Débats public : Étonner la catastrophe - Université Bordeaux Montaigne

Culture

Débats publics : Étonner la catastrophe

5e saison des Débats publics 

Pour la cinquième saison, le TnBA, l’Université Bordeaux Montaigne et la librairie Mollat vous invitent à venir écouter et à débattre avec des intellectuels.
Le cycle des Débats publics « étonner la catastrophe » se déroulera au travers de quatre rencontres : avec Patrick Boucheron, Cynthia Fleury, Fabienne Brugère & Guillaume Le Blanc et Bernard Stiegler. 

Télécharger le programme ici.

Les débats publics sont à 19h.
L’accès est gratuit.
Réservation en ligne indispensable en cliquant ICI 
ou par téléphone au 05 56 33 36 80

 

 

« Étonner la catastrophe » avec Bernard Stiegler 

Les débats publics débuteront par une rencontre avec Bernard Stiegler, docteur de l’École des Hautes Etudes en Sciences sociales et président de l'Institut de Recherche et d'Innovation (IRI) du Centre Georges Pompidou.

- ANNULATION - 

Le débat public du Jeudi 29 septembre 2016 avec Bernard Stiegler est annulé ! 

Invité à commenter la formule empruntée à Victor Hugo, Étonner la catastrophe, le thème des débats publics de la saison 2016-2017, le philosophe nous propose de prendre la mesure de la révolution en cours et de « Penser le Néguanthropocène ».

Un constat d’abord : d’ici à 2025, 3 millions d’emplois, touchant tout autant les classes moyennes, les cadres et les professions libérales, que les métiers manuels, pourraient avoir disparu en France. Un tiers des emplois seraient alors susceptibles d’être occupés par des machines, des robots ou des logiciels dotés d’intelligence artificielle et de la faculté d’apprendre par eux-mêmes.

Fait aussi curieux qu’alarmant, les politiques méconnaissent le sujet alors que ces perspectives bouleversent littéralement les équilibres sociaux et macro-économiques en nous confrontant à une potentielle révolution : la fin du travail salarié.
Est-il envisageable, à défaut d’y échapper, de tirer parti de cette transformation ? Peut-on, en lieu et place du capitalisme industriel au sein duquel le calcul prévaut sur tout autre critère de décision, envisager « une façon tout à fait alternative de redistribuer la richesse engendrée par le numérique » ?
Peut-on penser une société fondée sur un revenu contributif ?  

En liant l’avenir du travail et du savoir, Bernard Stiegler propose de « sortir de l’ère de l’Anthropocène pour entrer dans l’ère du Néguanthropocène » et d’envisager une démarche collective où la valeur est mise au service d’une toute autre économie.

 

Bernard Stiegler

Philosophe, docteur de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, président de l’association Ars Industrialis, directeur de l'Institut de Recherche et d'Innovation (IRI) du Centre Georges Pompidou, professeur à l'Université de Londres et à l'Université de Technologie de Compiègne.

Au carrefour des enjeux éducatifs, politiques, économiques et éthiques, Bernard Stiegler interroge la place et l’usage de la technique, notamment du numérique. Loin de s’en tenir à une approche critique, il propose des pistes pour Réenchanter le monde (Flammarion, 2006) ou Prendre soin de la jeunesse et des générations (Flammarion, 2008) et construit avec Ars Industrialis et l’IRI le projet d’une « économie de la contribution ».

Ses derniers ouvrages :
Dans la disruption : Comment ne pas devenir fou ?, Les Liens qui libèrent 2016 ;
L’emploi est mort, vive le travail ! Entretien avec Ariel Kyrou, Fayard / Mille et une nuits 2015 ; La Société automatique : 1. L’Avenir du travail, Fayard 2015 ; Etats de choc – Bêtise et savoir au XXIe siècle, Fayard / Mille et une nuits 2012 ; L’Ecole, le numérique et la société qui vient avec Denis Kambouchner, Philippe Meirieu, Julien Gautier, Guillaume Vergne, Fayard/Mille et une nuits 2012.

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