Université Bordeaux Montaigne vient d’obtenir le prix spécial du Grand prix de l’Imaginaire pour les Carnets chronolytiques de Michel Jeury, premier opus de la collection« SF Incognita » qu'elle a créée aux Presses Universitaires de Bordeaux.

Rencontre avec Natacha Vas-Deyres autour de son livre
"Michel Jeury. Carnets Chronolytiques" - publié aux Presses Universitaires de Bordeaux
Grand Prix de l’Imaginaire - Prix spécial 2016

Jeudi 23 juin 2016 à 18 heures
Salons Albert Mollat

15, rue Vital Carles - 33000 Bordeaux
Tél. 05 56 56 40 40
Tramway ligne B - Station “Gambetta”

 

Couverture Michel Jeury - Carnets chronolytiques

Quelles réactions vous inspirent ce prix ?

« Beaucoup d’émotion, car Les Carnets chronolytiques, ultimes écrits de Michel Jeury, furent à l’origine une mise en forme de ses souvenirs pour Richard Comballot et moi-même, afin de faciliter nos travaux critiques sur la science-fiction. Il s’est pris au jeu, mais doutait de la valeur littéraire de ces fragments autobiographiques. Michel Jeury s’est éteint en janvier 2015 et nous avons décidé de les publier, avec le soutien sans réserve de sa fille et de son épouse. Dans le même temps, les Presses Universitaires de Bordeaux acceptaient mon projet de collection « SF Incognita » et d’édition de ces Carnets chronolytiques. »

« Ce prix représente la double reconnaissance des spécialistes et du milieu littéraire pour un auteur et des travaux de recherche autour de son œuvre. »

Quels sont vos prochains projets d'écriture ?

« Je prépare deux ouvrages collectifs :

  • l’un en collaboration avec Delphine Gachet sur l’hybridation des genres dans les littératures de l’imaginaire contemporaines, qui sera publié dans la collection « Essais » dirigée par Vincent Ferré, chez Bragelonne.
  • Un nouvel ouvrage dans la collection Eidôlon consacré à la science française et francophone, C’était demain : anticiper la science-fiction en France et au Québec (1880-1950) en collaboration avec Patrick Bergeron (Université du Nouveau Brunswick) et Patrick Guay (UQAC).

La collection « SF Incognita » prévoit également la parution de deux essais : celui de Nicolas Labarre, Heavy Metal, l’autre Métal Hurlant en 2017 et de Patrick Guay, Jacques Spitz le mythe humain, en décembre 2016. »

  

Le Grand prix de l'imaginaire (GPI), est le prix français le plus ancien encore en activité – depuis 1974 – ainsi que le plus prestigieux, consacré aux « littératures de l'Imaginaire ». Le terme « Imaginaire » recouvre l'ensemble des genres que sont la science-fiction, la fantasy, le fantastique, ainsi que diverses fusions de ces genres ou encore les « transfictions ». À l'origine, le prix était décerné par un jury de spécialistes (écrivains, critiques, directeurs de collections, universitaires - dont Jacques Goimard), lors des conventions nationales de science-fiction. D'année en année, le nombre de catégories s'est étoffé (Prix Spécial en 1977, Jeunesse en 1982, Essai en 1988). Aujourd’hui le GPI est décerné lors du festival international Étonnants voyageurs à Saint-Malo.
Michel Jeury fut le premier lauréat de ce prix (qui se nommait en 1974 « Grand prix de la science-fiction française ») pour Le Temps incertain.

Consultez le palmarès 2016 du Grand Prix de l'Imaginaire

Consultez le récit d'une incroyable collaboration entre Michel Jeury et l'Université Bordeaux Montaigne

Natacha Vas-DeyresNatacha Vas-Deyres est une essayiste française, spécialiste d’anticipation et de science-fiction. Elle est agrégée de Lettres modernes, docteur en littérature française, francophone et comparée et chargée de cours et chercheur associé du Laboratoire pluridisciplinaire de recherches sur l’imaginaire appliquées à la littérature (Lapril/CLARE) à l’Université Bordeaux Montaigne. En savoir +

Propos recueillis par le service communication

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